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instants philosophie

le moi mondial

31 Octobre 2007, 20:59pm

Publié par zward

Pour ce qui est de culture mondiale, le débat est, de fait, réglé : elle est déjà plus qu'en marche ; elle a déjà tout envahi. Le 20 ème a produit cette culture ; tout le siècle entier lui est dévoué absolument. En termes de contenus, de comportements, d’organisations, d’échanges. Je ne suis pas loin de penser que l’énorme dépense économique elle-même qui accapare 90% des énergies (ce qui est un délire irrégulé, et qui a reflué jusqu’au sommet ; cad que le marché, le « libre » , n’a plus rien à voir avec un marché de l’entreprise et de la libre concurrence , etc , mais est un marché financier concentrationnaire, monopolistique, qui casse l’économie elle-même), n’a été que l’effet d’un déferlement libératoire total. Parce qu’en somme qu’est-ce que tous les peuples désirent ? Le statut de la personne humaine occidentale ; ou moins glorieusement dit ; un statut de Moi. Un Moi avec son monde à soi, son monde de mois, son univers bien personnalisé, avec ses objets et ses éventuels gadgets, avec son immense répertoire de goûts et couleurs.

Cad que si vous êtes un réalisateur indien, vous ne pouvez pas tourner un film dont le héros ou l’héroïne choisirait la tradition familiale plutôt que son désir amoureux bien à soi. La technologie même, le film, ne peut pas être utilisée autrement qu’elle ne l’est. Ça individualise tellement en soi, et ça donne tellement la réalité même (qui est filmée), que force est de constater que ça dit le vrai ; cad que cet acteur là est un corps-tout-seul. Pas un symbole traditionnel (qui serait relié dans un texte par ex à des tas de connotations qui feraient passer la pilule de la tradition).

Si les gens désirent un moi, ça n’est pas par stupidité ; mais parce que pour la première fois dans l’histoire (humaine) chacun y a droit… ceci étant la base de la culture mondiale. Qui va chercher chacun là où il est. Et on n’y est que seul en étant soi. Et soi, seul, ça consomme, ça s’entoure de signes, d’objets (dont la solitaire automobile).

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descartes et la démocratie

29 Octobre 2007, 21:48pm

Publié par zward

Il y a un mal fou à comprendre la démocratie ... à la comprendre de l’intérieur, du dedans de notre être. Pourtant on y est réellement depuis suffisamment longtemps (depuis la scolarité obligatoire pour ainsi dire ; en quoi la démocratie est culturelle, tandis que politiquement le 19ème n'était pas vraiment un exemple démocratique, bien qu'affirmé).

Du mal avec la démocratie , parce que chacun veut avoir raison (pour faire simple) , mais que la démocratie suppose que personne n'a raison en soi, et que la vérité n'existe que du mélange et naît des conflits, des heurts et des compromis ... et de la trame historique réelle, des enjeux, et surtout des inventions (technologiques ou comportementales, mais les inventions comportementales ne sont elles pas elles-mêmes technologiques en leur ordre)

Ce qui revient à dire que la vérité, le Savoir (dans une décision, un projet, une organisation), n'est pas dans les volontés (qui s'opposent et ne voient qu'elles mêmes), mais dans la connaissance qu'amène l'opposition des volontés. Ce qui est en soi dur à avaler ...

En somme la démocratie nous oblige à être intelligents...

À être intelligents, en plus et hors des volontés que nous sommes... on retrouve Descartes ; la volonté dépasse l’intellect.

Remarque ; que la volonté dépasse l'intellect... c'est du Descartes très nettement parlant ...

 On est à l'intérieur de Descartes depuis trois siècles.

Dans la difficulté de trouver l'intellect qui raisonnerait notre hyper volonté (nietzschéenne, qui ne sait nietzschéenne que depuis ... Nietzsche ... la philo a toujours raison).

Cad de trouver le ou les concepts qui organiseraient la réalité qui nous déborde du fait de l'énormité de nos volontés.

