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instants philosophie

L’en-avant du re-tour

27 Mai 2017, 07:25am

Publié par pascal doyelle

En-deçà de l’intentionnalité

On a voulu penser la réalité comme concept ; ce faisant on laissait la conscience en dehors, qui ciblait ce concept ; elle passait pour simple fonction ou n’ était pas même évoquée ; tout fasciné de la conceptualité ; survient Descartes qui origine la pensée ; il existe un sujet qui pense, c’est le sujet qui pense, pas la « pensée qui pense » comme tentera de le récupérer Hegel, après Schelling, Fichte qui voulurent identifier le dit sujet tel un universel-qui-se-sait ; ça n’est pas un universel qui se sait, mais un sujet, une structure qui se désigne, se signifie, comme structure, pas comme « pensée » et qui signifie en tant que corps, tel qu’il se produit comme autre.

Kant est bien plus lucide ; il veut explicitement dresser la forme de tout sujet tel quel ; or cependant il lui manque ce qui affleurait par Descartes ; que ce sujet est un Je ; certes Descartes accélérait surtout René ... au sens où c’est René qui désigne le sujet qu’il est en tant qu’il est « celui qui inaugure la nouvelle articulation au réel », en originant la pensée dans le sujet ; et il ne se préoccupait pas tant que cela que ce sujet devienne une forme universelle, ou celle du sujet transcendantal, mais plutôt qu’elle devienne en chacun, en chaque un et bien qu’il ne nomme en aucune manière un tel « sujet » … Puisque l’on n’en est pas déjà à positionner ; seul Sartre positionne un sujet, les autres supposent un représentant de sujet, la chose pensante, l’esprit hégélien, la Volonté nietzschéenne, etc. Mais si il ne le pense pas comme tel, Descartes l’existe et c’est la raison pour laquelle il décrit son parcours structurel ; doute-cogito-infini-étendue-corps. Mais peu importe parce que suite à Hegel, c’est le sujet, un par un, un à chaque fois, qui revient non seulement en force, mais de but en blanc ; il n’est que des sujets, des égos, stirnériens, et il n’est plus de pensée  universelle, puisque Hegel a tout bu, tout avalé. Aussi faiblard soit-il le stirnérien est de plein fouet celui là seul qui existe et qui dit je, et rien d’autre.

Le sujet va creuser l’impossible ; que la forme « sujet » soit réellement antérieure à toute pensée qui serait une pensée réductible au conscient, à l’objet, la loi, l’universalisation du donné, de l’immédiat et n’est plus même l’universel comme si ce dernier était un universel sujet, un cadre transcendantal "qui dit je" et dont la présentation "accompagne toute représentation" ; la raison est l’objectivité qui pense légitimement ces objets, mais qui ne peut conceptualiser adéquatement le sujet qui précisément est la structure qui institutionnalise, entre autres, la raison. Ne pas penser adéquatement c’est laisser libre jeu à l’irrationalité ; penser adéquatement c’est remettre à nouveau l’hyper objectivité philosophique, qui à vrai dire n’a jamais déchu ; Hegel, Nietzsche ou H, Sartre et Lacan ne baissent absolument pas les bras ; ils cherchent dans la plus grand extrémité, l’extrémité à laquelle nous sommes parvenus par-dessus ou antérieurement à dieu, ou à la pensée, et cherchent la cohérence et non l‘incohérence ; Nietzsche, quand bien même signifierait-il comme il l’entend et il ne l’entend pas autrement qu’en cohérence, se doit se produire une pensée du donné, organisée, et la Volonté est elle-même une assignation très concertée, et qu’elle soit dite Autre, puisqu’il s’agit précisément de positionner une Volonté hors de l’humanisation ; c’est que cette cohérence est selon cette altérité qui est supposée, à juste titre, du donné « là » ; le « là » par N et H se dresse dans sa non-humanité, qu’elle soit surhumaine ou inhumaine.

Il faut prendre fondamentalement au sérieux les déplacements ontologiques ; dieu, la pensée, le sujet et ses allées et venues innombrables (puisque si l’ontologique ou plus exactement le métaphysique, qui était relatif à sa concentration dans le Discours, de la pensée ou de la pensée de dieu ou sur dieu, le métaphysique s’est concentré dans le sujet, puisque le sujet est « ce qui origine la pensée », ce qui existe antérieurement à la pensée, comme on le voit par Kant, et que donc le sujet peut s’affecter de nombreuses situations, points, attirances),

et donc les déplacements de N et de H, de Sartre et de Lacan sont réellement et effectivement le lieu ou la structure en lesquels on existe ; de même que Platon ou St Thomas signifient leur lieu actuel et à la pointe (et qui demeure, mine de rien, à la pointe) sur le Bord (il n’y en a qu’un et il est « physiquement » le Bord de la réalité, du monde ou du corps). On a de fait et structurellement basculé sur le Bord depuis la méditerranée ; de même que les autres civilisations expérimentaient aussi telle ou telle version du Bord, sauf que la méditerranée nous intime que c’est ici et pas ailleurs, tout est ici même ; dieu lui-même est ce qui intervient et réforme le monde, par l’être humain élu ; il ne garantit pas un ordre du monde, il intervient dans le monde afin d’y ajouter et de le modifier, par l’être humain, élu ; il y introduit le réel qui n’y est pas.   

N et H paramètrent, re-paramètrent selon l’interne et l’externe en vue de l'altérité du donné tel que "là", puisque dans les deux cas nous sommes au-dehors, dans le donné « là », et pareillement Sartre en décrivant tout l’externe de notre être et Lacan tout l’interne, l’interne et l’externe de la structure. Ce qui demande que l’on repense l’originel, qui ne peut plus tenir au-delà dans le Un universel ou le Un intentionnel de dieu (ou les deux à la fois) ; et qu’il faut entendre interne et externe comme annulant ou outrepassant l’intériorité et l’extériorité (cela même que nient N et H, reniant la démocratie, humanisme, liberté, sujet, pensée supposée platonicienne etc et ce moi humain et donc l’humain lui-même, qu’outrepassent Sartre et Lacan, soit sapant la base concrète de l’humanisation, mais pour une structure antérieure) ; ou soit donc par exemple dépassant la volonté humaine (et la liberté et subjectivité et toute spiritualité, et toute psychologisation, etc) et dépassant l’objectivité, la raison, l’universalisation et démocratique, etc. N et H re-pensent comme ils le disent, littéralement, selon une autre hyper objectivité (ils ne sont pas sans savoir ce qu’ils font … puisqu’ils le réalisent vraiment) et re-pensent l’humain comme débordé par le Bord et le Bord en l’occurrence est l’altérité du « là » ; interne et externe ; comme on se situe dans l’altérité (de tout ce qui est) interne ne signifie pas intériorité (N et H démontent soit par la Volonté soit par Etre et temps l’intériorité et jusqu’aux profondes motivations toute éjectées, projetées dans le « là » du donné ; nihilisme ou dépassement embrigadent l’angoisse et la satisfaction à la racine même, telle qu’ils la saisissent).

On voit par ceci que la pensée, la pensée qui eut lieu effectivement et qui peut sembler suffisamment absurde et irraisonnée, se révèle en fait extrêmement ourdie par elle-même et positionner bien précisément ce dont elle est l’opératrice ; aussi surréels soient la Volonté ou l’Etre (N et H), ça signifie, et ça signifie très rigoureusement et il se peut même que ça vise radicalement le Dehors, le « là », du monde, de cet univers effarant, de cette réalité Bordée par le Réel, par une forme (et recherchant constamment une restructuration du temps, remarquons le). Et aussi décalés soient Sartre et Lacan c’est réellement du Bord le plus proche (sans partir dans une ontologie mirobolante) qu’ils observent et décrivent et montrent et démontent.

Passant outre la circonvolution de N et H, les français s’installent dans l’historicité, à nouveau ; Sartre et Lacan ne cèdent rien sur l’hyper objectivité et usent rigoureusement de la réflexivité, comme retour de l’attention (attention à l’exister, autrefois à l’être, ou ensuite à dieu ou encore au sujet) et entreprennent un démontage précisément du sujet … le Sujet … S’attaquer à la description fondamentalement bien plus stricte du sujet ça n’est pas le nier ; parce que le sujet est l’opérateur du réel ; qu’il soit la pensée, dieu, le christique, le sujet cartésienne et suivants ou l’altérité même, le sujet est l’opérateur de la réelle anthropologie de structure qui s’est extraite de tout monde donné là humain, particulier.  

Définissant que l’on produit des contenus, des vérités, des mondes humains, des intentionnalités, mais qu’est-ce qui produit « des contenus » et qui n’est donc pas lui-même contenus mais contenant ?

Husserl certes dessine l’intentionnalisation mais supportée encore par ses contenus, qu’en est-il si il est effectivement une structure antérieure à l’intentionnalisation ?  Qu’est-ce sinon continuer de remonter de la pensée au sujet, du sujet à l‘intentionnalité, de l’intentionnalité à la structure.  

La difficulté est de comprendre le sujet un par un et singulièrement ; et il n’est que Sartre qui mène jusqu’au bout la singularité très explicitement là où elle agit ; durant son existence, durant son exister. Pas même comme si le moi était la forme concrète du sujet, mais bien de ceci que tout moi est une nécessité de déterminations ou plus exactement une construction en tant que reprise de ces nécessités, mais que le sujet, lui, est précisément ce que l’on fait de soi de ce que la vie a fait de nous. Soit donc les décisions, les orientations, les directions prises au cours d’une existence. Ces orientations, et désorientations, et réorientations, distorsions soudaines ou étendues, les relances de la machinerie qu'est le moi, ayant à se comploter, toutes comprises, dessinent une actualisation de l’acte ; chaque conscience est une série d’actes, de décisions, non sous la forme très classique de la volonté, mais sous la formulation bien plus considérable de l‘intentionnalisation.

L’intentionnalité husserlienne change tout ; bien qu’il soit lui-même encore attaché à produire de l’universel vers l’universel. Mais Husserl signifie la racine du réel ; en tant que la conscience nait dans l’altérité, et, lui, dénomme cette altérité le transcendantal ; signifiant par là que ça n’est pas du monde mais au-dessus du monde, qui est « au-dessus du monde, du donné, du vécu, des représentations, et des intentionnalisations » et tire à soi, vers l'élévation de l'universel ; ce point si rigoureusement autre est le point, déjà, d’attirance qui extrait toutes les données et tous les donnés, vers le un ou à tout le moins vers l’universalisation, dont on a pu supposer qu’elle menait au Un comme universel. Il croit que les intentionnalisations vont se regrouper dans et par Un universel, et peu à peu cela nous permettra de nous saisir du noyau de sens qui oriente tous les sens ou mieux qui ordonne tous les sens, et tous les sens qui organisent les intentionnalisations et intentionnalisations qui permettent de calculer,  de penser, de percevoir ; par dénivellation en quelque sorte.

La pensée qui se déploie après Husserl est l’inverse ; elle suppose non pas une finalité à venir ou un Un universel au-delà, mais donc suppose un Un antérieur, soit une Volonté soit une structuration (l’Etre de H, dont il croit qu’il vient dans et par l’immédiateté et une immédiateté bien spéciale ; le langage ou un peuple élu, investi, et essence du peuple qui ignore et nie par ex l’individualité ou la démocratie ou la raison : l’Etre est en nous rendu mortifère en ceci qu’il dispose des affects noirs, angoisse et être pour la mort, etc, ce qui est le but de Etre et temps ; répertorier les immédiatetés de l’Etre qui marquent notre être-même, comme quoi celui-ci appartient à l’Etre, cad à l'esprit d'un peuple, on voit la différence absolue d'avec Sartre, qui cependant tombe dans l'universel marxiste).  

Donc on en vient à reculer plus encore et creuser en deçà de l’intentionnalisation, coupant ainsi les ponts vers le Un universel, quel qu’il soit supposable, et donc supposant à rebours ; supposant à rebours que l’intentionnalité est effet elle-même d’un être donné là, et qui serait peut-être la Volonté de N ou l’Etre de H, ou quelque immédiateté, tel le langage, ou la cervelle dans ses neurones, mais plus subtilement que l’intentionnalité est causée par un être qui soit de structure sartrienne ou lacanienne.

Mais ce qui peut signifier également non pas d’un donné.

Introduction donc d’une causalité instantanée

Il est une causalité de l’intentionnalité mais qui ne tient pas dans le donné, et on a vu ne tient pas dans le Un universel, pas dans le Un réservé à l’universel ; l’intentionnalisation de toute manière agit bien en-deçà de l’universalisation ; elle transforme tout en signes, en directions, en possibilités de signifiances, un geste est un signe (la femme sartrienne qui abandonne sa main à cet homme, « comme sans y penser », et pourtant le geste est « prévu » initialement, il fait sens, il se dirige vers et par le corps, tout comme Lacan délimite en tous sens les surfaces tordues du corps), et cette causalité, qui n’est pas du monde, installe une causalité de structure ; la conscience, cet arc est ce qui re-vient sans cesse, nu et sans rien, surgit de la cervelle vers le réel, comme position indépendamment du donné, de la détermination ;acte de conscience dans l’acte qu’est le présent.

L’être donné là dont est causée l’intentionnalité (ce que suppose structuralement Heidegger qui connait Husserl, évidemment, et qui veut rechercher les conditions antérieures et Nietzsche qui la suppose comme Volonté, cad Autre), cet être donné donc est en fait le donné « là », mais le donné en tant que « là » et non tel donné, tel monde, tel langage. Le « là » est cette structure qui génère constamment de l’intentionnalité, soit donc un arc embouti au présent ; l’intentionnalité ne tient pas seulement parce qu’elle projette des intentionnalisations (vers un hypothétique universel ou même un Un universel et qui se renouvelle sans cesse en universalisant), mais l’intentionnalité tient parce qu’elle se produit en avant à partir d’un être, d’une structure qui est faite pour cela.

 Ceci c’est supposer que si il n’est pas de Un universel ou de réunion au-delà (on ne sait où), il est  antérieurement une cause dont tous les effets sont alors strictement en deçà et non pas au-delà et que donc la structure qui cause est antérieurement ; et il faut comprendre que les types de réunion que l’on a pu proposer, le Un, la pensée, dieu, le sujet, substantiel ou transcendantal, les altérités (comme Volonté et Etre de N et H) fonctionnent comme des opérateurs, des sujets, des prototypes de sujet ; et ce qui suppose dieu ou le Un décrit en réalité ce qui opère, ici et maintenant et c’est pour cela que la philosophie avance dans le réel ; sous couvert d’avancer masqué, comme disait l’autre, ceci parce que la structure elle-même ne peut pas paraitre et que se soulevant du Bord du monde, elle soulève le monde, mais aussi et d’abord se soulève elle-même ; puisque sa structure est l’Altérité et qu’elle ne s’effraie certes pas d’être autre qu’elle-même ; elle l’est nativement. 

