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instants philosophie

L'être-libre au coeur du monde

27 Juin 2012, 20:37pm

Publié par zwardoz

L’attention comme structure

La situation de chacun est donc d’être cloué, là, en tant qu’identité mais ayant une fonctionnalité spécifique (ayant cause comme essence même de l’être dit humain), laquelle fonction est et n’est que l’intentionnalité seule. L’intentionnalité par laquelle on « prend conscience de » n’importe quel ceci ou cela. 

Cette intentionnalité est et n’est qu’un retour-sur ; elle ne se maintient pas en et par soi seule. Elle existe, ex-siste de toute affluence de déterminations qui occupent le corps, la cervelle, la perception, les images de soi ou des autres, le langage, tout ce que l’on voudra. 

Notre être au sens strict n’est qu’une telle structure ; elle ne recèle rien, ne signifie rien en elle-même, et fragile et presque inutilisable, fine pointe excentrique, elle ruse pour se maintenir. Notre être est une structure formelle et se disperse le sens, qu’elle intentionnalise, les contenus de raison, idéelle, ou d’intuition, vécues, ressenties ou perçues,  tout s’incruste en majorité dans le monde, le donné, le vécu, en dehors de cette structure ; la détermination y agit de ses envies propres, ou manipulant la conscience que l’on en a qui est déclinée en simple fonction, fonctionnalité, miroir qui engraine les signes et les perceptions, les désirs et les objets, tout ce qui vient, arrive. Qui joue sans doute un rôle d’enregistrement et probablement modulaire. 

Cependant il est à peu près clair que cette simple fonction ne peut ne pas repérer, ici et là, qu’elle agit. Elle agit de par soi et selon son rythme propre, qui consiste à reprendre ou prendre par défaut ou exporter soudainement son être propre de pure structure. Et des structuralités agissantes dans le monde, malgré et au travers et par la détermination en général et en particulier, on peut retenir la vérité et la liberté. 

Vérité et liberté

La vérité est le déploiement rationnel qui veut, et intentionnellement (cad consciemment et volontairement), rien laisser au hasard ou aux nécessités, aux contingences ou aux contraintes ; elle établit un plan d’égalité, d’équivalences, qui lui garantit ceci ; l’autonomie et l’égalité d’être du libre-même. 

En quoi donc la valeur de la vérité est de tenir absolument au libre qu’elle découvre comme étant son origine, sa cause originelle. 

La circonvolution qui permit à chacun de s’instituer comme libre parait dériver bien loin de l’égalité de vue, de l’équivalence généralisée ; mais c’est que ce libre ne s’applique pas au même objet. Ce libre s’inaugure par Descartes (selon la méthode attentionnelle du doute-cogito-infini et étendue) et selon Kant ; comme transcendantale morale, en fait une éthique (cad non pas une construction intellectuelle, mais comme une stratégie qui tente d’envahir la totalité ; le monde, le donné, le vécu, via la grande politique idéale, l’épistémè et le morale proprement dite et les finalités, les finalités agissantes, qui peuvent être perçues et vécues). 

Lorsque chacun est institué (selon le droit, la culture, l’identité psychologique, etc) comme Un, à l’horizontalité de la raison universelle, anciennement et réalisée depuis, il substitue apparemment la libéralité (du monde, du corps, du bonheur, etc) à la vérité. Mais c‘est l’inverse ; le libre poursuit dans la matérialité même, dans la détermination du monde donné vécu, l’égalité et l’équivalence ; le libre poursuit dans l’épaisseur (inconnue) du monde son forage, son excavation, il creuse dans la résistance même. 

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Réflexivité généralisée

21 Juin 2012, 12:27pm

Publié par zwardoz

La réflexion n’est donc pas limitée à la seule idéelle ; celle des idées, des notions, des concepts, de la structuration transcendantale ou des essences de conscience phénoménologique. Littéralement elle contamine la totalité de l’expérience ; du monde au vécu en passant par le donné, du politique au psychologique et la personnalisation, aux sciences et à la perception. L’ensemble est une architecture (intentionnelle) qui repose sur une pointe.

Le causalisme

A cela s’oppose que l’ensemble des déterminations se concocte de lui-même et se poursuit au travers toutes les réflexivités ; un causalisme total qui peut être reconstruit postérieurement mais n’est-ce pas en partie une illusion rétrospective ?

Réflexivité et réalités

La réflexivité ne se heurte pas au causalisme ; elle ne défend rien. Elle ne défend pas une identité monolithique qu’elle imposerait au monde. Tout le mouvement de la réflexivité est de rejoindre la réalité ; de telle sorte que lorsqu’identité il y a, elle puisse devenir-réelle.

