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instants philosophie

le moi, le sujet et la mort

26 Juillet 2007, 21:24pm

Publié par zward

Il est bien évident qu’il n’est pas dans sa nature de se limiter. Il ne comprend pas même ce que cela signifie. Aussi la vitesse et la monstruosité s’insinue profondément dans le moi, qui est premier, mais pas dernier. Et tandis que le moi gère des réalités quand il pense, le sujet gère des signes ; matière la plus rapide qui puisse lui correspondre.

Ainsi donc le moi, les mois restent bien loin derrière le sujet : tout mouvement pour le moi entraine à sa suite la mobilité des ensembles qui l’entourent, voir de l’ensemble qu’il est. Pesant et maladroit.

Impossible pour lui d’accéder au théorique, à la vision théorique, à l’intellection : cad à la vitesse des signes. Pour le moi qu’un signe veuille dire quelque chose, c’est une absurdité : un signe désigne toujours une réalité donnée précise… cette incapacité neutralise tout autre devenir du moi : les autres possibles, ceux du sujet qu’il est, lui sont inaccessibles. Il continuera d’épuiser ses propres possibles ; son seul vécu. Il y est ancré. Mortellement.

Pour le sujet, la mort est autre chose.

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le sujet hors de tout moi

25 Juillet 2007, 23:34pm

Publié par zward

Le sujet depuis qu’il a vu le jour, nous mène la vie dure.

Il n’aura aucune cesse. C’est dans sa nature, et celle-ci relève de n’importe quel donné ; cad de n’importe quel univers. Celui-ci ou un autre.

Que provoque –t-il ?

Il est un gouffre sans fond. Tout ce qui est donné, ce qui est donné là, société humaine, nature, personnes, tout peut être dévoré.

Tout le sera.

Comparé au moi, dont nous avons la plus grande expérience et prétendument la plus spontanée et immédiate, le sujet est une monstruosité et aussi d’une vitesse inaccessible. Il fonctionne plus vite et autrement. L’énorme décalage crée une impossibilité de conception et plus encore de vécu du sujet par le moi.

Aussi cela prend t il des lustres pour ce qui vient du sujet, perce toute cette masse que véhicule et qui transporte le moi. La masse des déterminations humaines communicationnelles. La masse des déterminations que prend en charge les mois dans un ordonnancement humanisant du donné.

C’est cette masse que forment toutes les cultures, et qui nait d’une autre source que celle du sujet.

C’est en ces masses obscures à elles-mêmes que les sujets travaillent à démettre et puis à remettre à l’endroit. Mais l’on ignore tout de cet endroit ; de cet autre lieu. Les sujets seuls y ont accès. Et encore...  seulement en cela qu’ils ramènent de l’autre côté.  Ce qu’ils ramènent d’exprimé, d’exprimable à tel moment de telle culture.

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de l'absurdité d'avoir un Moi

20 Juillet 2007, 12:38pm

Publié par zward

Nous n’avons plus de Sens unique et descripteur de tout et de tout événement et de tout ce qui arrive, destiné à être réintégré par la parole, ou l’expression de signes, qui remodèlent selon l’esprit (qui n’appartient à personne, mais qui est dit à tous, de sorte que chacun se situe dans l’ensemble). Et par lesquels ce qui arrive, apparaît comme déjà compris dans la parole ou le geste rituel ou raconté. Ainsi la surprise est bel et bien surgissante, mais afin d’être comprise dans le mouvement de ceux qui l’exprimeront.

Mais pour nous le Sens repose sur nos épaules. Ce qui est une absurdité. Ce qui est illogique au possible : on ne peut être l’origine du sens. Ça le réduit à rien. Donc on va l’extraire hors de soi : on va le saisir comme identité de fait, de nature, de personne. On va croire être ceci et cela ; en l’inscrivant comme nécessité significative extrême. Le Sens de notre être va se créer comme par hasard ou magie ou pressentiment ou effondrement dans la parole des autres ou comme panique ou dépassement dans quelques situations. Soit des situations institutionnalisées, soit des situations quasi hasardeuses ou nécessiteuses.

Mais il n’est aucun manuel du Sujet qui puisse venir à dériver le Moi de son angoisse et de son envie. Et il n’est aucune procédure de personnalisation ; ce qui est un comble et un manque qui veut tout dire, qui dit bien ce qu’il en est (de notre impossibilité).  

Le moi que l’on est va être conduit en fonction d’un Sens présupposé de soi, qui nous parait la plus rigoureuse et spontanée des inclusions de soi par soi, mais qui relève de la bêtise.

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la société humaine comme processus

16 Juillet 2007, 21:31pm

Publié par zward

La philosophie est une, de A à Z, du premier au dernier. Et chacun peut s’aventurer comme il le souhaite dans ces labyrinthes lumineux. Il ne perdra pas le fil : on ne perd jamais le fil. À condition de se fier aux philosophes. De décider une fois pour toutes que le vrai se dit en ce monde d’une seule voix et d’une seule voie.

Cad que c’est un trajet. On devient et on devient dans le monde. Le parcours philosophique n’est pas autre chose que l’exploration du monde (indéfini).