Si on peut et doit garder la vue structurelle (et en retenir ce qu’il faut en retenir, dieu, la pensée, le sujet, l'altérité), on ne peut seulement supposer que l’intentionnalisation soit exclusivement destinée à l’universalisation (qui mène vers l’universel platonicien, si l’on peut dire) ; il faut supposer que l’intentionnalisation se produit tout le temps, partout, constamment, que par ex un moi est structuré vers et par son sujet, qui n’a pas besoin d’apparaitre mais se tient constamment là, dans le « là », le présent ; c’est ce que propose Sartre ; c’est que l’intentionnalisation est antérieure à la raison, à la décision consciente et mesurée ; que l’intentionnalisation prélude à ce geste, signifie que l’intentionnalisation signifie sans signifier un signifié (la raison, le conscient solidifié, le moi, l'objet, etc) ; que donc il est non pas pour avancer un système intentionnalisé fort qui prendrait tout le sens, mais une intentionnalisation, un processus sans contenu particulier, pour qui le corps, le geste est le signifié, durant un temps, et que l’intentionnalisation est somme toute bien plus intense et extensive que l’intentionnalisation universalisante ; ce geste signifié est réellement tel ; il n’existe que de la propension vers l’avant de la réception du geste ; autrement dit on intentionnalise bien au-delà de la restriction « universalisante » ; l’universalisation est une cristallisation, durcissement d’intentionnalisations ; le processus réel est de signifier, dont l’universalisation est seconde ; soit donc non pas un signifié mais la signifiance, le mouvement de produire des signifiés, à la pelle, et quel que soit le médium, de signes ou de perceptions ou d’images ou de gestes ou de mots, et qui peut inventer de tels moyens nouveaux, esthétiques, éthiques, politiques, et y signifier d’autant plus.

Nietzsche a raison de vouloir reporter l’intention sur une autre sorte de Volonté (qui est Autre que la volonté classique ou que la raison), Freud et Lacan d’intégrer la raison et le conscient et ce que le moi dit de lui-même dans une « intention cachée » et que cette autre-intention se surface comme corps-autre, et Sartre d’essayer de montrer comme l’intentionnalisation est une structure mais massive et fondatrice et Autre, inscrite dans la logique de l’altérité et non pas appartenant à une « idée » ou une « essence », et structure qui a rendu possible qu’il y ait un corps, forcément autre, qui se produit en retour et en re-tour et un moi, et une humanisation, et une raison, et une pensée, et dieu ; parce qu’ils remontent à rebours, vers la structure (figurée diversement) qui ouvre la réalité parce qu’elle est le réel. Mais il est extrêmement clair que Sartre et Lacan analysent, découpent, décortiquent, se tiennent à l’os même de la dite structure et ne s’emberlificotent pas dans Volonté, Etre, et tas d’autres figurations ; on assiste par les français à une analytique, un dénuement, littéralement, une analytique froide, hyper objective, sans rien, radicale et autre.  

Toute autre signifiance qui voudrait imposer un signifié (serait-ce même l’inconscient sans tenir compte de Lacan ou de Sartre) régresserait ; il n’y a pas de signifié par-dessous, par contre la signifiance est, et elle est tellement qu’elle Existe. Antérieurement. Que tout soit signifiance (et que l’être se tienne dedans, cad relatif) veut dire avant tout que la signifiance est la structure active, l’activisme même qu’est le réel. Signifiance n'est pas attachée autrement que par l'actualité, le présent ; elle s'écrit sur le corps, ce corps effectivement présent et se restructure sans cesse, corps qui consomme la réalité étant arcbouté, articulé non à la réalité mais au réel.

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Soulèvement de la structure

20 Mai 2017, 08:03am

Publié par pascal doyelle

Tous les mouvements de révolte qui eurent lieu, de Stirner à Lacan, en passant par Marx ou Nietzsche ou Heidegger, sont ainsi des mouvements en interne du processus qui, lui, débute à partir de la pensée et de dieu, comme interventions externes au monde (ontologiquement externes, puisque tout ce qui est la proie de l’Altérité, du présent).

Nietzsche ou Heidegger tentent de réintroduire dans un monde pacifié, au sens de métaphysique annulée (par Kant par ex), une ontologie et évidemment au sein de la rationalité étale, plate, sans-tête, cette ontologie est d’une brutalité fracassante, et Sartre et Lacan, puisqu’ils sont attachés à la même structure d’altérité (celle de N et H ou celle de la pensée, du sujet et du christique, rappelons que Sartre signale le dieu surprenant en-soi et pour-soi et que Lacan n’en a pas fini de ses prolongations ontologiques, loin de là, et bien qu’il soit décédé …) lorsqu’ils lancent l’analytique de notre être, démontent intégralement sa base structurelle ; autrement dit de manière générale il faut prendre au strict sens tout ce qui fut décortiqué, et créé et analysé ; c’est l’unique et même structure à la base de toute humanisation (de quelque civilisation que ce soit, de quelque monde ou personnalisation que ce soit) qui, une fois portée au jour par la méditerranée, fut élaborée en tous sens, les directions disponibles ; inutile de chercher une certitude dans la pensée, ou la raison, dans tel ou tel contenu, la forme, la forme de l'attention-à, l'arc de conscience même est la certitude de la forme ; on ne peut pas se supprimer, supprimer l'attention que l'on a, on l'est.

Il y eut d’une part une formulation d’adaptation qui remplaçât dieu par la nature, le sujet par le moi (ou l’humanisme, le sens de l’humanisation consistant à faire que chacun soit un moi), la pensée (qui se structure comme notre-être/dans l’être) par la raison (qui se fonde à partir du sujet cartésien, absenté, vers le donné là, comme « le donné seul explique le donné »). Mais d’autre part cette formulation d’adaptation fut aussi l’occasion de se perdre en route ; provoquant les « réactions » ontologiques sauvages (des sujets, grands sujets et philosophies de l’altérité, N et H). Il est normal, pour ainsi dire, que celui qui inaugura que la pensée s’origine dans une structure antérieure, Descartes, soit continué par deux autres français : Sartre et Lacan ; respectivement entreprenant la structure par l’externe, Sartre (le pour soi qui est externe à tout, les autres, le monde, les choses, l’historicité, etc), et par l’interne, Lacan (par qui la structure de notre moi est intégralement explosée et exposée).

Or dans tous les cas, depuis la pensée et le dieu unique (un tout-autre), jusqu’à Lacan, il s’agit de la même structure, évidemment puisque c’est une structure réelle qui articule au devant, en retour dans le présent et produit un monde humain, l’humanisation ou la personnalisation (les mondes humains particuliers autour d’une synthèse de la perception, échanges, paroles d’un monde donné ; puis l’humanisation fondée sur l’universel propagation de la forme révolutionnaire de tout l'humain ; les mois produits par leur sujet structurel, qu’ils ignorent, sartrien et lacanien mais aussi dans la mesure où on re-pense tout le devenir, le sujet cartésien, inaugural de tout).

Toute définition serait-elle « révoltée » de la structure retombe dans le monde ; Nietzsche et Heidegger choisissent une définition tellement autre et hiératique qu’elle renverse les définitions plates (de la raison, de l’humanisme, du moi, de la démocratie, etc, qui indiquent toutes des parties du monde et non un externe ; la Volonté ou l’Etre sont autres que toutes leurs manifestations) et Sartre et Lacan avancent réellement dans l’épaisseur de l’inépaisseur de la structure telle que sur- active, activiste, elle produit l’humain et le moi comme effets ; effets qui se prennent pour des réels, alors qu’ils sont seulement des réalités, des réalisations.

Et que toute la structure reflue dans son irreprésentation, peu importe puisque ce qui ne peut pas tenir dans le cases de la représentation, peut se signifier ; chaque arc sait très bien ce que signifie, lance Descartes : en vérité et réalité tout le monde le sait. C'est ce se-savoir qui est la formule (qui n'est donc pas une connaissance mais un se-savoir, cad un Savoir).

Si la structure, l’arc de conscience, forme vide, puisqu’elle est un rapport et même le seul rapport que l’on connaisse (tout le reste est identités, en eux-mêmes mouvements, comme les atomes, particules, etc mais qui ne sont pas un rapport à (soi) du rapport lui-même),

si cette structure est originelle, c’est aussi qu’elle est, comme arc, tendu vers le réel, vers le donné là certes mais structurellement vers le « là » du donné ; sur et par la position du réel qu’un réel il y a. Et il n’y a pas trente six formes ; il y en a, à vue, seulement deux ; l’arc tendu-2 vers le réel-1

(le réel est le présent, et tout le reste ce sont (univers, mondes, humanisations, personnalisations) des effets du présent, de l’unique forme qu’est le présent).

L’autre point de vue serait que l’identité soit l’unité de la réalité ; par exemple que l’on soit le moi ou l’âme ou l’identité que l’on est ; on supposerait par là que notre essence formerait une unité, un centre, un noyau, un nœud, une monade ; et l’ensemble des détails d’une vie, ses décisions, ses possibilités manifesteraient cette essence, qui se regrouperait quelque part, qui existerait sur son propre plan et serait le « moi » que je suis, fus, serai. OU que le monde, l'univers, tout dispersé qu'il soit, se réunirait on ne sait où (on remarquera donc à l'inverse qu'il n'y a pas de totalité unifiée du monde, que donc le monde est "des totalisations" en nombre sans doute indéfinies).

Il est en vérité impossible de définir en quel « lieu » ou quelle essence se proposerait une telle identité ; non seulement de toute vie, vécu, mais de toute réalité ; « où » localiser l’unité de tout cet univers énorme ? L'unité de l'univers est le "là" de l'univers lui-même ; ça ne tiendrait pas ailleurs qu'en tant qu'univers. Y-a-t-il seulement un seul univers, et non pas des réalités, des totalisations ? Supposer une unité de l’identité rend à vrai dire incompréhensible ; distinguer par contre dans l’existence de chacun ce foyer ardent mais structurel d’un acte de conscience sartrien ou ce re-pli interne lacanien commence d’expliquer tout ce drame …. C’est un éclaircissement de la vue, et qui se passe de l’Etre heideggérien ou de la Volonté nietzschéenne, si mystérieusement amenés, et littéralement une transparence qui survient dans la vue même ; ce qui était confondu est alors distingué, distinctif. Sartre et Lacan réalisent, rendent réelle cette possible transparence, description, démontage ; de même que Descartes en introduisant le coin de son attention suspendue commence d'expliquer l'articulation de cette forme de l'exister vers l'étendue du monde

Remarquons bien ceci ; il est inutile d’alléguer que dieu ou la pensée ou le Un ou le Bien et toutes ces bizarreries, très difficiles, formulent une unité de l’identité ; il n’y eut jamais autant de distinctions et de divisions que depuis l’intervention de dieu et la pensée ; le sujet cartésien engendre quantité de sujets (ou si l’on veut Descartes se fait l’écho d’un mouvement de distinction structurelle qui lui préexiste, évidemment, mais que de son énonciation il amplifie considérablement ; la représentation accélère, tout comme les grecs accélèrent la pensée). Dieu, la pensée, le christique, le sujet et l’altérité sont des Exigences (ce que les mois et l’humanisation rationaliste réaliste ne supporte guère ; au point que l’idée même de révolution nous soit devenue tellement étrangère…, pas un hasard). Des structures effroyablement exigeantes, pas des facilités.

Pourquoi pas une telle unité de l’identité ? Mais visiblement la réflexivité, l’attention qui analyse notre être en se retournant sur sa base, la réflexivité décortique tout autrement ; jusqu’à atteindre cela même qui agit, qui produit des identités et non pas qui fasse fond, se fige dans une identité (massive ; dieu, ou le surdivin, christique et rimbaldienne, par ex, ou structurelle, de Descartes à Lacan, structurelle et individué, une par une conscience comme arc par la révolution, tout cela ne formule pas une identité mais des vides, des interstices absolus) ; cette analyse réflexive généralisée permet de se passer d’une unité centrée qui synthétiserait tout ce que l’on est ou tout ce qui est, en une masse en fusion ; « dieu » admis comme un immédiat populaire, tout venant (ce qu’il n’est absolument pas, il est terrifiante exigence) ou le moi et son bonheur supposé ou « la vérité » ou l’universel notionnel seul réel, etc (ce sont là les synthèses les plus claires , mais il en est d’autres bien plus confuses et même arbitraires et souvent si destructrices, puisqu’elle coagulent ce qui ne doit pas se réunir sinon de faire disparaitre la distinctivité). Et hypothèse généralisée de la division qui permet de séparer ou de distinguer ce qui autrement resterait obscur et « idéal » et imaginaire.

L’occidentalisation, cela même qui excède l’occident (qui a cru coaguler dans des contenus son invention même ; invention qui consiste en ceci que la structure prévaut sur tous les contenus, y compris ce que l’on a nommé raison ou humanisme ou moi en y croyant comme à des "choses"), cela même qui excède l’occident et de loin, c’est justement cette analytique qui ne laisse rien passer et veut à tout prix se préciser, entrer dans la description rigoureuse ; il n’est aucune raison de nier l’objectivité et même pour plus de clarté l’hyper objectivité de la pensée (grecque), du christique, du sujet et de l’altérité (N et h, et S et Lacan), sinon de restreindre la pensée à la raison du 18éme ; ce qui est absurde et marquerait un repli d’ampleur dans la pensée, la réflexivité, de retour sur cet être, au sens de cette structure, qui nous cause.

On voit par là qu’en substituant la raison à la pensée, la nature à dieu, le moi au sujet on croyait bien faire et remplacer une synthèse « creuse » par une concrétion réelle ; mais ces figurations (la nature, la raison, le moi, l’humain, puis la réduction de l’humain à l‘économie matérialiste, libérale ou marxiste, aux psy diverses et variées, aux multiplicités mondaines, etc) ne prennent pas en compte la tension ontologique, et anciennement métaphysique, de l’arc de conscience sur et vers le réel même ; ces remplacements raccourcissent le terme, le flux, la propension, le devenir, la possibilité et finalement on n’y comprend absolument plus rien. La réflexivité qui se croit limitée et limitative par principe en la raison raisonnante et réaliste, ne parvient en aucune manière à penser très exactement en son ampleur historique, ce dont elle est l’effet, la conséquence,

Nietzsche pèche de signifier la Volonté, qui tend à un vitalisme et une interprétation objectiviste scientiste plus ou moins, la grande psychologie, et Heidegger de remettre à nouveau une sorte de métaphysique, l’Etre, encore plus incompréhensible que l’ancienne (qui se tenait par l’universelle pensée, qu’Heidegger abandonne à l’humain dénié), et il faut Sartre et Lacan pour revenir au réel tel que donné là mais cette fois en tant que « là » (la nausée sartrienne ou le réel lacanien).