La fermeture communicationnelle

A l’inverse le circuit humain de l’ensemble lui-même ne cherche pas l’irréalité, mais s’y condamne pourtant en ce qu’il fait fond de ce qu’il dit pour communiquer, échange, organiser, et qu’il y croit. Il doit croire à ce qu’il communique pour assurer les échanges et les échanges pour organiser les choses, les objets, les êtres, les corps, et donc les identités de chacun. Il doit les tenir pour certains, et la réflexivité joue toujours sur au moins deux plans ; d’une part la résolution proche et d’autre part l’horizon, global.

L’intentionnalité ouverte

Ce qui est la structure même de l’intentionnalité ; elle existe ponctuellement et résout, mais aussi invente les résolutions (en reprenant à zéro telle problématique). Mais aussi elle tente de bâtir l’horizon général sur la surface de laquelle elle essaie de lier les intentionnalités.

Il est clair que le ponctuel est essentiellement perméable ; poreux et ouvert à quantités de déterminations, de causes, et c’est en partie sa fonction même et c’est de plus sa structure en propre ; l’intentionnalité advient dans et par et pour les déterminations, les perceptions, les désirs, les expressions ; elle n’est pas autre et séparée, mais sa structure même est ajoutée à (à tout le reste, de sorte que si vient à manquer telle ou telle part de déterminations, accident du corps ou glissement de signifiants, l’advenue intentionnelle en subit les effets).

L’intentionnel est retour à la réalité

C’est dans le creux intentionnel que se formule les horizons et les ponctualités ; tous reviennent au donné vécu mondain déterminé ; il n’est pas dans la nature, l’essence, la structure de l’intentionnalité d’exister séparément. Elle est de revenir à ce qu’elle a recomposé. Sauf que dans son action même elle s’imagine et se décide et se veut séparément ; il lui faut se garantir de son être propre (fut-il second ou limité ou illusoire ou imaginaire ou simplement articulé au relationnel qui retient ce qu’il doit afin lui-même de consolider sa communication, échange, organisation, qui existe en soi et vaut par lui-même selon sa propre production communicationnelle). Une identité n’est donc pas seulement seconde ou illusoire, mais articulée et l’horizon qu’elle crée ayant quelque indépendance et donc produisant sa propre dérive singulière, tient par ses résolutions ponctuelles et par cette sorte de synthèse horizontale qui étale un calcul en propre, individué.

L’invention forcée

De deux choses, l’une. Cette synthèse parvient à inventer, en plus, ou non. Or dans la plupart des cas chacun invente sa quote-part de ce qu’il y a à être ; et ce d’autant plus que la personnalisation a permis à chacun d’advenir à être soi-même une résolution, une intentionnalité ponctuelle et horizontale. Dans sa personnalité même chacun crée des résolutions et des inventions.

Le conclusif

Et plus généralement ; de telles synthèses ne sont pas illusoires en elles-mêmes mais articulées au donné vécu mondain ; elles sont conclusives. Conclusives parce qu’advenant au bout du compte intentionnel (qui intègre le communicationnel, l’organisationnel, etc) mais aussi en ceci ; chacun perçoit, perçoit le résultat.

Le résultat d’un processus intentionnel spécifique, est essentiel ; chacun est en mesure de saisir les effets de ces causes diverses.

Le communicationnel-organisationnel

Et il s’agit là du processus démocratique lui-même ; ce qui distingue le démocratique est sa capacité à se modifier, superficiellement et en profondeur mais toujours « en connaissance de causes », puisque l’on n’imagine pas une modification qui serait incompréhensible, au moins idéalement, et qui échappe aux acteurs eux-mêmes ; les actions et activités n’auraient plus de sens du tout, inapplicables.

Et si cela revient à accentuer le démocratique pur, c’est que pour chacun il s’agit réellement de cela.

Si chacun est à lui-même une unité, et une ponctualité et une horizontalité, cela signifie que le conclusif (ce par quoi la réalité est telle ou telle, jugée, pensée, admise, produite, créée, telle ou telle) est assumé par tout-un-chacun, et non plus par un système symbolique, autoritaire, fermé.

La Coordination démocratique

Et si il n’est plus une régulation disons symbolique, communément partagé a priori (indépendamment des réalités, ce qui à quoi faisaient office les idéologies à la suite des systèmes politico religieux), il est une nécessité communicationnelle incoercible ; pour que chacun advienne à sa, ses propres résolutions, il faut que chacun sache où en sont les autres, en quel calcul ils (s’) investissent. L’impératif communicationnel est un impératif organisationnel ; on ne peut qu’avancer vers plus de transparence et de littéralement connaissance de « ce qui existe vraiment ». Au-delà des procédés d’identité et de restriction de compréhension (qui fondent l’obscurité des pouvoirs qui ordonnent dans l’inconnaissance, la non-république). 