Toute société humaine nous entoure d’une perception et d’une sensibilité et d’une conception adéquate à ses propres pratiques. En toutes il est du Vrai. Mais pas qui puisse être suivi jusqu’aux toutes ses conséquences. Le vrai en chaque société humaine, ce qui veut dire en chaque humanisation particulière, est limité parce qu’aussitôt finalisé en un système autonome : l’ordre socialisant lui-même garant de sa propre survie comme entité, ou groupe. Sans cette garantie il ne tiendrait pas parce qu’il doit se conformer à la circularité de l’esprit humain. L’esprit ne peut pas se suspendre et laisser en suspens sa problématique. Aussi ferme-t-il tout l’ensemble des conceptions, perceptions (il invente ses couleurs et ses sons, etc), sensations (il brosse une imagerie psychologique de chacun), des actions et des activités (qui doivent se transmettre en grand sens, de sorte que l’autre puisse plus facilement se l’intégrer : si cela fait sens, ce sera plus rapidement et plus clairement retenu), des objets et des hiérarchies (qui doivent s’échanger et se communiquer).

Ainsi cet ensemble se referme s’étant ouvert autant qu’il lui était possible et forme un Sens global et un, puisque cet ensemble (humain) doit se communiquer et se parler à soi, aux autres : se rendre visible à chacun (pas nécessairement en toute égalité : de prévoir que nous sommes tous égaux signifie clairement que la communication obtient un certain effet et de certains résultats compréhensibles).

La possibilité d’un Sens toujours ouvert ne revient pas à ce Sens lui-même, qui par nature a à se clore. (Cad encore une fois : à s’exprimer selon une logique de sens qui le manifeste et par quoi il se situe, dans le monde, et se situe face à soi. Et qui donc se doit à une cohérence propre).

Il faut donc que le Sens général soit toujours forcé. Poussé ailleurs et autrement. Il peut guerroyer. Mais la conquête ne le développe pas sur le plan spécifique qui seul désemplit le Sens vers la vérité.

Puisqu’aussi bien dire que le Sens est un, par nature, c’est dire qu’il se voudrait une Vérité. Mais il n’est que sa propre vérité (organisée pour tel monde et telle sorte de perception et telle sorte de ressenti et telle sorte de conception et telle sorte d’actions, ayant en jeu une quantité considérable d’intérêts et de position sur ce que je suis, ce corps, ce comportement, cette relationnalité socialisante, cette anthropologie complète).

Autant dire qu’il existe une vérité plus grande : c’est celle qui correspond à la réalité. Indépendamment de notre vérité telle qu’elle peut être vécue (globalement et en particulier dans toutes ses distinctions), la réalité  est « ainsi » (qui commence d’être connue)  et non pas telle qu’on l’imagine ou la projette en fonction des impératifs de notre auto organisation nécessaire.

L’ouverture à cette réalité, forcément autre, s’effectue par l’intérieur du Sens. Cad par l’intérieur de l’ensemble humain lui-même. Il lui faut trouver la manière d’agripper la réalité. Et il s’en prend dés l’abord à ce qui n’est pas explicité dans la réalité humaine.

Puisqu’aussi bien, cet ensemble humain est lui-même une réalité. Comme n’importe quelle partie du monde donné, puisque l’on y crée le Sens spontanément, en réagissant et agissant dans le monde considéré comme prolongement de l’humanisation (ou l’inverse ; cad recherchant une solution de continuité de toute manière : l’esprit parleur consiste à exprimer l’uni-Sens selon une seule parole liée).

Il est donc une perspective qui finit par considérer que l’on est à mille lieux de la réalité, tout engourdis dans une humanisation spécifique qui se signifie elle-même et bien que prenant en compte la réalité, elle en veut ignorer autant qu’il est possible : elle fait sens, un point c’est tout.

Ce qui vaut pour tel regroupement humain, vaut aussi pour chacun. En tant que Mois, nous essayons de lier en une fois afin de nous communiquer(aux autres et aussi à soi-même) , de lier en une fois spontanée selon quelques processus de significations.

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l'ancien secret

12 Juillet 2007, 14:46pm

Publié par zward

Depuis que l’on a quitté les grands systèmes symboliques unifiés, il n’est plus que de petits textes relatifs qui enchainent sur la singularité individuelle ou la particularité étrange.
Chacun désirant établir le texte vivant qui mêlerait la totalité à elle-même.
Qui en particulier rendrait ce corps ci comme un signe au travers des signes.

 
Jadis.

L’esprit se mélangeait au corps, aux objets, dirigés vers des significations, le réel à l’imaginaire apportait une continuité, la matérialité prenait son essor dans le regard même et le toucher, la difficulté était une étape avérée, le tout exprimait à chacun et à l’oreille de tous, nous avions un statut significatif ; qui orientait l’action, l’activité, le comportement et celui-ci en était l’expression, lue de tout autre rencontré. Ainsi il existerait dans un monde exprimé, exprimé dans une complexité compréhensible. Il passerait son énergie à lier les objets et les choses, les êtres et les signes, les rêves et les événements, les cycles et les conclusions marquées, le vécu et ce qui fût vécu de tous temps. Il répercuterait le maintenant à l’ailleurs, qui rythme. Rythme tout. Il ne s’augmenterait que d’un seul rythme, dont nous serions les saccades.