En cela il faut se méfier ; si Sartre et Lacan re-viennent sur la structure en acte et qu’ils examinent cette articulation dans toutes les directions disponibles (littéralement le regard de l’autre est une direction réelle donné-là dans le monde effectif, le symptôme est un effet repérable dans le donné, le corps), par contre apparemment les précédentes descriptions, à commencer par Descartes, ne remontent évidemment pas aussi strictement ; mais c'est que Descartes ou Kant avancent bien hyper-objectivement, comme toute la philosophie, dans le point transcendantal de l’examen, le point de conscience ; mais surtout ils proposent en avant, créativement la position de ce point, la possibilité, la création de structure (épaissir l’inépaisseur du Bord du monde, du corps ; ils s’agit pour eux de créer qu’il y a effectivement un Sujet, une élaboration de l’acte de conscience par cet acte même) ; le sujet cartésien est d’une part la description disponible, pour Descartes, de ce qui origine la pensée, mais aussi crée le sujet, le sujet structurel comme tel (la description du doute-cogito-infini-étendue-corps qui fixe les bornes de l’extension du regard et son intensification, et se en transformant le retour sur la structure par elle-même, en re-tour, nouveau joué) ; c’est que puisque notre être est une structure, un rapport et qu’il ne contient rien qui soit du monde, lorsqu’il se prononce il se crée ; il sur-signifie et se rend saisissable, on ne dit pas encore compréhensible, par lui-même ; si le sujet ne nomme pas le sujet, personne ni rien ne le signifiera (ce serait comme délaisser notre existence aux mains d’une science, ou d’une idéologie, qui, elle, se chargera bien de nous penser, cad écraser ; il y a toujours une conscience qui précède, autant que ce soit la nôtre en propre ; Descartes n’a rigoureusement aucun sens hors d’un sujet qui s’énonce tel).

La structure même du réel est le Créé, et le Créé de structure ; le présent, c’est fait pour cela : « que cela crée » est la logique qu’il y ait un présent. Le Créé autrement dit, est l’hyper objectivité elle-même. En somme la Méthode est une description de la structure de conscience Créée, son nouveau tour joué et non pas une sorte de méthodologie de connaissance.

La découverte de la structure (via dieu, la pensée, le christique, autour de la méditerranée) est instantanément la structure en tant que Créé, en tant qu’elle est le Créé, et le Créé est le surdivin, cad le christique originellement mais aussi la divine pensée grecque ; le surgissement de la structure, de la forme de la réalité, du réel est instantanément interprété comme divin ou christique, pusique ça vient en plus et du Bord du monde et du Bord du corps. Les idées, ou l’intervention du Un tout-autre dans le temps humain, ou l’âme christique, sont les systèmes de restructuration de l’attention de conscience ; par quoi ce qui engendre ça n’est plus une partie du monde vers une autre, mais la forme même du monde, le Bord qui se distingue et se plie, et se crée ; il ne se déplie pas seulement il se re-plie, se plie à nouveau ; non plus l’image mais le miroir ; ni les contenus mais la forme de tous les contenus.

Il s’agit donc de récupérer entièrement toutes les articulations qui eurent lieu. Chacun ayant à charge de réinstaller sur l’arc de conscience tendu vers le réel tel que « là », l’ensemble de tout ce qui fut énoncé, l’ensemble des maniements de la structure par elle-même et d'assumer l'altérité fondamentale, qui s’est hyper tendue vers, par, sur le réel.

Ce que la définition de l’humain réaliste, rationaliste, psychologique rend impossible, enfermant tout acte de conscience, et tout arc de conscience dont dépendent les actes, dans une détermination. Oubliant le sens que Kant entendait de son sujet au profit de la restriction fade qu’il délimitait ; Kant crée de la structure de sujet, et non pas annule seulement la métaphysique ; il crée, ou poursuit la création cartésienne, l’ici même de l’ontologie réelle du sujet réel ; l’ontologie réelle, qui est le projet fondamental qu’est l’occidentalisation, examine cet-être dans son articulation antérieurement à toute détermination ; ce qui ne peut s’opérer qu’ici même, dans le réel, dans le présent actualisateur, qui dresse pour chacun la paroi du présent et sa structure élaborée, et ce qui est compris par le rationalisme réaliste comme subjectivité est en fait, dans le Fait même de l’Exister, l’hyper-objectivité de la structure telle que « là », et seul ce rapport, qu’est un arc de conscience, peut en rendre compte. Autrement dit ce que montrent Descartes, Kant, ou Nietzsche ou Lacan n’apparait que signifié par un arc de conscience ; le réel en est instantanément perçu.

Croire, ensuite, que l’on va en établir une objectivité, c’est ne rien y comprendre. Ce que l’on rencontre en philosophie, se rencontre en philosophie pas ailleurs (sinon ça n’en serait pas).

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La forme politique et la sécession interne

13 Mai 2017, 08:29am

Publié par pascal doyelle

 

C’est l’organisation élaborée et d'égalité qui refuse de réintroduire ou d’introduire, dans l’échange régulé, accepté, requérant un accord, cad une intelligence commune, sociétale, refuse d’y réintroduire l’inégalité. Ce qui suppose, donc, une société régulée, pacifiée, ou à tout le moins équilibrée, et non pas une société qui entretient artificiellement la guerre et la violence et l'oppression, ce qui s'entend aussi comme pression mentale, physique et psychique, réelle et symbolique, et qui dans tous les cas maintient, sous la charge de nécessités produites artificiellement, les possibilités de ce monde ; lesquelles possibilités sont rendues infra.

Chercher l’équivalence liberté-égalité, et l’impliqué de cette équivalence (qui mène donc à l’ontologique éthique) c’est passer par dessus la simple problématique de la satisfaction vers le « problème-complexe », absolu, cad formel ; que notre être soit non pas la satisfaction mais ce qui vient après. Et maintenir tout l'ensemble dans la nécessité, la hiérarchie et la violence (et l'exploitation) c'est annuler le devenir en plus (qui malgré cela parvient à se rendre réel comme çi ou comme ça).

Soit on admet la suspension, le coordination générale (ce que signifie l'impliqué liberté-égalité) soit on comble la forme, le vide formel, par une quelconque identité ; le nationalisme ou l'identité de l"individu, qui portera toujours de magnifier tel ou un tel, sont deux versions de la surrection de l'im-mesure de la liberté sur l'égalité. Demeurer dans la suspension, c’est tenir la structure ; la structure antérieure à la réalité que l’on refuse de coincer dans le donné.

Ce qui veut dire, littéralement, le surplus de liberté qui vient nier l’égalité ; et donc immédiatement ou à terme vient nier la liberté elle-même. Une société se veut instantanément selon une égalité, qui préserve ses membres ; si elle dégénère c’est de sa faute. C’est qu’un système de pouvoirs ramène tout à une dureté imaginaire qui justifie la hiérarchie par laquelle quelques-uns définissent leur liberté, cad leur absence d’âme, et ce qui supprime la liberté ce sont les libertés, elles-mêmes, et puisque le régime de dureté se ramifie jusque dans le psychique, le retour de l’inégalité entame l’âme de chacun, l’âme étant « ce qui n’est pas mais qui existera ». Et ceci est l’effondrement lorsque la structure ne supporte plus le caractère formel ; lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’a jamais supporté le structurel ; celui-ci s’est placé par dessus la tête, dans la constitution, dans l’acculturation, dans l’idéal, ou dans l’au-delà, mais il ne s’est jamais instancié dans le psychique ; aussi le psychique a-t-il utilisé le structurel, afin de rétablir encore et toujours la détermination du monde, du corps, du donné, des échanges, des hiérarchies.

Ce par quoi la liberté vient à nier la liberté est l’im-mesure de la liberté ; lorsque la liberté sort de l’universel elle ne prend plus cette universalité comme finalité, mais rétrograde et lui substitue telle ou telle immédiateté, tel ou tel faire valoir, finalités secondes, justifiées par l’état naturel, le désir, telle ou telle identité ; c’est littéralement un défaut du penser lui-même par lequel il se plie aux nécessités, et par quoi la personnalisation ne parvient plus à dégager sa propre vue ; elle finit ou commence par croire que l’universel est une contrainte.

Mais ça n’est pas seulement que l’immesurée liberté annuel l’universel, c’est qu’alors elle n’accède plus à la structure individuée elle-même ; contrairement à ce que l’on peut croire ou imaginer, l’immesurée est assujettie à un donné, à une satisfaction.

Et par-delà l’universel on découvre alors que le réel n’est pas l’universel mais en plus de l'universel et compte tenu de celui-ci « ce qui origine » la pensée, l’universel, la raison, l’égalité. Pour cela il faut requérir toute l’expérience qui eut lieu (après la révolution qui arrime le réel, l’universel, dans la réalité, dans le monde) et dont relèvent les grands sujets (Rimbaud selon notre exemple) et les sujets (tout le monde en tant que dans chaque moi s’origine dans non pas son corps donné mais s’origine dans le sujet).

Sans doute on pourrait positionner la liberté-pour-elle-même-et-elle-seule comme « oublieuse de l’universel » ; oublieuse de la formulation universelle de la pensée, de la raison, raisonnable, rationaliste, étale, plate. Ce que l’on peut saisir en ceci que la raison est l’adaptation de la pensée (métaphysique et ontologique, métaphysique relative au discours et ontologique relative au sujet, à ce qui origine la pensée) et que la raison limitée à elle seule, rend fou.

Aussi cette folie investit la psychologie des gens, des mois, et ceux qui nient, refusent, ou s’ennuient, cherchent leurs sujets et quelques uns leur Grand Sujet ; ce qui veut dire qu’ils élaborent leur sujet en énormisant le décalage ontologique vécu en-un-corps, le regard kafkaïen ou celui de Céline, etc, sur la réalité ; regard à partir du point le plus extrême possible, les Grands Sujets se tiennent du Bord, puisque tout arc de conscience en un moi s’en situe infiniment proche, au sens réel, physiologique quasiment ; la proximité de l’infini circonférence du Bord, tel quel, est consternante, c’est « là », pas loin, tellement pas loin que « cela » , cette monstruosité, précède, précède horriblement toute réalité, y compris ce corps, la proximité est effrayante, il est une angoisse qui nous longe le corps, que nous soyons au Bord du monde et au Bord du corps, qu’il y aille de notre décision, de telle ou telle décision, le christianisme a raison de dire que « cela a déjà commencé » et que l’on doit y décider. Y décider une âme.

Le problème étant que ce qui doit être décidé n’est pas, l’exister n’est donné nulle part, sauf comme présent, comme Bord du monde ; on y est, sur le Bord, perchés, déséquilibrés, et tous les mois sont déséquilibrés par la Possibilité, qui n’a nul accès à ce monde çi. Excepter sa décision insondable.

Il faut se rendre à l’évidence ; c’est la question du noyau du réel. Du noyau du réel pour un être humain. C’est par ex ce noyau que la psychanalyse atteint ou dont elle rend compte plus exactement. Que l’arc de conscience ne peut pas se décrocher de sa densité de réalité massive ; que l’on ne parvient pas sinon faussement de se désengager du donné tel qu’incorporé ; on peut admirer Rimbaud mais ça restera à l’extérieur, sauf pour Rimbaud… celui qui y a cru, un instant, et celui qui l'a vu, ce décrochage ontologique ; et il y eut nombre de mois qui se transformèrent en Grands Sujets ou sujets qui transportèrent leur accès dans l'exister (Kafka, Céline, Artaud, chacun le, les siens ; il y a profusion de sujets-dans-leurs-mois, puisque c'est la règle du réel lui-même) l’accès au réel est toujours fragmentaire ; il n’y a rien dans le monde qui puisse le porter, il se porte tout seul ou pas, le Un est de par lui-même en tant que Un, il ne peut pas se devoir au monde, au vécu, au corps. Et Rimbaud qui relate l’impossibilité d’habiter dans le structurel, précisément, ce que cela cause de porter, supporter le tourment de la différence forme/détermination, et que ce rapport est incompréhensible.

Le noyau d'irréalité, qui confond forme et satisfaction,  lorsqu'il est restructuré, réel, est dieu, le christique, le sujet, la pensée, l’universel, l'altérité, mais en vérité, cad en réel, la structure n’a jamais dénoyauté le noyau d'irréalité, lequel n’est nullement l’idéel ou l’idéal ou le structurel, mais est la composition écœurante de la cervelle-en-un-corps, de ce corps dans le relationnel, et du relationnel dans l’organisationnel de contraintes (de rareté donnée ou de rareté entretenue artificiellement). On n’en est jamais sorti ; la ligne de ce monde est la ligne de mort (tout de suite, immédiatement le challenge est violent, tout de suite c'est la guerre, la lutte à mort, et porte à l’exploitation ou à la mort de l’autre, comme seul enjeu effectif dans le monde donné).

Ce mélange écœurant est indécrottablement ce qui nous anime ; il utilise le structurel, l’universel, la science, la « vérité » ou toutes choses du même genre en la seule fin de son ventre, de sa nasse psychobiologique, de son gouffre fantasmatique, de son épouvantable irréalité. Le noyau irréaliste c’est ce qui absorbe par le fond. Inventez la révolution et celle-ci sera tordue dans une manière de monde hiérarchique et inégalitaire et sous contraintes (néanmoins la structure aura pu s’avancer un peu, et chaque arc de conscience modifier son kaléidoscope envers le réel, gagner un peu d’âme).

L’arc de structure vers et par le réel se visualise dans l’instantanéité ; il éprouve, et prouve, sa réalité, ses effets dans le monde, et qu'il ordonne le monde hors de la nécessité. L’irréalité réfère, elle, à toutes les séries d’images qui se meuvent dans l’intériorité, et s’empruntent de l’extériorité, du monde, du vécu, des parties du corps, et ramènent ainsi cette objectivité, mais dont le fond, l’unité coagulante est constituée d’une sorte d’image et d’appréhension du corps par lui-même ; par laquelle coagulation, la soudure, le rapport d’un corps à lui-même, est maintenue, ce qui en tant que tel est immanquable et nécessaire ; mais qui devrait se relever par l’arc tel que dans son exister,  il se décide (se convertit, jadis ou s'éprouve comme voyant ou se bascule comme pensée)  se décide par son actualisme pur et brut ; il serait en mesure, toujours déjà en mesure, de se renouer. Il serait en mesure d'activer dans le donné et la lourdeur du monde et du corps, la suspension hors temps, purement de présent activiste.