En sommes-nous capables ?
Pas si sûr.

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hiérarchie-démocratie-philosophie

27 Octobre 2007, 11:14am

Publié par zward

Il est vrai que nous avons beaucoup de mal à comprendre l’ambiance «symbolique ». Et bien que nous pensions y échapper, dans notre atomisme, il est certain que nous obéissons aussi à ce qui dans quelques siècles (si on y est encore) paraitra du pur et simple mécanisme culturel.

Personnellement, et ça reprend le texte, je crois qu’il faut partir de l’information ; il y a des tas d’informations partout qui nous viennent du monde, des autres, de l’organisation sociale, et il faut bien l’organiser, que ce soit en transmissions ou en échanges. Le seul agent réellement actif c’est l’individu ; c’est lui qui traite de l’information. Tant que l’on ne développe pas en chacun la capacité de gérer à peu prés individuellement l’information, celle-ci se présente sous une forme quasi « magique » ; au sens où quelques uns (la plupart du temps par dynastie ou famille spécialisée en somme, cad qui baignent dans une telle ambiance de mise en scène, ce qui appartient  aussi à nos dynasties économiques …) sont visiblement aptes à utiliser ce qui tout un chacun ne conçoit même pas.

Mais il s’agit d’un apprentissage interne à telle ou telle culture, et lequel apprentissage se « démocratise » lorsque chacun est reconnu, peu ou prou, comme ayant aussi le pouvoir ou la capacité d’utiliser les signes. Cad de lire le monde comme –ci ou comme-ça.

Ce qui n’enlève rien à la révolte continuelle, évidemment sporadique mais bien que sporadique, à chaque fois, comme elle redistribue le pouvoir de quelques individualités à une plus grande quantité, ce qu’elle établit devient immanquable et nécessaire.

La question est ; qu’est-ce qui a permis que la redistribution (du pouvoir) ait pu quand même s’organiser ? (et pas délirer dans tous les sens … quoique … il faut bien remarquer que parfois ça a déliré n’importe comment, cad dans des bricolages)

Cette organisation qui rend quand même cohérente l’humanisation (en gros) me parait tout simplement explicitement exprimée par la philosophie ; cad que c’est là que cela se dit adéquatement. Et les idéaux philosophiques ont absorbé(ou systématisé ou révélé ou simplement accentué) la substance même d’une telle possibilité, la redistribution du pouvoir en plus ou moins chacun.

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histoire humaine - l'au-delà interne

25 Octobre 2007, 21:11pm

Publié par zward

La philosophie expose donc cette scène unique sur laquelle se joue l’équilibre de l’être humain et du monde.

Jusqu’alors l’être humain et le monde se mélangent ; il est une sorte de synthèse extérieure qui voudrait que le Sens de la vie de chacun se mêle au monde tel qu’il apparait à cette individualité. Cela ne se régule pas du tout au niveau de l’individualité mais en celui global et collectif ; parce que l’ensemble fonctionne comme un calcul global superposé au monde donné et qui doit avant tout s’organiser, dans son milieu, et gérer ses réglages quant aux phénomènes, aux faits, aux réalités répétitives ou nouvelles. Cela opère une synthèse directe qui n’est en prise ni avec le monde même, ni avec l’individualité, mais ans le mélange des deux. Il est un poids décisif (cad qui décide pour tout le monde) sur le possible.

La venue au jour de l’individualité comme Autre (que son monde humain) et du monde (comme donné indépendant et sans synthèse possible arbitraire ; toutes les cultures sont arbitraires par rapport au donné-même) bouleverse la totalité de l’humain. Aussi ne faut-il pas imputer d’abord l’individualité à une essence abstraite « individuelle », mais à un changement dans le traitement de l’information possible ; l’ensemble des mythologies individuelles, philo, arts, littératures, morales, religiosités, etc,  produit des schémas, donc, ayant pour fonction de permettre à tout un chacun de se situer.