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Réécriture de "soi"

18 Juin 2012, 18:47pm

Publié par zwardoz

Réfléchir ; se modifier.

Plutôt que de s’accepter soi tel que l’on est (tel que le hasard et la vie nous produit) et plutôt que d’attendre que le vécu te transforme (la plupart du temps en amoindrissement), on peut décider ou il est possible qu’il vienne à l’idée d’être activement l’opérateur de ta propre modification, transformation, augmentation, et de devenir du dedans sans attendre que la vie transforme arbitrairement ou selon quelques nécessités quelconques.

Au lieu donc de recevoir « passivement » tout ce qui peut advenir dans une vie, on s’en extrait et on tente ceci ou cela afin d’augmenter le cercle de ses possibilités.

Evidemment « passivement » ne veut pas dire que, normalement, dans la vie habituelle on soit passif et inactif ; on peut se démener dans tous les sens et réussir ou échouer en des tas de domaines.

La politique, la science, la personnalisation

Les trois grands registres sont dans le monde extérieur ; la politique, les sciences, la personnalisation. Soit donc ; le monde (politique), le donné (sciences) et le vécu (personnalisation, y compris toutes les sortes de réussites ou échecs possibles). La personnalisation est prise en main en ce qu’elle est mise en avant via l’image de soi, la pression relationnelle et professionnelle, la représentation notablement objectiviste des médias, la production industrielle en partie de l’humain, la réduction du monde aux objets substitutifs.

L’éthique, l’esthétique et l’idéel

Mais si on en revient à « qui l’on est », non plus extérieurement mais intérieurement, il est derechef trois domaines ; l’éthique, l’esthétique et l’idéel. Soit donc ; le vécu (éthique), le monde et le corps (esthétique), et les idées (idéel, y compris les esthétiques spéciales que sont la littérature, la poésie, etc).

En politique, sciences et personnalisation, on modifie la réalité extérieure

En esthétique, éthique et idéel on modifie la perception, la signification, les contenus de son être en propre. Si politique, sciences et personnalisation sont extérieurs et touchent telle ou telle partie du monde donné vécu, par contre éthique, esthétique et idéel prennent comme objet ou sujet de modification l’être que l’on est. Et si politique, sciences et personnalisation admettent, acceptent l’être que l’on est sans plus l’interroger, esthétique, éthique et idéel cherchent à réécrire l’être que l’on est.

Par exemple l‘éthique n’est pas la morale (dont on se sert sociétalement ou relationnellement), mais l’objet de l’éthique est la structure du sujet que l’on est ; ainsi les mystiques sont des consciences éthiques, et évidemment telle position éthique débouche souvent sur une action dans le monde, politique ou morale.

L’esthétique n’est pas de créer le « Beau » seulement, mais de transformer la perception que l’on a ; une esthétique peut influencer totalement la perception (de la nature, des objets, du sens des choses ou de la compréhension des visages, etc).

L’idéel tente via les idées de comprendre et de remonter les organisations des significations ; l’idéel juge que le sens des mots est ce qui conditionne la totalité de ce que l’on peut être. Soit conditionné selon le hasard (de la vie, de la naissance, des événements, etc) soit conditionné en tant que l’on veut volontairement sans subir à son être propre (donc selon l’esthétique, l’éthique ou l’idéel). Et ne pas subir son être donné (par hasard) et le remplacer par un être acquis (volontairement qui se veut) passe par les Signes (esthétiques, éthiques ou idéels ; les signes, les mots, les sons, les couleurs, et pour l’éthique, selon le jugement, la conscience aigue et précise du jugement).

Universalité

La plupart des personnes vivent leur vie, en une identité ; elles ne cherchent pas la politique, la science ou à réussir selon le monde dans une personnalisation résolument poussée. De même les personnes ne recherchent pas l’éthique, l’esthétique ou l’idéel. Mais ces six domaines (trois selon le « monde donné vécu », trois selon le « dedans » via les signes) se retrouvent plus ou moins en toute existence vécue ; sauf que ces domaines ne prennent pas d’importance pour la majorité des gens.

L’identité de soi

Ce qui prend de l’importance dans la vie de chacun est l’identité ; soit donc l’identité psychologique, psychique (inconscient et psychanalyse), relationnelle, personnelle, etc. L’identité est ce qui débute et ce qui clôt leur existence. Celui qui veut plus ou autre chose s’oriente soit vers les trois domaines extérieurs (politique, science, personnalisation poussée) soit vers les trois domaines intérieurs (éthique, esthétique, idéel).