La communauté des autres parle une même totalité d’une seule lecture. À laquelle chacun a accès selon son initiation et découverte propre de l’unique-monde-exprimé.

Mais l’ailleurs est seulement second par rapport à cet ici et maintenant : l’expression par signes de tout cela tourne sur ce qui se passe ici et maintenant : est l’extension représentable de ce qui est vécu, perçu, connu, remarqué, discuté, raconté. On puise dans un sac magique à portée de main l’expression de ce que l’on connaît par le corps : ainsi le corps est vécu par l’esprit qui exprime. Ou l’esprit est le corps qui distingue les objets et les rêves. La conception équivaut aux événements.la réalité est à la fois une et parlée ainsi que multiple et constamment exprimée : cad complexement vécue mais d’une seule expression, d’un seul f lux : où l’enjeu est de traduire, ramener le vécu dans le cercle de ce qui sera dit, fût dit. En somme il n’est que de la profondeur, parce qu’il n’est que de l’approfondissement. Et n’est approfondi que l’unité que l’on est qui est l’unité globale : puisque l’on parle, ou plutôt signifie, soi, globalement selon un ensemble de découvertes de l’unique Secret.

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les deux corps

9 Juillet 2007, 16:52pm

Publié par zward

Parfois il est une expérience traversée qui semble durer éternellement. Bien sûr elle a un début et une fin. Dans le temps. Mais justement dans cet instant là, très précisément, il n’est plus de temps : il n’est plus qu’un présent indéfini ; étendu comme un corps… étendu et gardant les limites du corps, de l’autre, qui deviennent les limites de mon propre corps … c’est une question de limites qui s’effacent dans le tournoiement des caresses et des surfaces qui n’en sont plus, d’une surface commune.

 Et de ce fait … il apparait très consciemment que le corps de l’autre n’a pas de fin … il est multiplement jaillissant et découvert et inventé et rêvé et compris hors des mots (qui coupe la temporalité). On peut toucher soudainement mais d’une soudaineté qui s’approfondit en quelques instants, en laquelle, en ces instants étendus, il devient évident que l’on touche l’essence-même, l’unité et le corps fondamental de l’autre …. Le corps de l’autre s’étend comme un océan de rivages en nombre, sur lesquels on aborde de ci de là, sur le corps glissant et pluriel, diversifié, et indéfini en nombres, en quantités et qualités.

Ceci saigne le règne de l’essence absolue.

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l'hyperplan individuel

5 Juillet 2007, 19:55pm

Publié par zward

La question de la personnalité est jugée au cœur de n’importe quel processus de quoi que ce soit…

Autrement dit : dans quelle mesure peut-on exploser sa personnalité et comment et pourquoi ?
Et pour quel résultat ?
En quoi est-ce une nécessité ? Et de quelles sortes de constructions nait-elle ?

 Ceci étant, il est, en conséquence, traité de la personnalité et de ces vécus, comme d’un processus ; revenant à une personnalisation du modèle humain et non pas comme d’une entité en-soi, éternelle ou évidente. Rien dans le vécu n’est d’une spontanéité telle. Tout est construit.

En quoi le fait d’être construit ne retire-t-il rien à la vérité de cet artificiel ?
Pour quoi est-ce nécessairement construit et élaboré ?
Si l’on suit quelques tours et détours, il apparaît évident que ce donné relève d’une complexité troublante et croissante.

 Il est tout à fait certain qu’un nombre incalculable de nécessités emplissent les vécus : mais le fait même de s’interroger sur ces nécessités, est remarquable d’une position en dominance des individualités. On inventorie, on décortique, on élabore. Il suffit de bien prendre garde qu’aucune de ces théories, y compris les retours de domination des religions, morales et moralités, idéologiques, pas plus que l’invention des théories sociologiques , anthropologiques ou psychologiques, ne sont légitimes quant à prétendre dépasser la position de l’individualité comme libre en soi.

Cette position ontologique ne définit littéralement rien ; elle est une Forme. Les contenus peuvent varier et soumettre ceci ou cela, peu importe. Mais aucun contenu ne remontera jusqu’à la forme qui pose ce contenu dans un monde indéfini (cad : dont on ne connaît pas le fin mot).
Aussi la forme de l’individualité est dénommée Sujet. 

Elle ne recouvre pas entièrement l’individualité, qui est bien plus conséquente en quantité de contenus (comment s’organisent tous les contenus de l’individualité ?), mais elle déborde en même temps toute personnalité : jusqu’où la forme est-elle étendue ? En quelle étendue existe-t-elle ?

Si la personnalité ou l’individualité ou le moi existent dans leur monde de contenus divers, et si cette personnalité est à partir d’un « être », une forme indépendante, un Sujet, en quelle sorte d’être le Sujet existe-t-il ?  

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