L’irréalité est la cervelle 

Sans doute Rimbaud espérera-t-il, ou attendra-t-il de sa capacité, de sa force de rendre réels les mondes, les autres mondes, comme durant quantité de siècles, que l’idéal ou l’idéel ou la forme s’incarnera, mais il échoue, croit-il, il échoue et pourtant il réussit ; il faut lire inversement ce qui est avancé ; l’œuvre elle-même est cette réussite et il le sait, aussi ; il croit qu’il échoue, mais il sait également qu’il réussit ; qu’il a effectivement créer des mondes, lancé les signes comme il faut, pour que ça porte, d'un arc à l'autre, démultiplier la capacité de l’arc de conscience. C’est seulement qu’il a vécu, au sens d’éprouver (et donc au sens d’épreuve et de preuve) l’arc incandescent et qu’il a cependant mésinterprété ces signes lancés. Il a cru qu’il travaillait pour créer un nouveau monde, révolutionné et c’est ce qu’il a réalisé, mais pas le monde ; ce n’est pas le monde qu’il a renversé. C’est plus que cela.

Et toute l’ambiguïté et le déballage de « je » divers et variés de la Saison et des Illuminations, consiste en ce savoir qui se joue, de lui-même et joue sa peau, à la fois. On ne sait pas ce qu’il sait et ne sait pas, et lui-même, incertain, lançant sur la table du réel tout le possible dont il est issu. Toute l'effroyable décision.

Le réel est plus grand que lui-même. Et ce qui s’est rendu réel, et a effectivement avancé, ça n’est pas tant de l’ordre du monde que de l’ordre de la structure antérieure au monde ; sinon pourquoi le lirait-on ? Pour rêver à un idéal ? Mais la lecture est cet « idéal ». C’est de cette logique là. Ce qui est réalisé, rendu réel, rendu Réel, est bel et bien activé, l’activisme est lancé depuis les grecs et le christique, depuis la renaissance et Descartes, la révolution et Kant, mai 68 et Sartre et Lacan. La réalité revient sans cesse et impose ses lignes de violence et de mort, usant de ses hiérarchies et de ses déterminations mais la structure s’est, entretemps, encore structurellement modifiée. C’est cela le réel.

Et c’est la mésinterprétation de cette épreuve qui vient la ramener dans le monde (en croyant que telle œuvre ou telle révolution annuleraient le monde), au lieu qu’il faut y lire que fondamentalement la structure de conscience est bouleversée, émue, mue et nue depuis la révolution, depuis Rimbaud, depuis tous les autres, parce que tous les arcs sont quasi à vif devant le monde donné et sur le « là ».  

Il n’est aucune réalisation réelle, vers le réel, tendue, qui n’admette pas l’universel ; parce qu’originellement à l’universel, non dans le monde mais dans le structurel il n’existe que l’individué structurel ; chaque arc de conscience est strictement et formellement, cad absolument, individué ; Rimbaud n’expose pas sa « subjectivité » mais expose son individué pur, brut et œuvré, créé ; la vérité est que la brutalité, sans faille, de Rimbaud, est l’œuvre elle-même… c’est bien la force, le tour de force et de l’énergie que de plongé dans la brutalité structurelle retrouvée et même littéralement trouvée, perçue, éprouvée, en plus de l’universel et antérieure à l'universel, mais antérieure selon le réel, non selon la réalité, le monde, le donné et le corps, vers le structurel et non le monde, et qui constitue l’accès, l’atteinte, la possibilité cachée dans le monde et le corps ; il montre qu’au sein et au travers et en plus de l’universel existe le singulier absolu, une cohérence plus hyper objective que le donné,

et le singulier absolu est l’insatisfaction, et la grande noirceur infatigable, et ce en quoi se créent les mondes, les images oui mais beaucoup plus que les images, la complexité brutale d’images pensées, puisque l’on y pense, à ces images, antérieurement au monde selon l’antériorité de structure brutale et dont est saisi ; c’est parce qu’il a admis, intégré, incorporé l’universel mais parce qu'il saisit la racine de grande cohérence antérieure à l'universel même, qu’il architecture son individué et en est saisi, transi par la racine très-épouvantable. Que l’architecture est celle du réel même et en aucun cas sa subjectivité ; sa poésie réelle, hyper objective (lettres).

Le nœud de cette exploration, que le singulier est en plus de l’universel, l’universel compris, est la transmutation ; c’est parce qu’il opère via un corps-autre, son autre-corps, que la brutalité inhumaine devient l’énergie surdivine. La question est ; cette énergie inemployée est-elle la noirceur insatisfaite ou la noirceur insatisfaite trouve-t-elle le chemin même du réel ; celui qui n’est pas mais se tire de l’exister effroyable du présent ? L’inemployé, qui tournait en rond dans le seul universel, et parce qu’il admet intégralement tout l’universel, découvre un territoire et ce territoire est le réel, s'engageant dans l'hyper objecitvité derrière les façades du monde et du moi, traversant sa Saison, hors de l'âme et du corps, mais exerçant sa vérité articulée sur le Bord de la réalité ; l’acte crée le réel, parce qu’il a trouvé un corps-autre qui l’impose dans toute l’ampleur de la réalité et du monde. Dieu peut bien avoir créé le monde, celui-ci, cet être en plus, crée le surdivin, le Un au sein du monde (rappelons que la première figure du surdivin est le christique lui-même ... mais la pensée grecque, divine, sait et connait son origine-autre et que toute l'immanence, qui est réellement immanence, est originellement la transcendance telle quelle). Il est autre chose que l’insatisfaction (à quoi de toute manière toute désir de satisfaction est voué).

Lorsque donc l’im-mesure de la liberté abandonne l’égalité, l’universel, elle se foudroie elle-même et croit acquérir un être, ce qui est impossible (puisque se tenant de l’exister et non de l’être et que cet être est seulement l’imagination d’une telle consistance, laissant la structure parfaitement, parfaitement, insatisfaite ; puisque c’est en tant qu’insatisfaite que la structure existe et qu’il est impossible qu’il en soit autrement) ; l’im-mesure de la liberté c’est le rêve, l’irréalité, la confusion de l’image et du miroir, du contenu et de la forme, de la détermination et de la structure.

La philosophie c’est le commencement de la saisie de la structure, nue, vide, formelle. Dieu, la pensée, le christique, le sujet et l’altérité tentent de formuler, par des concepts distordus, des opératoires, des distorsions si difficiles, la puissance du réel sur la réalité, de la forme (le présent) sur le donné (le monde).

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La forme de la politique

8 Mai 2017, 09:39am

Publié par pascal doyelle

On peut observer ceci ; l’organisation des sociétés humaines est passée d’une spontanéité (excessivement construite, de toutes les sociétés traditionnelles, des royautés, etc, mais qui se donnaient comme d’origine religieuse ou surnaturelle, de l'ordre du groupe lui-même se positionnant dans son monde, ce qui leur permettait de (se) réfléchir, de se percevoir comme image dans le miroir, de l’ordre du comme-si, dans l’image supprimant le miroir)
à un volontarisme ; on institue des constitutions, neutres, objectives, de zéro (qu’elles soient en fait relatives à une lutte des classes par ex est vrai mais en partie seulement ; au sens où au travers de la lutte de classe se montre, s’expose, s’impose une logique réellement objective, du un par un, une voix à la fois et individuelle, ce qui n’empêche nullement que la dite lutte reprenne par-dessus la constitution et même enfonce la logique universelle du un par un dans un monde obscur et violent).

La différence se tient donc entre l’image dans le miroir et le miroir lui-même ; en admettant, objectivant, qu’il existe un miroir, on doit structurer celui-ci au lieu de seulement produire des images dans le miroir (par ex à quoi nous contraignent la totalité des mass médiatisations, des images, des images partout, tout le temps). Ou donc d’une part de produire des images à ce point autres et in-entendues qu’elles appellent la structure et d’autre part élaborer le Bord du monde et du corps, de telle sorte que ce qui est sans épaisseur (sans détermination) ait accès à lui-même. La philosophie par son tord-boyaux crée, pour sa part propre, l’articulation repérée depuis la méditerranée (sous les auspices de la pensée et de dieu et du christique), la crée selon ses possibilités de tours et re-tours d’abord dit métaphysiques et ensuite nommés ontologiques (tenant à la structure de notre arc de conscience, depuis Descartes). Mais la structure est activée et ce dans tous les domaines ; esthétiques, éthiques, politiques, idéels, humanisation et personnalisation, etc.

Le problème est que dans l’ordre spontané ou immédiat, il n’existe pas de miroir, en lequel vienne s’agiter les images, et qu’il n’est non seulement pas besoin de justifier ce miroir, mais il n’est pas pensable d’investiguer sur la nature du miroir ; l’hypothèse ici est que l’occidentalisation n’est pas de composer une image de plus (une image du monde) mais de structurer le miroir lui-même ; ne pas croire donc que la pensée, dieu, le sujet ou l’altérité (Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan) formulent des images mais imposent bien des structurations de la structure, pour ainsi dire.

Et l’institution de la Constitution, des sociétés humaines, crée le un par un ; chacun est relatif à soi et dès lors échappe au relatif, mais à condition de situer ce Rapport, ce qui prît nom de sujet, ou dans l’historicité de liberté. Or cependant ce qui eut lieu ce ne fut pas le maintien de ce Rapport ; en cela que chacun devint relatif à son corps ; et plus exactement à la satisfaction ; ce qui n’est pas du tout le même que le Rapport. Les Grands sujets (Rimbaud, mais chacun le sien) et aussi les sujets (citoyen signifie un tel sujet ou révolution ou éthique-esthétique ou éthique-politique, etc) commencent alors de se débattre dans leur moi, à éjecter l’identification de leur sujet à leur moi, identifié à ce corps donné, supposé naturel et immédiat.

Liberté égalité

De manière générale il est très facile d’être libre, mais il est très difficile de tenir cette liberté dans l’égalité ; parce que pour ce faire chaque liberté doit se réfléchir, se situer elle-même et non pas suivre son penchant naturel, réaliste, objectivé (ce qui se situe dans le champ intentionnel et non pas le faisceau intentionnel lui-même, les objets et non l'horizon des objets). Et si on doit se situer alors il faut nourrir cette distinction et soi-même cesser d’être, de se vivre seulement comme simplement « soi ». Ce faisant, en se limitant à son « soi » personnel, pour ainsi dire, on redouble en réalité la difficulté, mais cela ne se voit pas, parce que pour s’apercevoir que c’est un piège redoutable, il faut garder vivant à l’esprit « ce que devrait être l’équivalence liberté-égalité », ce qui est un  effort, et qui revient à ouvrir la dimension de cette liberté telle qu’en elle-même et non pas prise dans un jeu, simple, d’immédiateté (la liberté consistant alors à « faire ce que l’on veut », dans les limites de la liberté des autres, ce qui ne se joue pas pareillement dans les pays anglo-saxons et en France). Et compréhension qui est la logique de comprendre que si la satisfaction n’est pas ma finalité, alors c’en est une autre … évidemment la difficulté est entièrement de savoir en quoi cette autre finalité consiste.

Garder libéralisme ou capitalisme et communisme fait partie du piège ; on ne peut pas choisir entre liberté et égalité. C’est impossible, à moins de tomber dans les deux cas dans le piège qui veut identifier le mouvement, qui s’égare alors dans les réalités fantasmées que l’on sait ; réalités fantasmées aussi bien communiste que capitaliste ; parce que si l’équivalence liberté-égalité n’est pas maintenue c’est l’esprit qui est coupé de lui-même, esprit qui au lieu d’articuler, de construire la médiation, fléchit et tombe dans le donné.

Remplaçons « esprit » par « conscience » l’arc de conscience est séparé de non pas sa réalité mais de sa possibilité, c’est la possibilité qui manque et que, si l’on se tient dans le monde de la satisfaction, on ne perçoit plus ; le monde parait toujours complet pour la satisfaction, et l’insatisfaction, ce dont l’arc de chaque conscience est la proie, l'insatisfaction est le seul obstacle apparent, et l’insatisfaction qui devrait s’adresser, s’élancer par l’équivalence égalité-liberté (si insatisfaction se comprenait comme structurelle, cad à jamais insatisfaite, et qui ne se soumet pas aux satisfactions rêvées, fantasmées, aisées, se produisant naturellement de la cervelle) la pseudo finalité retombe dans le monde, dans l’immédiateté et la fadeur ou la valeur des objets qui échoient indéfiniment dans le donné ; parce que ça n’est pas stricto sensu à l’équivalence que cela s’adresse, c’est à cet être, cette structure ; que l‘équivalence liberté-égalité implique, c’est à la Constante structurelle, une tension, civilisationnelle, que cette équivalence suppose ; qui consiste à remonter dans le structurel et non pas user du structurel à des finalités tombantes.

Que l’on ne se définisse pas selon le corps mais selon cet autre réel, celui qui n’est pas. L’autre Corps. Celui dont on n’a pas idée, mais quelques images ici et là, sauf que ces quelques-unes images sont immensément bouleversées, en interne, et montrent, au travers, le miroir, ou plus exactement le suscite ; le suscite en revers de ces images tortueuses. Rimbaud, toujours notre exemple, suscite par ses images l’arc de conscience et la recension de tout le monde donné et de tout le corps.

Ce qui manque à l’inéquivalence liberté-égalité c’est la vision ou la visée, la cible d’un monde organisé et organisé par l’auto gestion de chaque arc de conscience ; qu’il se pourvoie d’une mise à niveau continuée, qui puisse avancer l’arc de conscience et la représentation humaine de l’humain, à la fois (ce dont se charge les mass et micro médiatisations se transformant en mass et micro médiations, de soi à soi, de soi aux autres, des autres à eux-mêmes) qui admet qu’il doit « sacrifier » une partie de lui-même afin que cette séparation vienne augmenter l’ensemble, impliquant qu’il y ait un « ensemble », cad une finalité explicite à l’humanisme qui ne soit pas la satisfaction et qui soit un but en plus ; et il est très clair, si l’on peut dire, qu’il est de multiples pistes, on y reviendra puisque cela instruit la programmation de l’éthique ontologique elle-même ; comment la structure de conscience doit-elle, à partir du rien de sa forme, doit-elle user d’elle-même ?

Lorsque l’on n’atteint que la liberté immédiate on redescend les finalités dans le donné ; en charge, légitime, d’acquérir le bonheur, idée neuve en Europe, mais on n’entre seulement par là que dans la conditionnalité de notre possibilité ; c’est seulement à partir de cet acquis, le bonheur, que la suite commence, qui elle est réellement intéressante (et qui oblige comme on l’aura compris à subsumer la satisfaction dans la structure insatisfactionnelle, qui est fondamentalement l’enjeu ; Nietzsche entre autres est la pensée de l’insatisfaction comme structurelle, mais tout autant Sartre ou Lacan). Or en restreignant ce bonheur lui-même à la mise sous contraintes artificielles d’une nécessité, d’un nécessitarisme, une sorte très réelle d’idéomanie, on bouche absolument le possible ; l’économisme fait office d’une telle mise sous contraintes, qui s’oppose à ce que cela aurait dû être une mise sous conditions du possible ; et l’histoire se rétrograde alors indéfiniment (selon le nombre indéfini d’objets de désir ; rappelons que si le communisme table sur les besoins et l’homme générique, ce qui est une vue abstraite qui ne veut se tenir que de l’universel, le libéralisme se confie, pieds et poings liés, au désir et à l’individuation, ce qui est plus réaliste mais pour l’instant un piège dans lequel nous sommes tous liés, un anneau pour les lier tous) ; le monde, humain, ne cesse plus ainsi de se recycler, en usant jusqu’à la corde les images dans le miroir et de plus en plus éloigné de la structure qu’est ce miroir lui-même, et en même temps de plus en plus proche (la logique du réel est logique étrange, fondamentalement).   