Il faut acclimater chaque unité de telle sorte qu’elle puisse monter en puissance sa capacité à gérer l’information. Si l’on dit le « sujet », ça n’est pas tellement pour insister d’abord sur l’individualité, parce que le « sujet » n’est pas ce que l’on nomme « subjectif ». il est au contraire la plus grande objectivité possible. Cad la plus effective et réaliste opération de traitement de l’information pure et simple.

Aussi le sujet est-il ce qui promeut absolument les objectivités ; il n’est pas ce qui enferre dans les immédiatetés. Aussi faut-il marteler que l’individualité n’est pas seulement ce qui est personnalisant et personnalisé ou le support d’une individualisation psychologiquement vécue ou pensée, mais que l’individualité est ce qui contient ce possible hyper objectif ; le sujet.

Hyper objectif non qu’il soit intégralement objectif, ni qu’il contienne déjà ‘toute son essence », mais parce qu’il est ce qui est le plus objectif possible. On ne peut pas concevoir au-delà. Mais lui se tient comme l’au-delà de tout devenir.

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histoire philosophique de l'être "humain"

21 Octobre 2007, 17:45pm

Publié par zward

Il faut bien remarquer ceci : le Sujet est « ce qui n’est pas » mais le sujet est dans le moi. Et celui-ci n’aura de régulation autonome que s’il se dote d’un sujet, qu’il ne peut pas atteindre, et contre quoi fonctionne tout le monde dit humain.

Le sujet, en soi, peut exister en quiconque. Cad se générer librement ; et il n’y manque pas … cad que le Sujet transperce absolument toutes les restrictions possibles. Le Sujet définit un cercle indépendant de tout. Mais il est bien évident que culturellement et humainement, il n’existe que dans une reconnaissance de son essence. Cad si il est inscrit dans les textes. Dans les textes fondateurs. Ceux qui s’écrivent au-dessus et au-delà de la sphère individuelle subjective. De par soi, de par son immédiateté, chacun aimerait abolir la démocratie… s’il n’existait un réflexe culturel essentiel qui prévient que l’abolition entrainerait un amoindrissement considérable de tous. Or ce surplus culturel éveille une articulation bien plus abstraite que celle qui nous lie à « qui » l’on est… plus abstraite et plus profonde … plus profonde que cette mimique à quoi nous condamne le moi.

Bien que n’existant qu’individuellement le sujet est l’inverse d’un égocentrisme ; qui ne se structure que d’un intérêt très limité pour l’existence. L’intérêt en question est précisément ce qui est conclu comme banalement et naturellement immédiat, alors qu’il n’est l’intérêt d’exister, ni banal, ni naturel ni immédiat. C’est ce sur quoi en remettent constamment les petits déploiements sans envergure ; finaliser à la petite semaine le vécu.

Si le sujet est  « en soi », rien ne le dit a priori où que ce soit et en quelque forme que ce soit … aussi le sujet doit-il, de fait et de par son propre prix, exister en tant qu’exprimé. C’est en cela que « culture » il y a, ou pas. Si en-soi, ça existe, c’est culturellement que ça s’exprime et en définitive, il est de son essence de développer son opératoire culturel. La culture n’est pas la consommation d’images ou de sons. Ce que le moi, dans son monde, a inventé ; le déferlement de signes sans portée aucune (sauf que ici et là, le déferlement se stoppe net et s’incruste soudainement dans une vision, marquant historiquement de sa verticalité l’horizontalité de la non historicité de tout cela ; de sorte que grâce à quelques uns, ce monde a une histoire… malgré tout). La culture est toujours une acculturation réfléchie. A quel degré doit-on situer la réflexion ? Et à quel niveau le moi prend –t-il la température de son être ?

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la non objectivité du monde

17 Octobre 2007, 16:24pm

Publié par zward

Le monde humain aboutit au monde pour un moi, mais qui est lui-même un monde de mois (cad non pas dans la « liberté » du moi, mais dans les contraintes aussi des mois entre eux ; c’est une libération, mais aussi une soumission, bien que ça n’est pas su comme tel, pas reconnu).

