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instants philosophie

Aperçu d'historicité philosophique

12 Septembre 2010, 12:14pm

Publié par zwardoz

Suivons donc ce que penser voulut dire.

Si le système hégélien réalise effectivement ce qu’il exprime, l’universel comme unité pensante de la réalité dans un savoir de soi (à la fois discours effectif d’un savoir de soi de la pensée, et réalisation dans les faits historiques d’une telle unité, par exemple l’Etat, la moralité, la culture, etc) est advenu ; il s’est rendu concret dans la réalité humaine. La réalité humaine en général et rendue à elle-même comme étant cette réalité humaine-là, d’une société humaine complexe et constituée, articulée.

Ce faisant il en résulte que chacun est l’effet un de l’universel ; par qui et grâce à qui chacun existe comme étant pour-soi-même, qui il est ; une identité humaine personnelle. Laquelle mit un certain temps, historique, avant de se promouvoir réellement (statut politique difficilement acquis, variable, moyens culturels de s’assumer, lecture et écriture, image de soi suffisamment compliquée, mass médiatique, etc). La formation du moi comme personnalité douée d’un vécu et ayant à sa charge d’y exister, peut être considérée comme la base manifeste, réelle et concrète, de l’existence effective (et non pas rêvée ou imaginée ou projetée, politiquement comme révolutionnaire ; ce qui fut fait durant de longs siècles précédant les révolutions historiques). Elle forme le monde du moi, mais aussi et tout aussi essentiellement le monde des mois ; en lequel les mois se croisent, se rencontrent, se contiennent et se développent.

On peut admettre que démocratie, libéralisme ou socialisme, culture telle que nous l’apercevons, relationnel et humanité, sont les effets d’un turn-over gigantesque qui affecte toute société qui se rend complexe ; en ceci essentiellement que les mois sont confrontés les uns aux autres, les uns dans les autres et que l’ensemble du décisionnel tente d’exister, malgré toutes sortes d’empêchements, de contraintes, de techniques, etc, et s’en remet, non pas au « vote » ou à la « consommation », mais à la définition potentielle de son avenir, tel qu’en commun il peut être pensé, visualisé, imaginé, organisé.

On pourrait dire, à l’inverse, que tout cela ne vaut que par la puissance technologique (qui rend possible une profusion déchainée et sans raison, délirante ou mortifère, etc), ou n’est poussée que par le développement capitalistique de concentration de pouvoirs exorbitants et manipulateurs) ; tout cela est relativement vrai. Technologie et capital décident quantité d’avenirs et tracent les voies en lesquelles tout le monde des mois s’engage.

Mais ça ne serait pas rendre raison au développement historique lui-même ; et ne pas redonner aux personnes, à la personnalisation de fond qui opère son dû.

Ne pas remettre aux mois leur dû, c’est se rendre incapable de réorganiser la compréhension de ce qui se passe ou de ce qui s’est réalisé, dans la norme pensable du concept. La technologie ou le capital existent, mais on désigne par là des réalités sans ressort ; elles ne comportent pas la finalité suffisante qui puisse penser et donc recomposer la décision, de toutes ces multiplicités qui existent.

Réintégrer ces multiplicités dans un concept (encore faut-il l’élaborer ou les développer en eux-mêmes), donne les finalités exactes, dites philosophiques, quant au sens des réalités, des vécus, des organisations, des constitutions, des performances culturelles, des relationnels, etc.

Autrement dit, il s’agit de remonter jusqu’au concept en tant qu’il permet la compréhension, dont technologie ou capitalisme ou mass médias, ou révolutions culturelles (mai 68 par ex), furent les effets : et non pas les stations figées, incompréhensibles comme faits bruts étendus et finalement donnés là, immédiats et sans compréhension, cad sans finalisation assignable. C’est d’assigner une finalité, autre, nouvelle, mais conforme à l’essence étudiée, qui vaut.

Et cette finalité n’est assignable que d’un concept exact de ce qui s’est effectivement déroulé. Qui forme l’historicité découlant de la réalisation hégélienne bien réelle et pleine de ses effets.

Or la remontée vers le concept exact ne va pas de soi ; il faudrait encore comprendre quel est le concept dont on part, dont s’est fondé la révolution même, la révolution démocratique ou scientifique ou culturelle. En fait ; que s’est-il passé vraiment dans l’historicité ?

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