La réponse est claire ; si l’on y tombe dans le piège c’est parce que le corps est évident, de même ses objets, amplifiés, adulés, idolâtrés, fantasmés, et démultiplication de tous ces motifs, corps donné déjà-là,  et que l’équivalence et surtout ce qu’elle implique, n’est pas ; puisqu’elle est le possible. De sorte que l’on manque d’âme parce qu’on ne la veut pas, parce que l’on n’y décide pas.

Ce qui doit être n’est pas « là » ; ce qui doit être c’est ce qui peut être, et la structure de l’être est l’exister, non pas l’être lui-même, qui est seulement effet et résultat et dépôt de l’exister ; c’est le possible qui crée le réel. Et il faut se hisser à cette mesure sinon on retombe dans la complétude du monde, tout déjà là, et chacun livré à l’infra. Et ce qui peut être est précisément ce qui est pensé ; la pensée a pour finalité de délimiter le possible, en un sens spécifique et très technique, mais la liberté dans l'histoire, l'égalité parmi tous, la perception augmentée esthétique ou l'éthique elle-même parcourent l'historicité et l'humanisation et bien sur pour nous tous, la personnalisation,,jusqu'au coeur des mois ; et à commencer par ce qui est impliqué par l’équivalence liberté-égalité ; l’impliqué est la délimitation du possible, ce qui suppose que notre être ne soit nullement un être mais une structure ; celle qui rend possible le possible.

De ceci les bifurcations étranges philosophiques ; les trucs que l’on ne comprend pas ; puisque ce qui est décrit c’est justement la jointure, l’articulation de notre être, la structure (pas ce que l’on est mais l’arc qui existe) au réel, et à la position « qu’il y a un réel » (et qu’il est plus grand que lui-même).

De même si l’on range Rimbaud (ou quiconque évidement) dans la catégorie « poésie » on ne voit pas qu’en fait, dans le Fait même, c’est notre arc de conscience qui est, dans ces textes, réarticulé, re-lié d’une grande extension et ce via une énormissime intensité, l’autre-corps. Il faut considérer Enfer et Illuminations comme nos évangiles. Et comme nous sommes dorénavant quantité innombrable de sujets, il est des quantités d’évangiles (chacun les siens, c’est une œuvre en variations kaléidoscopiques de et par la singularité, qui est le cœur même du réel, cad de l’exister) . Quantité puisque ce qui s’est propagée est la forme, de la structure de conscience, et cela serait-ce même via les plus difficiles et retors grands sujets. Nous sommes d’innombrables sujets, sous l’apparence des mois, et suite à l’entame de Descartes qui ne fait que révéler une structure réelle qui commençait déjà de pointer dans le monde, cette multitude de sujets viendra bientôt se déverser au travers de la révolution (liberté-égalité) sur tout le monde humain, l’envahir du dedans. Ce ne sont pas les « droits de l’homme » qui envahissent le champ, c’en est seulement une traduction, mais l’effleurement du roc, l’impliqué secret dans l’océan habituel du monde.

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Ce que l’on nomme « pensée »

4 Mai 2017, 12:42pm

Publié par pascal doyelle

De ce que depuis la méditerranée l’on investigue le Bord du monde et du corps, et que c’est bel et bien là que l’on existe. De sorte que l’on est perdu, égaré, dans ce qui pourtant est la forme même du réel. C’est-à-dire partout, la forme de ce qui est, partout.

Des mondes particuliers, un par un, séparés les uns des autres, créant, créant chacun pour soi une synthèse particulière, un monde perçu, un langage, et produisant ainsi tout l’ensemble, tout le dispositif de ce que l’on nomme « culture ».

On ne pouvait pas en rester là. Aussi il est apparu, il se trouve que c’est autour de la méditerranée, non plus de se satisfaire de la culture mais d’inventer en plus, par-dessus la culture, une acculturation tout à fait autre et non plus fondée en une synthèse spéciale, mais remontant antérieurement à toute culture et exposant au-devant cela même qui existe antérieurement à tout contenu, toute représentation, tout langage, et ouvrant la possibilité d’une acculturation bien plus vaste ; soit donc le monde unique universel des grecs, et le corps christique individuel. Mais ces configurations, grecque et christique, sont seulement des représentations qui permettront d’avancer plus avant et cette avancée sera placée sur l’échiquier de la réalité, par Descartes de promouvoir le sujet, comme dispositif (ce qui n’a rien à voir avec l’idéalisme ou le subjectif, mais qui décrit ou commence de décrire une structure, celle qui origine la pensée, ou les mondes humains ou le langage ou le corps dans la mesure où le corps d’un être humain est le support, le support de signes).

Il faut comprendre que ce qui est mis à jour, exposé, placé en avant, sur le devant de la scène est indépendamment de toute croyance, tout monde, toute culture particulière ; on peut croire à ce que l’on veut, Bouddha ou la fourmi qui rêve sous la terre, Allah ou Jésus. La remontée dans la structure splitte ce qui autrement serait utilisé en tel ou tel monde, mais l’occidentalisation désigne ce processus qui creuse, distingue l’articulation antérieure à tout contenu, tout monde, l’articulation entre le réel et n’importe quelle représentation de la réalité.

De là que la pensée, ce qui dans l’occidentalisation se nomme pensée, on ne parvienne pas à la définir puisqu’elle ne va pas tenir dans la détermination, mais dans le signe ; il s’agira de tenir le signe de telle sorte que la structure apparaisse à chacun qui veuille bien ne pas s'y soutraire ; on ne saisit pas ce que la philosophie énonce si l’on actualise pas en soi-même l’acte de conscience qui y préside ; autrement dit les signes, contrairement aux mots (susceptibles de définition) montrent pour chaque arc de conscience et uniquement en cette conscience, le réel, selon le temps, la distance, l’altérité, le réel comme position ; le réel n’est, pour nous, que la position du réel et non de « ce qui » est réel. On peut énumérer quantité de réalités, déterminées, et on n’en vient jamais à bout, de même réitérer tous les nombres, ça n’a pas de fin ; parce que la forme qu’est le réel est cela qui existe, non les contenus, non les particules, la matière ou les choses ou donc les mots ; tout cela renvoie à une forme qui, elle, est intégrale mais non visible, non déterminée ; on ne peut ainsi la saisir que de la signifier, ce qui veut dire la saisir d’en être saisi.

Cela veut dire que lisant de la philosophie on peut croire que Hegel nous parle de l’esprit et donc on définit, là devant, un personnage « l’esprit » et on le voit ou l’observe agir ; alors qu’en fait il faut se mettre à la place de ce personnage ; l’investir ; sinon on n’y comprend rien ; on ne voit pas pourquoi cet esprit prendrait toutes ces formulations et s’en sortirait indemne, qu’est-ce que c’est que cet « esprit » ? Hegel nous annonce donc dès le début « Descartes nous a appris que l’esprit est sujet ». Puisque l’on voit bien que quelque chose de réel passe dans la dialectique du maitre et de l’esclave ou dans la logique ou dans la création des esthétiques. Sorti de Platon on ne peut que nier cette métaphysique, mais c’est du dedans que l’on voit, perçoit comme la pensée, les idées nous montrent les choses ou même nous montrent des choses, des réalités, des distinctions qui autrement n’apparaitraient pas, de n’être pas nommées.

Nommés dans et par un arc vers le réel, qui maintient articulés ces signifiances ; et nommés cela produit des mondes articulés (ceux que nous connaissons depuis la méditerranée et qui en sont plus maya ou égyptien ou indien et qui prirent appui sur le monde unique donné là universel des grecs ou sur le corps individué absolu christique).

De sorte qu'il faut remonter dans la structure de l'arc et ce sont ces descriptions qui sont lancées philosophiquement au travers de quantité de schémas ontologiques.

Et s’il existe, ce rapport, alors il est originel. Et si il est originel c’est cela qui doit être pensé, et donc c’est cela qui le fut. L’être et la pensée, dieu et le christique, Descartes et le sujet, l’altérité et le réel, c’est ce rapport qui fut pensé.  On dira que l’admettre comme rapport intuitionnel à lui-même ça n’est pas le penser or la raison objectiviste elle, jamais ne le pense et jamais ne crée  ou « recrée » ce rapport (comme si cela avait un sens quelconque), mais surtout maintenir l’objectivisme c’est ne pas voir que la pensée, la réflexion, cartésienne, kantienne, sartrienne, l’exister comme altérité pensent effectivement le réel ; on y est déjà, on y a toujours été, depuis que l’arc de conscience sous les auspices de la pensée (cad de la surintentionnalisation qui échappe au langage du groupe et manifeste sa propre proto expérience dont seuls les arc, en pensant, témoignent) a pris conscience de soi comme non plus contenus mais comme activité et donc comme activisme, on est depuis lors dans le développement du réel même ; non seulement la pensée a pensé l’arc structurel, mais elle l’a déployé, parce que l’on ne peut pas toucher à la structure sans Créer… L'arc n'a pas de représentation et doit accumuler les idées, les esthétiques, les éthiques, les politiques, les idéels. L’arc est la structure hyper objective qui touche à même le présent, l’exister, qui atteint ce qui origine tout ce qui est ; on ne peut pas s’y engager sans créer.

On est extrêmement loin du copier coller qu’est censé être la connaissance ; sans doute est-ce hérité du savoir philosophique idéal soutenu de la pensée ; la pensée doit être adéquate à l’être, mais alors la « pensée » c’était la situation de notre-être/dans l’être, qu’il y ait « pensée » dans le « monde » est un rapport ; qui conduira et qui conduit déjà au surdivin. Le surdivin ce ne sont pas les idées mais qu’il y ait un être qui repère ces idées et les applique au monde ; de même que le christique est le dieu qui vient-en-plus du dieu unique ; pareillement le sujet est en plus de la pensée ; et le corps rimbaldien est  le corps en plus. De même que ce sera l’arc en un corps et l’arc en un moi qui seront analysés par Sartre et Lacan.

C’est le même arc qui produisit la pensée ou qui produit nietzschéennement son auto affirmation et observe le monde de ce point là (l’extension de l’intensité maximale) et qui décortique l’arc, qu’il est,  en un corps sartrien ou lacanien ; on y est infiniment éloigné de la considération toute froide et objectiviste d’un discours rationnel, mais ceci au sein d'un discours qui expose intégralement tout le saisissable structurel ; l’arc est non seulement incarné (comme si il se recevait dans un corps de l’extérieur, une âme préexistante par ex) mais incorporé ; il nait de et par le corps et ce bien que cet arc soit en plus, autre. Il est effroyable qu’un arc naisse d’un corps (c’est quasi in-supportable pour quiconque, pour quelque moi que ce soit) mais en même temps c’est logique, si la logique du réel est justement l’altérité (et non l’identité qui est toujours relative, tandis que l’altérité est absolue ; il faut que l’altérité produise des identités, mais l’identité ne saurait produire des ou de l’altérité ; l’identité est toujours forcément seconde, réelle mais seconde dans le réel).

Sartre et Lacan ont ramené toute la pensée à l’analytique structurelle de l’arc de conscience ; selon l’externe et selon l’interne.

Or cela si les deux positions ramènent très exactement et très précisément le lieu de la possibilité (de la forme qu’est la conscience signifiée toute nue « là », dans la position structurelle), cela ne nie pas ni la pensée, le sujet ou évidemment l’altérité ; le mouvement de la pensée, de la réflexivité, de retour sur cet-être spécifique précise au fur et à mesure le joint, la jointure de cet être au réel ; sans doute cette articulation prend nom de pensée ou de sujet (de dieu ou du christique et enfin du cartésien, ou du sujet transcendantal ou de l’esprit hégélienne, etc), et montre ses possibilités, mais c’est la même possibilité qui déploie toute sa palette de réalisations ; en somme le sujet lacanien ou sartrien ne nient pas le sujet cartésien ; le sujet cartésien se crée à partir de l’arc, tandis que Sartre et Lacan décrivent la présence, cad l’activité, voire l’activisme en fait, de cet arc tel que déjà là dans un corps (un moi dont la fondation est le corps, rendu capable d’un moi, qui se tisse comme interface entre l’arc et le donné, le corps donné et le monde) ; autrement dit il faut percevoir toutes les explorations et créations (puisque l’arc, qui n’est pas dans le monde, pour s’y produire doit s’y inventer) non pas dans leurs contenus, auquel cas on observerait des contradictions ou à tout le moins des directions en tous sens, mais à partir d’une structure, en retrait formel, qui expose ses réalisations et ses figurations ou mieux ses configurations ; figurations se dit des représentations à partir d’une position (définissant ainsi une attitude) et configurations sont celles qui tiennent compte de ce fait majeur et unique ; notre-être/dans l’être et configurations qui permettent de bouger, modifier la focale sur l’articulation même, d’éclairer et de déployer la position, de l’extraire à proprement parler.

Que l’arc puisse s’opérer vivant de son être parait une difficulté ; mais c’est que l’arc ne compare pas une partie du monde vers une partie du monde (la raison et le donné, l'âme et le corps, l'esprit et la vie, le moi et son corps), mais de la structure, vide et formelle, toujours autre, vers une partie ou des parties du monde ou toutes les parties du monde ; la pensée part de l'indéterminité vers la détermination ; l’arc de conscience, bien que cette altérité n’apparaisse pas dans le monde, est toujours en dehors (sinon il ne parviendrait en aucune manière à produire une pensée bien sur mais même une représentation ou un langage ou un corps animé, par l’esprit, l’âme, la raison, la volonté, etc) et c'est de ce Bord-autre qu'il expulse au fur et à mesure et crée de plus en plus de réalisations. Précisant sa position sur le Bord et précisant ce Bord du réel lui-même.

Identifier cette altérité à l’âme par ex ou à l’esprit hégélien (dont on voit bien qu’il est et même n’est que mouvement, négativité), l’identifier à une identité est une erreur, mais quelque fois telle ou telle identité (suffisamment armée et difficile elle-même) permet de montrer l’articulation (en usant du Un Plotin expose toute l’immense variation ontologique possible, ou dieu conjoint à Jésus dans toute l’ampleur de l’intensité possible, à partir du Point autre-qui-ne-meurt-pas). La monstration de l’articulation entraine tout le monde donné et tout le corps puisque l’être est le « là » du donné, du même donné, qui emporte en même temps le monde ; l’indéterminité de la forme de l’arc de conscience est hyper active, toujours (le moi en subit la totalité des ses effets effarants dans son vécu et par son corps)  intentionnalise intensément et extensivement sur tout le donné. C’est l’actualisation de la transcendance comme racine de toute l’immanence ; la transcendance est cela même qui agit le monde ; il n’y a pas de monde, de réalité sans la forme du réel, du présent, qui exige de se réaliser, rendre réel dans et comme monde, et comme corps.