Mais ce monde des mois est et n’existe que via ses objectivités. Cad que pour produire un tel monde, il faut transformer une quantité considérable de matières, de choses en objets, de sujets en personnalisation complexe, de réalités en signes.

Auparavant il ne s’agissait pas de prévoir, d’imaginer, de penser un monde de mois (ayant leurs propres mondes d’objets), mais il était visé un monde de sujets.

Parce qu’il était impossible d’imaginer un monde de mois, mais que, par contre, un monde de sujets est pensable puisque le sujet est une entité culturelle, inventée pour se mettre au point dans l’être culturel de l’homme. Et que son fondement n’est pas le moi, matériellement parlant, mais l’identité « sujet » du langage.

Pour exister, ce monde de mois repose sur des objectivités. Des constructions architecturées de moyens. Qui fondent leur pouvoir, bien réel, sur leur efficacité ; sur l’obtention de résultats réels. Mais qui manœuvrent ces objectivités en tant que mois. Cad en tant que subjectivités et en vue des finalités essentiellement subjectives. Leur objectivité (de moyens) ne réfère en rien à une objectivité en quelque sens que ce soit. Cad que ça n’aboutit qu’à leur finalité hyper personnalisante, d’une part, et d’autre part, ça ne peut donc pas inclure les objectivités, diverses et disparates, dans une objectivité globale. Mais pas plus dans une objectivité réelle de leur pratique ; non seulement il n’est pas de régulation globale, mais lors même dans la réalité immédiate des ordonnances, il n’est aucun point de vue externe, aucune mise en œuvre qui ne subisse pas la finalité radicalement subjective. Or qu’est-ce qu’une finalité subjective sinon de laisser dans l’inconscience la plus grande part du réel ?

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la coquille vide

14 Octobre 2007, 19:23pm

Publié par zward

Autrement dit si notre être ne prend pas connaissance de soi, il n’avance pas dans l’être.

A rebours de quoi il est supposé dans toutes les pensées symboliques qu’avancer dans l’être, c’est désirer l’être. De même dans le Moi, il Faut désirer être (qui l’on est) comme une finalité. Tout l’attirail de la personnalisation nous fait passer pour qui l’on n’est pas totalement. Chacun est absurdement aliéné par soi-même. (Ad un soi-même en partie stupidement harnaché, en partie réalisant effectivement l’esprit vivant, le moi comme fondement de toute humanisation, qui, on le rappelle fût une conquête décisive, et qui sera de fait remise en question par une sorte d’immense immédiateté ravageuse et destructrice, une idiotie littéralement civilisationnelle).

Ici pas question de désirer l’être, qui est déjà Un, (achevé et clos pour lui-même) nous sommes expressément dans le pour-soi. Qui décide quoi être.

Dans ce désir de « quoi »  être, le moi est livré à … rien du tout. Cad qu’on lui refile une coquille vide dont il est censé par essence spontanée, définir ce qu’il en est. Ce faisant il parvient à créer un monde (humain : psychologique, relationnel, sociologique, de reconnaissance, de comportement, etc., mais aussi doté des instances objectives qui lui correspondent ; sciences, technos, mass médias, production, étatiques, etc.) mais ce monde humain n’existe que dans son monde de moi.
Le reste, qui l'assiège, ça n'est pas humain. Il existe une limite invisible.

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Philosophie mangeable

11 Octobre 2007, 16:57pm

Publié par zward

Faire la distinction de ce qui est philosophique ou pas.

De fait on se réfère alors explicitement à tel philosophe et non pas à une sorte de savoir-corpus partagé de tous et univoque. 

Et quant à distinguer la philosophie de la « sagesse  des nations ou des gens », comme l’essentiel tient en une cohérence réelle ou pas, de même on va privilégier une pensée hyper cohérente issue d’un seul  (pourquoi la philo parle-t-elle d’un seul à chaque fois ?).