La réécriture

Il faut remarquer ceci ; se décider pour l’éthique, l’esthétique ou l’idéel impose de réécrire son être. On peut devenir scientifique ou politique, on ne réécrit pas volontairement son être, on fait avec et à partir d’un vécu donné : les découvertes, etc, se chargent de modifier plus ou moins l’être que l’on est.

Ethiquement, esthétiquement ou idéellement on a pour objet, finalité son être propre ; on repart de zéro et on n’accepte pas « ceci que l’on est » ; non pas exclusivement par refus mais parce que c’est précisément « ce qui doit être repris, recomposé, creusé, travaillé, réinventé ». Et ceci est en soi un gouffre et ne peut être régulé ; cette entreprise peut livrer cela même qui constitue l’identité de chacun bien en-deçà ou au-delà de la lecture constitutive de la vie vécue habituelle, activité de lecture qu’est un « moi », dénucléarisé donc. 

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Le libre comme interface

8 Juin 2012, 16:22pm

Publié par zwardoz

Le libre ouvre intégralement une dimension interne ; elle n’est pas intérieure en sa source, mais pourvoit considérablement à ce qu’une intériorité peut attendre de son intention propre.

Il apparait grosso modo que le déploiement d’une intériorité est la nécessité même pour que chacun puisse advenir à son vécu, son donné, son monde en propre ; et fondamentalement envers et contre la raison, la science, la culture habituelle (pour chaque génération le précédent est habituel), la société humaine et même envers et contre l’humanisation elle-même. En somme l’individualisation mène sa propre indépendance quitte à nier qu’elle soit humaine et engagée en et par un tel processus d’humanisation ; l’individualisation remplace pour chacun l’’huaminatation et cèle ainsi la défenestration de l’universel. Ne reste que le libre.

Le libre et le monde ; en ceci le vécu, le donné, le monde constituent pour chacun le libre domaine de son être.

Or cependant il est absurde fondamentalement pour tout-un-chacun de s’exister hors de l’humanisation et de l’universel ; sans l’un ou l’autre aucune individualité ne tient, ni d’a de réalité constitutive (cad durable, cad d’essence, en sa nature propre d’être libre). Mais le champ apparait si vaste alors que chacun a besoin de réprouver l’humanisation dont il est issu, et se déploie mille inventions et découvertes et explorations et aventures qui tracent les vies individuelles et les remontées du donné, du vécu, du monde qui envahissent tout le champ de la culture et de l’acculturation (de l’apprentissage humain).

Le champ radical, radicalement libre, donne ce monde déployé indéfiniment inventif, découvreur, aventureux et qui réduit considérablement l’humanisation même. Ce à quoi pourtant ce libre se doit. Se doit dans sa structure même ; sans l’universel le libre est absurde et c’est seulement de ce que les structures universelles se maintiennent malgré tout que les acquis en propre du libre et des vies individuelles parviennent malgré tout à se partager, a à se profiter plus ou moins les une les autres. Mais on se tient pourtant à la limite de la déshumanisation possible.

Il est évident que l’universel tel quel, (tel que connu classiquement ou habituellement ou idéalement) ne suffit pas du tout à penser le libre et ses déploiements inconsidérés (le libre est de fait et par lui-même inconsidéré, amorale, absurde, violent, psycho-affectif bref un monstre).

Au mieux le libre construit une intériorité ; mais sans cesse démolie. Par le monde comme il va mais aussi par l’intériorité elle-même, puisque l’être de cette intériorité est purement et n’est que l’être libre en soi, recroquevillé et qui mange tout.

Tout aussi bien on pourrait penser, adéquatement, que le libre transfigure tout selon une ligne d’horizon encore inconnaissable ; puisqu’il la tisse au fur et à mesure. Qu’il ne connait ps puisque démocratiquement les choses ne sont pas écrites (et ne découlent ni des idéologies, ni des principes arvbitraires ontologiques, libéraux ou communistes ou autres, ni encore de la pensée comme raison idéale ; le libre effecteur est ce qui pense … bien qu’il ne le sache pas et que cela se mêle du monde, du donné, du vécu ; ce qui est son lot bien effectif).

C’est que si le libre est indépendamment de l’universel de par sa logique même, il ne faut pas négliger que le libre est, ici bas, l’effectuateur de la raison, idéale tout là-haut ; telle qu’elle se connaissait en vérité mais de se savoir en réalité comme libre ici même.

Ce qui signifie que la raison est autrement qu’idéale ; ou que la raison s’origine plus loin que sa compréhension habituelle. Puisqu’au fait il est hors de question de supposer que la raison ne soit pas ; étant cela même par quoi nous pouvons exister selon notre être. Il faut donc comprendre le libre comme l’effectuation de la « raison », sous entendu que la raison est autre, ou que donc ce qui origine la raison dans son, ses expressions historiques, est antérieur au raisonné. 

 

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