Ayant embrayé sur la forme de la réalité, soit donc le réel, en plus de toute réalité, l’hyper activité de l’arc de conscience a créé toutes les pistes, tous les mondes, toutes les possibilités, et non seulement mais a structuré ce Bord lui-même, a déployé toutes les potentialités de la structure du monde, en dur (tels qu’ils nous sont accessibles, et sans épuiser les possibilités qui ne s’attachent qu’une par une).

Ainsi pour ce qui nous concerne, chacun, au 21éme, chaque moi est la tentative de résolution de la présence du Bord sur et par son corps ; mettant en jeu qu’il soit un moi, et que ce moi ait pour horizon son sujet, puisque de s’être avancé aussi loin, aussi profondément sur la surface (du corps), dans la reprise instanciée du corps christique (qui est celui qui soulève totalement tout le corps du réel de par le sien, propre, il est la forme de la réalité selon cette instanciation historique de toute la possibilité), reprise à chaque fois encore plus avancée, et plus profonde sur la surface, il s’agit de savoir comment supporter l’arc de conscience, cette horreur manifeste, ce réel avant la réalité, cette structure avant le monde.   

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Jésus et Rimbaud

1 Mai 2017, 12:21pm

Publié par pascal doyelle

 

Rimbaud pensait à la révolution, a assisté à un de ses effondrements. Il a cherché ce qui dans l’immanence transcende l’immanence, et presque saisi qu’il y a de la transcendance parce que l’immanence est intégralement originellement la transcendance : le réel est de la transcendance brute. Il n’y a que de la transcendance, partout, mais elle est impossible, ce qui veut dire réelle.

Il voit que si la transcendance est le sens unique du réel de la réalité, cela implique que la réalité est une infinie multiplicité, emplie de contenus, de trésors inouïs, et ce qu’il, lui, Rimbaud, Arthur, puisse, ait à se perdre ; sans cesse il réinstaure le sujet absolu, le surdivin, l’autre sorte de divin qui se crée de et à partir de la multiplicité infinie. Le Un ne contredit pas les infinies variations, il ne les fonde pas seulement, il les explose.

Cette révolution, croire qu’elle serait comme l’effet d’un matérialisme dialectique d’une classe, etc, c’est en partie vrai mais cette cause là est elle-même l’effet d’un mouvement de fond.  Comprenons bien que si on interprète mal, on ne saura en aucune manière non seulement redresser la réalisation (au cas où ça déboite), mais surtout et encore pire dans l’impossibilité de continuer ce qui se nomme « révolution ». L’interprétation, limitée, et l’action glisseront sur l’histoire gelée par une pensée figée, Rimbaud brule la pensée en enfer et devient la vision antérieure à tout qui relance le langage, le monde et recrée le surdivin.

Si révolution était seulement la venue du monde au monde, ça retomberait dans le monde (ce qui eut lieu, ce qui a lieu, toujours, constamment le monde disparait et il n’en reste rien). À savoir ce qui était sous pression indue des inégalités et de la hiérarchie antérieure ou de telle société traditionnelle ou holiste, ce qui était étouffé par l’ordre artificiel des royautés par la révolution vient au monde et ainsi la « vie », la vie normale, naturelle, « libre » qui peut se lâcher en somme, parvient par la révolution à sa manifestation. Si elle n’était que cela, ce serait bien (personne ne désire vraiment vivre dans un milieu clos et étouffant, à moins de ne rien connaitre d’autre et d’être né dedans), mais ça ne signifierait rien, rien de plus que le monde.

Or, pas.

On dit ici que la finalité, par-dessus le bonheur, est autre ; que la finalité est de réaliser, chacun, un sujet. C’est structurel, ce qui veut dire que c’est en plus et par-dessus la détermination, le monde, le vécu, le donné ; puisque dans ses effets ça structure la perception, les désirs, les intentions. Par-dessus la réalisation naturelle de notre vie dans une société humaine, cad humaniste, ce dont nous nous éloignons au fur et à mesure, faut-il le dire, puisque si la révolution ne se continue pas, sous d’autres formes, la tension tombe dans le monde, et non pas se crée, cette réalisation est elle-même agie par le mouvement de plus grande ampleur, que rien ne mesure puisqu’il n’est pas nommé.

On a dit aussi que Jésus est un sujet ou Platon ou Mozart et on n’entend évidemment pas que chacun se transforme en Rimbaud. On aime, adore, adule un tel ou tel autre parce que l’on y repère le sujet. Mais on ne dira pas comme Badiou que le sujet se tient d’une vérité ; c’est le contraire ; les vérités se tiennent des sujets ; Badiou fait l’économie de penser la structure « en sujet » comme racine de la réalité parce que du réel, et donc Badiou ne pense pas qu’il y ait un réel, réductible dès lors à une vérité, une représentation, un mot ; la vérité, universelle, a encore cours et ne se réfère pas même à un sujet, qui est pourtant ce qui fut avancé en philosophie depuis au moins Descartes.

Le sujet est ce qui n’a jamais eu lieu et ce qui a toujours eu lieu ; Jésus n’est pas une étiquette (d’une église), ni Rimbaud n’est « le poète » ; c’est ceci qu’il refuse, il réanime que le poète est le voyant, un être en plus et non une catégorie soigneusement rangée dans la culture ; c’est en ceci que les créateurs cherchent profondément une éthique ontologique, leur création entraine la constitution d’un autre-corps, œuvre qui puisse engager tout l’être, ce qui veut dire tout le corps, comme surface-autre, ayant accès au réel, au formel, puisque étant atteint par le réel, le point-autre dans l’externe, comme le tomber-amoureux est la plus grande expérience du moi, le point-autre est la plus grande tension du sujet.

On voit par les deux tangentes susdites, le tomber-amoureux et l’œuvre, ce dont il est question ; ce qui rappelle l’insistance de Sartre sur l’écrivain, l’artiste, Flaubert, Genet ; la manière de se changer et l’être des gens, leur épaisseur humaine et pour Rimbaud hors-humaine, ayant bifurqué en plus de la révolution, leur identité de moi et pour le créateur, par l’enjeu de son propre moi, de son propre vécu.

Et du reste ce qui nous heurte le plus ce serait bien l’étrange position du christ ; qu’est-ce que c’est que ce refus du monde, de la vie, du corps ? Rien de plus effarant pour les mois qui tiennent si fort à leur vie, à leur « destinée » vécue que celui-là qui s’expulse lui-même de son vécu. Mais ni le moi, ni le vécu, ni le corps ne leur rendra cette expulsion, pas d’illusions, parce que quoi que nous fassions ou voulions, le christique est instancié, c’est à partir de lui que nous sommes nés, il nous a baptisé et Rimbaud ne cesse de se le remémorer.

Mais le christ se remplace par l’autre-corps et pour le coup littéralement ; en fait c’est le seul qui le puisse. C’est parce qu’il est Jésus et Fils de Dieu, dixit ; c’est quand même suffocant ; qu’il fut inventé ou révélé le christique est un décrochage absolu, celui qui embraie tout autre chose et tout autrement. Il est le seul qui puisse subvertir intégralement son corps et devenir autre, ce qui veut dire Autre. Personne n’a réussi, personne n’a lancé une telle exploration ; le christ est le (début du) surdivin. Le dieu en plus. En plus du dieu unique ? Peu importe puisqu’il remet tout.  

De fait il le dit. Je viens en plus, par surcroit. Il faut toujours se fier à ce qui se dit.  

Il faut Rimbaud, au moins, pour s’aligner ; un adolescent qui se prend-pour, et qui a raison. Mais qui laisse tomber, parce que c’est vraiment trop impossible. Créer l’autre-corps via l’œuvre est une impossibilité, mais il n’y a pas de choix. Pas le choix et non en désespérant de ce qui n’est pas ; une sorte de vague idéal, il y aurait un corps parfait, un corps objet, il y aurait la Beauté, un corps contenu tel le fameux pour-soi-en-soi sartrien, qui serait dieu, dont on ne voit pas du tout ce qu’il signifie, puisque Sartre imagine un tout qui serait l’idéal spontané de la liberté sans voir que la liberté en elle-même est une forme structurelle, une structure effective et qu’elle est, telle quelle, la vérité, vide mais la vérité et que la vérité est une structure, une forme et non un contenu ou une détermination ; ce à quoi Sartre ne peut souscrire puisqu’il reste dans l’opposition et que « structure » pour lui signifierait idéaliste. Il ne voit pas que la structure tient toute seule, qu’elle est même l’originel. On peut bien la remplacer par un super signifiant, telle la Volonté, mais il n’y aura pas de signifié sous ce super signifiant.

Pas le choix mais étant saisi de l’élan sur le Bord de la réalité, parce que c’est de là que tout arc s’initie, aux deux sens. Rimbaud a surpris le Bord du monde et ce selon le Bord de ce corps, selon ses désirs et ses affects, ses perceptions et l’aperception du langage, de transformer tout l’ensemble en signes vers et par ce qui dans la réalité travaille cette réalité, en tant que le réel est, pour tout arc de conscience, le surdivin. Et le tout, festin et inouï,  énormisé parce qu’il est saisi du surdivin.

Comme nous sommes au ras du monde (au Bord, et depuis la méditerranée) ce choix unique est la racine même : de même qu’il n’y a pas d’illusions, il n’y a pas d’autre choix, parce que l’on existe déjà, toujours, à la racine, au Bord du monde, sur la Décision ; antérieurement il n’y a rien, postérieurement on ignore ce qu’il y a, matérialisant le surdivin ; la possibilité qui va décider au fur et à mesure, mais non pas « décider ceci ou cela » mais qui va créer le possible lui-même des ceci et cela, qui font vraiment figures d’effets et de moyens non de fin ; la règle, du réel, est qu’il crée la règle, qui par ailleurs rendra possibles tels ou tels possibles. Le réel est plus grand que lui-même, hérésie.

Et choix unique dont on sera de toute façon rattrapé. Chacun est la proie du choix qu’il a lancé, tout là-bas, loin dans le passé et non temporel, qui nécessité que l’on reprenne tout, tout entièrement la vie, à partir de la structure, virtuelle, dans la conscience structurelle qui a décidé quelque chose/quelque part, dans le vécu d’un seul et dans l’historicité  et qui continue de se prendre et reprendre dans et de sa décision d’exister, ou pas, qui ,se met en jeu, en scène, se convoque et se hait, s’abomine. Un nœud structurel interne, interne à l’attention même, dont on prend la portée, cette attention qui par exemple est squeezée en psychanalyse ou par l’inconscient, un schéma individué qui ouvrage, une manière d’admettre le réel, selon le marquage de cette réalité vécue et qui porte la connivence et à la fois le rejet absolu du réel comme il est.

Il est un engouement absolu et un dégoût fondamental du réel, extrêmement puissants, et à vrai dire, dans les deux cas tout-puissants. C’est la toute-puissance qui se décide, littéralement, la toute puissance est dieu et en l’occurrence le surdivin. Ce sont deux orientations structurelles dont on ne peut rien décider ; puisqu’ils sont la décision même. Il est absolu d’aimer ou de haïr ce monde. On peut très bien refuser cette existence, que l’univers soit ce truc gigantesque et idiot, un déchainement irrémissible de la statistique (une quantité peut être infinie d’énergie qui se refroidit en vague de particules et produit un univers débile), n’est pas en soi aimable, digne d’être aimé.

L’engouement et le dégout sont les affects tout-puissants. Ils décident de tout, de tout ce que l’on sera éternellement. L’enfer et les Illuminations sont les machines qui opèrent le tri multidimensionnel de l’âme et du corps, « de posséder la vérité dans une âme et un corps »

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Rassembler l’éternité

29 Avril 2017, 10:30am

Publié par pascal doyelle

Les trois Faits majeurs

On avancera donc que techniquement, parce que notre être, ou plus exactement la structure de base dont nos identités sont les effets, parce que notre être structurel est une technologie inventée par le donné, le monde, de telle sorte que l’arc de conscience soit accroché au réel sous la forme universelle, et singulière, qu’est le présent,

on avancera que techniquement donc autour de la méditerranée cette structure de conscience se découvre, comme la mer se retire, que les mondes particuliers s’épuisent et qu’apparait, dans le monde, la nécessité de représenter la dite structure qui ne se représente pas ; elle ne se représente pas, ce qui veut dire qu’aucun contenu, aucun mot, aucun représentation ne peut la contenir, 

elle ne se représente mais elle se signifie ; puisque si elle ne tient pas dans des contenus, du langage, par contre tout arc de conscience peut signifier cette structure ; la pensée, dieu, le christique, le sujet ou l’altérité n’existent dans le faisceau intentionnel que par l'activisme de telle conscience (conversion, basculement, epoche structurelle, cogito, auto affirmation nietzschéenne, nausée sartrienne, etc)

Le fait majeur consistait en cette conversion vers l’universel, qui obligeait chacun à se redistribuer dans l’universalisation, l’idée, le système, la vérité comme champ nouveau d’expérimentation, qui bouleversât les grecs, à surintentionnalilser en plus du langage commun et d'expérimenter selon la nouvelle augmentation qui décuple l'intentionnalisation du monde donné là.

Mais il fut concurrencé par cet autre Fait, si absolument singulier et pourtant unanimement partagé ; qu’il existe et n’existe que des sujets , un par un, tous cartésiens, et dont la singularité n’empêche en aucune manière de tenir l’universalité, et que la structure singulière du sujet est, littéralement, cela même qui propage l’universel ; Descartes découvre, dé-couvre, enlève la couverture pour ainsi dire, du sujet, et manifeste l’origine de la pensée ; que la pensée ait une origine il faut comprendre que ça ne signifie en rien que cette origine soit contradictoire d’avec l’universel ; c’est parce que l’origine de la pensée est ce sujet qu’il y a pensée, et qu'il faut alors réinterpréter la pensée comme s’originant dans une structure, antérieure, mais antérieur ontologiquement (cad qui ne soumet la pensée à la causalité mais qui attire la pensée, ce que perçoit bien Kant qui crée le noumène non pour faire joli mais parce que structurellement la pensée kantienne est fondée dans et par l’aperçu de cette origine antérieure).