Il est  bien évident que l’on peut avoir des idées et même une pensée organisée (sur tel  ou tel sujet), mais ce qui est en cause philosophiquement c’est de trouver l’idée qui permettra d’expliciter la totalité (de ce qui est connu, pas connu, possible, réel , etc.).

Ou, pour nous, au 21 ème, l’idée concernant l’être de l’homme qui nous donnera l’être humain dans son concept. ( puisque l’idéal de savoir absolu et total est remis ailleurs et un jour, on ne sait pas quand, mais c’est ce qui de toute manière est au fondement des sciences, dans chaque domaine et peut-être un jour en une fois. Ce qui ne veut pas dire qu’alors on pourra dire ce qui doit ou ce qui peut être (« peut être » en termes nietzschéen par ex, au contraire de « doit être»).

Ou plus relativement encore ; non pas l’être de l’homme mais jusqu’où peut-il avancer ?

(Indépendamment de « ce que » il est, mais bien sur en accointance avec « ce que » il est)

Dans tous les cas, il s’agit d’un discours millimétré ; quoi qu’on en dise ici ou là, il est une unité fondamentale de la philosophie ; cad que prenant le chemin de savoir comment dire ce qui Est, il existe peut-être plus ou moins des pistes possibles, mais grosso modo (bien que millimétré ça n’est pas une « science », même si elle est exacte), il n’en existe qu’une qui soit praticable.

Cad qu’il existe une rationalité du langage. Qui est  créée philosophiquement. Mot après mot, concept après concept. Il ne s’agit pas tant de dire ce qui est absolument vrai, que de dire ce qu’il est possible de dire de l’Etre (tout ce qui est et ce que ça signifie d’être, en général, que ce soit dans cet univers ci ou un autre). Or en restant cohérent et en développant on ne peut pas dire n’importe quoi.

Et dans ce qu’il est possible de dire, il faut aussi expliquer qui est ceci qui se permet de vouloir tout dire en une fois. Pourquoi cela lui vient-il ?

Et si on trouve quelque vérité quant à cet être… ça va le convertir.

Ce qui c’est passé. Les grecs et l’animal raisonnable, les scholastiques d’avoir rationalisé le theos, Descartes d’inventer le statut du sujet, Kant et Hegel d’achever l’hyper réflexion du savoir (comme pensée possible), etc.

Nous sommes nés là dedans (notre statut de sujet par ex, comme citoyen ou comme moi personnel reconnu comme tel). Mais en fait rien de ce qui nous est commun et banal, n’est évident du tout …

C’est comme si on posait la question : la démocratie, oui, on y est, mais en quelle manière imaginer une plus grande  démocratie encore et plus réellement libre ?

On sent bien que l’on peut imaginer tout et n’importe quoi , mais ça n’est pas la question : il faut que l’imaginé soit viable … cad qu’il Consiste, qu’il ait de la consistance , qu’il tienne le choc. Qu’il ait une cohérence et une vérité interne suffisante. En cela « ça résiste » : cette construction (théorique) ne peut pas être « irréelle ».

Et bien la philosophie c’est une construction théorique réelle. Cad consistante.

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L'unité toute neuve (toujours toute neuve)

10 Octobre 2007, 20:41pm

Publié par zward

Notre unité est donc créée. Pour nous. La volonté de tous ceux qui pensent pour les autres est d’effacer ce pour-soi-même que chacun est. La finalité première est à l’inverse de délivrer chaque pour-soi-même  et qu’il se rende à lui-même.

Pour cette raison, de même que la philosophie considère le Un comme étant déjà réalisé et donc n’étant objet d’un désir quel qu’il soit, pareillement elle considère que le pour-soi-même existe déjà et qu’il se parle (à soi) mais de manière plus ou moins claire, évidente, cohérente, explicite.

Elle n’est rien d’autre que la mise au jour de ce qui est déjà. Elle n’autorise aucune révélation, qui ne serait pas toute entièrement là, présente, et ce non pas imaginairement, mais de par ses éléments explicités eux-mêmes.