Si l’on suit bien il est un approfondissent dans l’inépaisseur de la structure (elle n’est pas du monde, n’est pas déterminée), qui replie, re-tourne en quelque sorte la réflexivité de la pensée, vers l’origine de la pensée (ce que l’on nomme le sujet, au sens donc où dieu est sujet, la-pensée est sujet, René Descartes est sujet) et qui replie ce sujet lui-même (qui contient et admet toute la pensée, et qui plus est sujet qui permet de redéployer à nouveau la réflexivité d’encore plus loin), et qui re-tourne le dit sujet vers un troisième Fait majeur ; à savoir l’exister.

Universel, sujet, exister

Trois faits qui extériorisent l’acte de conscience et le sortent de tout contenu. Trois faits qui dressent la présence du réel comme dimension qui se tient et surtout à partir de la paroi duquel tout est tracté, tracté par l’au-devant, par le présent.

La pensée, le sujet, l’altérité se tiennent là au-devant, impliquent l’actualisation de tout ce qui peut exister intégralement ; dresser la paroi structurelle du présent c’est soulever le monde, le donné, le vécu, le corps.Puisque le donné là est instancié par le "là" du donné, le monde par le point que fut l'être, puis le sujet, puis l'exister et l'ensemble formulent les mouvements transcendants dans l'immanence, au sens où il n'est d'immanence que par et dans la transcendance du présent activiste ; c'est le présent, et donc tout ce qui est, qui se réfléchit. Tout est entièrement transcendant, tout est le mouvement-même.

L’autre dénomination de l’exister est l’altérité ou plus exactement ce par quoi on repère l’exister ce fut l’altérité ; la volonté nietzschéenne (qui dit littéralement que l’autre est en nous, antérieur à nous), l’Etre heideggérien, qui dit que nous sommes immergés dans l’altérité qui exige de nous (on ne sait toujours pas quoi), et enfin les deux analytiques sartrienne et lacanienne qui examine consciencieusement tous les aspects de cette structure neutre, vide, formelle, ce mécanisme effarant et effrayant de l’arc de conscience ( soit en externe comme Sartre soit en interne comme Lacan, mais qui les deux exposent clairement l’externe radical ; tout est autre, tout est extériorisé, tout est susceptible d’être exposé, sauf l’arc lui-même, l’interne du sujet est inaccessible, même pour lui-même, sinon il serait une partie du monde, on y reviendra, et c’est pour cela qu’il est libre en une manière très précise).

Trois faits majeurs ; l’universel, la pensée ; le sujet (dieu le christique Descartes) ; l’altérité (le « là »  réel dans lequel existent ces sujets, un par un). La dénomination de l’altérité comme exister est particulièrement cruciale comme « existence ». À savoir, oui sans doute le système hégélien est la totalité de la pensée, mais il n’empêche qu’ensuite « on existe encore » et que cela n’a rien à voir… L’existence est en plus.

Et répétons que ce dépassement de la pensée ne signifie pas que l’on nie la pensée puisque l’on découvre, depuis Descartes, la structure qui permet et existe antérieurement à la pensée. Non pas qui est dans le monde, mais qui existe dans la dimension du réel, avant le monde.

Par quoi on doit avancer que le système hégélien expose non la Pensée (qui serait comme l’horizon ultime de toutes les réalités et de toutes les intentions, ce qui n’a pas grand sens réel) mais que le système hégélien est le rassemblement de toute la phénoménologie qui l’a précédé ; c'st en cela qu'elle nous parle tellement, elle est presque toute quasiment vraie de ce qu'elle expose de notre activisme, tout comme descartes nous montre encore l'arc bouté au réel, d'une part dieu et la verticalité structurelle et d'autre part l'étendue monde ; la phénoménologie de l’esprit est tout autant la phénoménologie du Savoir absolu (en somme il n’est de « dialectique » que de passer d’une conscience à l’autre et non pas en soi ; la réalité n’est pas dialectique, mais les déplacement de conscience peuvent ressembler à quelque chose comme à une dialectique, et encore le mouvement de conscience est plus ample que cette mise en forme, pourtant bien sentie).

De même que le mouvement de réflexivité est le retour sur le donné « là », et sur cette structure qui découvre peu à peu qu’elle est surintentionnalisation (idées et systèmes), sujet (christique et cartésien) et dimension de l’altérité (l’exister et le réel),

de même il s’agit de réintégrer l’ensemble tous les devenirs, puisque ceux-ci ne concernent pas seulement des devenirs de contenus, mais des possibilités structurelles ou plutôt les variations autour et par la structure « arc de conscience » en tant qu’elle veut atteindre le réel dans et par l’articulation qui est-là ; autrement dit l’aperçu du Un plotinien ou celui du dieu Un tout-autre, ou le sujet supposé cartésien ou kantien ou la structure de conscience travaillant le corps de Lacan, c’est la même. C’est le même « sujet », au sens non pas subjectiviste du tout, mais hyper objectiviste ; la philosophie depuis le début nous entretient d’une structure effective réellement existante et forcément indépendamment de tous les contenus.

Pour schématiser ; la conscience n’est pas le conscient et le sujet n’est pas la pensée, mais la conscience et le sujet relève d’une cohérence plus grande et d’une forme plus indéfectible que la pensée et le conscient, livrés au monde, qui comme chacun sait, tombe.

Ce fut un tort considérable mais compréhensible (et utile) de réduire la pensée à la raison et le sujet au moi et le Un (dieu) à la nature. Mais l’idée même que l’arc de conscience soit un contenu ; un moi, une identité, un système ; que même il soit le langage ou le corps est absurde ; c’est parce qu’il y a un arc de conscience tendu vers le réel qu’existent un langage, une pensée, une surface autre du corps, ou telle ou telle identité posée dans le monde ; l’arc crée l’horizon sous lequel viennent fonctionner ces langages ou ces identités ces corps.

Et rappelons que l’arc de conscience sort la cervelle vers la position du réel donné « là », et lorsqu’il revient il produit une surface, une surface Autre du corps, et sur cette surface viennent se marquer les signes, et, étendue, cette surface-autre du corps est l’enjeu décisif de tout vécu et de toute l’historicité : soit cette surface retourne, retombe dans le monde donné là, soit cette surface est hyper étendue par le Point-Autre du « là » tout court, du « là » par delà tous les donnés, toutes les déterminations, indiquant en ceci que cette hypertension permet la re/structure des signes et, alors, formuler d’autres possibilités, qui ne s’éteignent pas dans la tombée du monde, du vécu, du corps ; par laquelle extension l'arc surnage, émerge par hyper intentionnalisation et existe en plus, modifiant le corps donné.

Ou donc ; lorsque les signes sont tendus seulement vers et par le monde donné, ils tombent dans le donné et ne sont plus en mesure d’être repris par d’autres arc de conscience (ils s’épuisent dans l’immédiateté dont ils sont issus et à laquelle ils reviennent, en laquelle ils ont disposé un pseudo Point). Lorsque les signes sont tendus par le réel, tout arc qui suivra sera en mesure de retrouver la trace, le signe, l’image et de réintégrer, par delà, l’articulation de structure ; par delà l’immédiat, ce qui veut dire en plus de l’immédiat, étant ce par quoi l’immédiat, le monde, se situent, sont situés : soit selon le Un, selon la pensée, le sujet ou l’altérité. Par delà l’immédiat ne veut plus dire en un autre monde, pour la raison que cela n’a jamais signifié cet au-delà abstrait ou éthéré ; les idées platoniciennes, le christique qui intentionnalise en plus de la mort, le sujet qui dresse la verticalité dans l’horizon de l’étendue augmentent ce donné et ce corps.

Enregistrés sur la paroi du présent les signes resteront les signes, le sens du monde, le sens de la réalité, et tous ceux qui connurent les signes seront nôtres.

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La vérité est le réel

26 Avril 2017, 16:00pm

Publié par pascal doyelle

Il est parfaitement inutile de prétendre que la vérité n’existe pas ; pour la raison que la vérité est le réel et que le réel est partout. Et que de toute façon quoi que l’on fasse on n’y échappe pas, jamais. Par exemple pour illustrer ; même assumant une position réactionnaire, cette réaction (Zemmour par ex), subit de fait et intégralement l’actualité, le présent, l’ici et maintenant ; l’ici et maintenant est l’enjeu. Autrement dit il est un fait, dressé, massif, du présent qui influe la totalité des consciences que l’on a, quand bien même croirait-on y échapper.

Dire que la vérité est le réel ça n’est pas du tout présenter le réel selon sa platitude, c’est au contraire signifier que le réel est déjà lui-même en « réflection » et que la philosophie à la fois introduit dans la réalité la « réflexion », et montre comme déjà cette réflection du réel le travaille ; si la réflexion philosophique influe sur la réalité, c’est qu’elle reprend l’articulation réelle qui y opère (sinon la philosophie serait effectivement cette caricature de parler dans le vide, l’abstrait, l’anhistorique, au lieu que précisément elle fut constamment activiste et provocatrice, et permît même d’engendrer l’historicité).

Sorti de là tout serait inexplicable ; il faut supposer qu’il est une logique spécifique et qu’aucune position de conscience ne soit jamais livrée au hasard, ce qui ne signifie pas qu’il soit à l’œuvre une logique de contenu, puisque précisément c’est une logique de structure ; la structure, située dans le réel, sur le réel (depuis la méditerranée des grecs et du christique) avance dans/sur le réel. Les systèmes n'assurent pas un corpus mais règlent des positions sur le réel, la même structure (de conscience) sur le réel (unique).

C’est la même problématique, au fond, qui consiste à croire que l’occidentalisation impose un super contenu alors que l’occidentalisation, qui outrepasse l’occident tel quel, est la description, l’invention d’un système formel par-dessus et en plus de tous les contenus. Entre autre à imposer la liberté, ce qui est ne pas imposer du tout.  

Et ceci, que le réel est en réflection (que la pensée doit augmenter en réflexion), est important, essentiel, fondamental jusque dans la psychologie de chaque moi… Par l’actualité du présent tout corps est infiniment concerné (puisque le seul infini constatable est l’exister). Les corps furent bouleversés par le rock ou le pop rock, ou par jadis le cinéma, ou autrefois par la littérature ou évidemment bouleversés par et pour la Révolution. Chaque arc de conscience subit, admet, adule fondamentalement les actes de consciences qui eurent lieu, et chaque arc nouveau s’impose par vagues, souvent diverses et variées, dans l’historicité même, dans le temps, ce qui signifie en et partout.

La philosophie (qui est la discipline qui se charge de penser ce qui arrive à l’humain autour de la méditerranée, à savoir que l’on passe du contenu de conscience à cette structure qu’est l’arc de conscience, soit donc l’intentionnalisation du monde par les grecs qui outrepasse les groupes, les mondes humains, les cultures (et se dit donc universel) et soit par ailleurs l’intentionnalisation de l’individu, du corps, par le christique, qui se tient hors-monde et hors corps, du point-autre qui ne meurt pas),

la philosophie donc a rendu manifeste l’arc de conscience arcbouté au réel, en élaborant la structure qu’opère cette dimension ; laquelle a surgi dans l’histoire, créant donc sa propre historicité, on peut dire créant l’historicité même puisque cette fois c’est la forme qui devient et non plus le contenu. Sans doute croit-on que la pensée, dieu, le christique, le sujet et même l’altérité (la Volonté ou l’Etre par ex) se désignent comme contenus mais c’est faux ; ce sont des approches de la forme qui, de toute manière, ne passe pas dans la réalité et se tient comme réel (de cette réalité), d'où l'articulation complexe et même distordue que génère et qu'impose la philosophie, la pensée, mais aussi l'universel et la liberté ; aussi l’occidentalisation épuise tous les contenus qu’elle propose puisque sa certitude est celle de la forme. Et si cette articulation est distordue, c'est que notre être ou la structure de notre exister est en elle-même tordue en et par l'altérité ; le réel est déjà Autre. C'est la nature, la qualification de cette altérité, sa logique, sa forme, ses enjeux, ses possibilités, qu'explorent les philosophies, à la jointure(s) de ce qui est (le monde) et ce qui n'est pas (mais qui Existe, la dimension du réel, la finesse, inépaisseur du Bord du monde et du corps).

L’occidentalisation n’est rien d’autre que la mise en avant de ce qui auparavant était recouvert par tel ou tel contenu, tel monde humain dit « particulier » (pour la distinction et bien que tous les mondes soient articulés par le même arc) et durent tous basculer dans le monde donné là, universel et tenu, ce monde de déterminations, par le seul « là », la position que « le réel il y a », et admettre la forme antérieure à tout monde ; que chacun est un arc tendu vers le monde via le réel. 

Monde unique universel tenu par le « là » et par chaque arc de conscience. Il ne faut donc pas interpréter la raison, l’humanisme, l’individualisme, la liberté, le sujet, etc comme tel un super contenu impérialiste (bien qu’ils aient été utilisés comme tels), mais comme les effets d’une mise en structure, une instruction au sens propre, de l’acte de conscience ; instruction, in-formation qui permet de renvoyer chaque conscience à son arc propre.

Ce que signifie concrètement la Révolution ; non pas le renvoi à la raison de chacun (à la raison comme contenu, corpus, tout fait) mais à la raison de chacun comme jugement et disponibilité pour et par la liberté ; de sorte que c’est bien plus que l’humanisme et la nature et la raison qui est mis en jeu ; à savoir c'est  le « sujet » au sens structurel. Soit donc : la Révolution a pour finalité de non pas produire du sujet (comme l’hypothèse communiste) mais de rendre possible que ces sujets apparaissent (à eux-mêmes et les uns avec les autres).

Il est clair que l’auto production de ces sujets est considérablement difficile et réclame une telle mise en œuvre que l’on ne peut la comprendre que si l’on ajoute ; les sujets ne sont atteints, par eux-mêmes, que via leur corps (et la profusion des Images de (soi)) ; étant entendu que le moi est l’interface entre le sujet, dimensionnel, et le corps ; que la finalité ou le moyen augmenté du sujet est l’autre surface du corps, le corps-autre, le corps qui n’obéit plus à la loi de satisfaction immédiate (qui reste le fondement de la révolution comme « idée neuve en Europe », mais se devait d’être le moyen, la première étape impérative du sujet possible, et qui est devenu l’horizon bouché, total, forcé de tout vécu, horizon qui ne se réalisera jamais).

Dieu, la pensée, le christique, le sujet, l’altérité mais tout autant la traduction des configurations dans ces figurations que sont la raison (remplaçant la pensée), la nature (dieu), l’humanisme et le moi (le sujet) s’en sont pris  d’une part au donné là, et d’autre part au « là » du donné ; cad à la structure du réel. Les figurations nature-raison-moi ne sont pas des contenus, des composés ; ce sont des organisationnels, très complexes à mettre en oeuvre (celle que l'on admire des créateurs, des artistes, des éthiques, de l'idéal de révolution, etc)

Ou donc ; depuis la méditerranée, avec l’intervention de dieu dans l’historicité juive, du christ dans le Corps (le fameux Corps du Christ…), du tout-apparaitre grec du monde qui recueille et augmente considérablement la conscience que l’on a et que l’on est (de ce que l’on a) du monde, depuis nous sommes sur le Bord, sur le présent pur et dur, sur le Bord et dons nous sommes le mouvement même. Quoi que l’on fasse et puisque nous avons quitté les mondes cycliques et saisonniers, nous sommes l’historicité même, le temps. Le Temps.