Si l’être de l’homme est entièrement là, ce qui n’y est pas c’est la clarté de l’explication. Cad que la philosophie considère que seule l’expression de l’être de l’homme, énoncé mot à mot, libère. Ad ; c’est le savoir, la connaissance rationnelle qui libère.

Loin de travailler sur l’idéalité, la pure notion, elle crée le langage qui exprime une réalité en tant que cette réalité est (de fait, puisque être humain il y a), mais en tant aussi que cette réalité n’est pas exprimée.

Ainsi au cœur des empires culturels, il s’est inventé une articulation. Qui a brisé toute définition unifiante de l’humain. Engendrant de par cela un  processus d’humanité au lieu d’une humanité existant par « nature » ou par définition ou par révélation. Qui a brisé toute unification acquise pour une unification en cours. Le temps est notre être (en partie).  

Ça n’est pas que toute définition de l’humain soit à bannir ; chacun pense comme il veut. Comme il veut, parce que la nouvelle mise en place philosophique ne statue pas sur la Vérité. Ça dit dés le début que la vérité n’est pas (n’est pas encore là). Et donc ça engendre un être de l’homme au sens où cet être est en construction. Ce sur quoi il faut tomber d‘accord c’est que les rapports humanisés ne s’établissent pas sur une Vérité, mais sur la forme de cette vérité et de qui elle concerne.

En fait elle ne concerne pas celui que l’on est déjà, toujours déjà, mais celui que l’on n’est pas encore (qui ne sera jamais comme est une chose ou un donné, qui n’est pas en réalité hors de son acte qui le pose).

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le sujet et la réalité - l'unité centrale

7 Octobre 2007, 22:02pm

Publié par zward

Voici donc comme chacun est condamné à l’élaboration de son propre mythe.

En effet, il existe une telle quantité de non dit, d’inexprimé, un fourmillement de détails que l’on ne retient pas, que l’on entraperçoit peut-être, que l’on entraperçoit à peine, et même vraisemblablement notés dans un coin de notre esprit, s'ils ne sont pas repris en bonne et due forme, ces détails disparaissent. Mais aussi une circularité d’ensembles, non dégagés , non détachés, qui n’offrent, de n’être pas nommés, aucune prise, et n’adhèrent pas à notre réalité parce que notre réalité est avant tout une unité … Une unité est quelque chose de cohérent. Si ceci ou cela, bien qu’aperçu, ne participe pas de cette cohérence, ceci ou cela disparait tôt ou tard.

Le fait fondamental est donc ce que contient, ou pas, cette unité que l’on est.

Cela, c’est, littéralement, l’utilité, le sens, et la valeur de l’ontologie.

Ontologie du sujet.

Mais il n’y eut jamais d’ontologie que du sujet. Et si le sujet n’est pas le moi, cad n’est pas l’uniquement subjectif, c’est bien que cette unité est selon une logique de signes, et qu’elle autorise le plus, en quantité ou qualité, de déterminations susceptibles d’être admises dans la dite unité.

L’ontologie est donc d’inscrire, dans l’être, l’ampleur de la logique de ce que l’on retient (ou pas) de la réalité. Réalité qui est au-delà de notre conception par définition.

Le nihilisme voudrait que la réalité ne puisse pas être entreprise plus avant ; parce que la vérité serait connue, parce que la réalité serait au-delà de toute avancée , significative ou pas, parce que ce ne serait pas de la connaissance de la réalité dont dépendrait notre « salut » ou notre être , mais d’autres sortes d’évidences (que la philosophie ou la raison ne peuvent retenir, puisque ces évidences n’appartiennent pas à l’ici et maintenant du temps ontologique).

La philosophie est donc hors de tout nihilisme puisqu’elle suppose, explicitement, que le donné, la réalité n’est pas encore très définie, et que notre être dépend réellement de ce que l’on sait.

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