De sorte que toutes les positions, cad les philosophies, sont vraies ; vraies à partir d’un certain degré d’intensité ou d’extension (au fond même les pires plagiats ou les plus obtus rétrogrades parlent selon un point toujours nouveau du temps ; on ne défend pas le catholicisme ou le marxisme en 2017 comme en 1950, à chaque fois le kaléidoscope s’est déplacé, les glissements selon les chocs ou pulsant les vagues et les horizons se modifiant, mais, remarquons, le kaléidoscope est le seul : il n’y en a qu’un).

La question n’est pas de choisir entre telle position ou telle autre, mais est ; comment peut-on comprendre l’ensemble de toutes les positions ? Ça n’est pas la vérité qui a manqué c’est notre défaut d’interprétation, de compréhension des résultats, des centaines, des milliers de résultats et ce non seulement depuis la méditerranée, durant la chrétienté, au cours de la renaissance, à partir de Descartes jusque Lacan, et de la révolution, ou de Rimbaud, mais au travers de toutes les civilisations et mondes humains ; tous sont portés par un seul mini »système », un mécanisme, l’arc de conscience arcbouté au réel.

Il y eut des milliers de résultats. Ils prennent des noms ; Newton, Mozart, Mélenchon (!). Et on ne signale que ces noms parce que ce qui affecte les noms ne s’affecte pas des faits (telle invention, telle découverte) en ceci qu’un nom va opérer une synthèse de son temps (comme on disait autrefois) ou plus exactement une analytique de son devenir, soit donc de sa position ; sa saisie intégrale, de tout son corps, pour faire vite, de toute sa position et ce de telle sorte qu’un autre corps, plus tard, pourra faire fond de ce corps par le sien propre ; Nietzsche va relancer son corps, tout comme le christ a créé cet-autre-corps qu’il fut.

Ce que l’on doit nommer résultat ne délivre pas la Vérité, mais des positions ; non parce que l’on se satisferait de points subjectifs mais parce que ces positions sont la vérité, la vérité formelle, et infiniment positivement formelle, qui rend possible les possibilités suivantes, la forme même de la vérité (qu’elle existe) et parce que la vérité est le point activiste des sujets (que ce sujet soit dieu, le christ, la pensée, Descartes ou Nietzsche ; sujet est une technologie, la seule et unique qui ouvre toutes les autres). Il n’est aucun autre accès que d’accéder aux corps, un par un, et d’atteindre ces positions qui, elles, subirent et ont supporté et porté l’atteinte du réel ; si la vérité est le réel, ça n’est pas pour réduire la vérité au donné, mais parce que le réel est  réfléchi, est toujours-déjà réfléchi, et qu’il faut entrer dans cette réflection et ce par une réflexion ; parce que notre être est tel qu’il doit prendre sur lui-même la réflection en tant que réflexion. Par réflection on entend ; qui n’est en aucune manière un donné là inerte mais qui est déjà soi-même un retour ; si le présent est constitutif de tout ce qui est, alors rien n’est en repos, une inertie mais est-déjà le re-tour lui-même, le nouveau tour.

Si le réel est ce qui réfléchi (au sens de se voir et qui donc déjà est hors de lui-même, comme ces ADN qui se modifient de seulement percevoir leurs effets, le vivant déjà réfléchi) tout arc de conscience est « ce rapport qui doit prendre sur soi de s’affecter du donné », et si il ne peut plus seulement prendre le terme de réflection, c’est qu’il doit activer de par soi la réflexion ; réintégrer le mouvement dans ses identités. Or on a vu que le réel non pas subit l’altérité mais est constitué entièrement de l’altérité ; lorsque l’arc de conscience se prononce pour la réflexion (ce qu’il ne peut pas ne pas opérer ; les sociétés cycliques marquent l’absolu, quel qu’il soit, en et par lequel elles réfléchissent, se renvoient vers leur monde), se décidant pour la réflexion, l’arc met à jour et expose et active la réflexivité dans la plus grande précision possible et commence de dresser la forme même de l'exister ; non plus articulé sur l’absolu-au-delà mais sur le donné « là », sur et par le « là ».

La différence consistant en ce que le « là » ici et maintenant, l’ici-même des grecs et l’ici-et-maintenant du christique (qui bouleverse intégralement tout vécu, tout ce qui est en un vécu, un corps, une cervelle, qui est littéralement en-plus et autre, renvoyant au point-autre, le point par lequel on se regarde, hors le monde, hors le vécu, le point qui-n’est-pas-mort, de même que dieu est celui-intercale dans le temps humain, et accessoirement à créé le monde « de l’extérieur »), la différence est que si on instancie le « là », cela signifie que tout est ici même, pas ailleurs.

Qu’il est donc une cohérence et une perfection du donné là, du monde (grec), du corps (autre christique, qui est seul le vrai et réel Corps), du sujet qui est à-lui-même l’origine. C’est ce que signifie Descartes ; que le sujet se retourne, et qu’il se tourne à neuf vers le Un très étrange de son être décalé ; Descartes ce serait le réduire à une interprétation rationaliste réaliste, ou métaphysique et ancienne, ce que verra Kant qui continue le remodelage de l’acte de conscience dans le donné là, le réduire  que de ne pas voir qu’il restructure strictement l’arc, l’acte de conscience, cad la base même, le mécanisme, réflexif, fondamental, originel, de notre être). De fait, alors, la perfection n'est pas celle rêvée d'un contenu idéal, mais la perfection formelle qui se-veut. L'immanence est déjà de fait la transcendance telle quelle, intégralement.

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L’autre Point, l’autre effort

23 Avril 2017, 09:17am

Publié par pascal doyelle

Autrement dit celui qui ne souscrit pas, au minimum, à l’universalité, et qui croit que l’intérêt est le seul pivot du monde, perd son âme. Que l’âme existe ou non, il la perd. Il perd l’âme qu’il n’est pas.

C’est très précisément l’enjeu. Exister ce que l’on n’est pas, ce qui n’est nulle part dans le monde. Ici comme ailleurs et en tout temps la possibilité se joue entre l’affluence du monde, du donné, du vécu, et la régulation, aurait dit Kant, de ce monde, du vécu et du corps ; sauf qu’il ne s’agit pas seulement de la régulation de ce qui est, de la loi interne et supposée intérieure (à l’être, à l’organisation universelle du monde et du vécu), mais qu’il s’agit de la possibilité ; de l’invention. Et que cette invention n'est pas une partie ajoutée au monde, mais se tient de la structure du réel.

Ce qui se nommait régulation pour Kant (en ces temps en lesquels il fallait trouver le sens unique de l’histoire, de l’humanisation, et validement), nous le connaissons, depuis, comme création du chemin lui-même. Et ce chemin, si l’on suit que la personnalisation a suivi et poursuivi l’humanisation, ce chemin se produit, effectivement, pour chacun comme moi. Et l’on voit tellement que le moi est lui-même non seulement ce vécu et ce corps, ce qui est déjà considérable, mais toujours relié et relié à toute la surface du monde, du (même) monde ; il était destiné que l’humanisation puisse affecter la totalité des corps, l’ensemble de tous les arcs de conscience sur toute la surface de la planète.

Ce qui veut dire qu’il ne se peut pas, ne se pouvait pas que ce ne soit pas chacun des corps, un par un, séparément, qui reçoive la vision, la Vision, de tout l’ensemble, indépendamment et hors de sa communauté, de sa nation, de son peuple, de sa culture, du groupe affecté, de son langage, de son monde particulier. Mais aussi de son intérêt. Que tout soit re-lié, par la mass et puis la micro médiatisation puis médiation. 

Rien ne pourra modifier le problème ; soit on en reste à son intérêt particulier, égocentré, localisé, qui tente bon an mal an de réguler l’immédiateté et de prendre cette immédiateté pour le tout, soit on admet un filtre universel qui puisse rejeter tous les intérêts négligeables et négateurs de l’universel, l’intérêt universel.

Remarquons ; le filtre général de l’universel ne signifie pas que l’on sacrifie l’individualité (en quelque sens qu’on la comprenne), mais bien inversement que sans l’universel l’individualité n’est qu’immédiate et signifie peu, ou finalement ne signifie rien (sinon l’indéfini détermination du donné, lequel est destiné à disparaitre, entièrement). Rimbaud, ou un autre, n’est pas un baragouinage individuel, si Rimbaud est fondamental c’est qu’il est l’individualité compte tenu de l’universel ; l’universel n’est pas le rouleau compresseur qui écrase ni le moi, ni l’individualité mais ce qui les rend possible (et ce envers et contre tous ceux qui bien au chaud dans l’universalisation, croient arguer de leur super moïté opposée à l’humanisation, ou d’une individualité sauvage ou spontanée ou originale en elle-même ; tout cela n’existe pas, il n’est que la soumission la construction pour qu’au bout et en plus de la construction advienne l’individualité ; c’est ce que l’on nomme singularité ; ça n’a rien du tout de naturel ou de facile).

Que l’individualité ne soit possible qu’en plus de l’universel, compte tenu de celle-ci, devrait interroger quand même la compréhension ; cela veut dire que le réel n’est nullement spontané ni naturel, mais construit (pour les psychologies etc) ou plus exactement élaboré ; que donc tout le réel est une élaboration ; la réalité est en fonction du réel, qui existe ; l’énergie et les atomes, le vivant et l’humain culturel (jusqu’à la méditerranée, qui institue le groupe, le langage, chaque monde humain particulier, les échanges réglés, etc, puis l’au-delà de tout groupe, tout peuple, tout monde particulier, soit donc le monde universel avec la méditerranée) et que tout cela est une élaboration.

C’est en ceci que Nietzsche et Heidegger, qui s’approchent si fort du Bord (de l’altérité comme constitutive de la réalité, en hypothèse présupposée et saisie intuitivement, selon l’intuition subtile du structurel, le structurel étant rapport articulé au présent s'intuitionne) s’en remettent finalement à un idéalisme, un idéalisme non humain, autre, bizarre, et même incompréhensible (personne ne sait ce que veulent dire la Volonté ou l’Etre, ce sont des signifiants, sans signifié mais qu'ils, malheureusement, emplissent d'un tel signifié abscons, par lesquels ils supposent une marque ontologique, l’introduction de l’ontologie, et selon l’altérité, dans le monde-humain-naturel-subjectif de la raison commune, du sujet libre renié, le déni de l’universel) ; mais idéalisme qui ne pense pas son objectif, sa finalité, mais l’imagine, le rêve, le fusionne, le visionne en mage créateur de mondes ou en prophète de la vérité qui remplacera celle du judaïsme ; l’Etre heideggérien est une sorte d’hypertrophie de la Volonté nietzschéenne, au sens où Heidegger cherche selon la même sorte de logique, qui partant d’intuition structurelle réelle s’égarent dans une signifiance qui se rêve pleine, authentique, profuse.

Au lieu que la vraie et réelle signifiance ne signifie rien ; elle fait retour, nouveau tour, sur la signifiance même, et la relance. Cependant on voit par là que la signifiance vide, formelle, prend effectivement le vide de l’Etre, est effectivement la Pensée, est inscrite par l’affect troublant du « là », l'angoisse,  et prend également l’intentionnalisation de la Volonté, par quoi ce qui veut en nous n’est pas le conscient, mais une plus grande et Autre cohérence. Nietzsche et Heidegger explorent véritablement l'altérité, c'est leur finalité même.

Sartre et Lacan entreprendront tout à l’inverse ; d’analyser, rigoureusement, l’articulation ; de ne pas succomber à quelque idéalisme ou imagination que ce soit (même Sartre qui ré-écrit une sorte de marxisme comme sens de l’historicité supposé ; sous condition de ré-intégralement interpréter le marxisme, par une tentative d’une autre dialectique ; mais comme Sartre ne peut pas installer l'acte de conscience autrement que vide, il doit emprunter au donné une praxis mondaine, matérialiste ; pour lui qui "conscience" signifie non pas rapport vide mais rapport comme Structure est imposible).

Descartes le premier sait placer le pion fondamental, juste un pion, rien d ‘autre ; la méthode n’est pas d’abord une manière de fonder la pensée, c’est la possibilité d’inventer, l’ingénierie en somme, l’inventivité ; le « revenir à l’évidence qui nous tient tel quel dans le donné « là ». Découper les consciences que l’on a, pour relancer la conscience que l’on acte. Quitte ensuite à remonter encore d’autres cogitos, tel ou tel, kantien ou stirnérien, il y en aura à vrai dire des tas. Le système « cogito » est une technique, et une technique qui lance chaque fois des évidences sur le « là » et si le « là » obtient tant et tant de versions, pour ainsi dire, c’est que le « là » est originel, Descartes montre l'originel, tout entièrement articulé ici même ; l’originel est « ce qui prélude à tout le reste », autrement dit la forme, et la forme permet, de par sa nature même, de multiples variations ; la forme est la variabilité de la même (difficile et antérieure) structure ; on ne l’épuisera pas de sitôt ; puisque la forme antérieure est le présent et que le présent devient comme entrainant tout à sa suite ; rien n’échappe au présent.

On y perd l’âme que l’on n’a pas, mais de ce fait on ne s’en rend même pas compte ; parce dans le monde la réalité est toujours complète ou complètement là. C’est uniquement du point Autre qu’il existe un en-plus de réel. Ne pas chercher le plus, l’ajout, est en un sens un bonheur ; on arrange ce qui est donné là, selon son intérêt.

Lorsque la raison remplace la pensée, la nature remplace dieu et le moi remplace le sujet, on suppose a priori que tout est là, le donné explique le donné et il n’y rien de plus ; on pourra éventuellement admettre la Volonté ou l’Etre comme des sortes de trucs qui ouvrent, a priori, le monde donné humain naturaliste (en simulant une autre sorte d’objectivité, le vitalisme ambigu de la volonté, de la force ou en substituant à la raison la Pensée prophétique de H, qui remonte jusqu’antérieurement à Platon), mais si tout est, dans le monde, donné, c’est tout entièrement la réalité qui se bouche, se ferme (elle peut se produire tant et plus et non plus s’idéaliser comme pensée ou sujet ou dieu, mais elle se ferme à tout repérage structurel convaincu d’illusion). Les mois sont destinés à être heureux, point.

Ce qui est manifestement très bien, mais en vérité on doit être heureux afin de passer aux choses sérieuses, pas de s’en contenter ; de toute manière on ne s’en satisfera pas ; on n’est pas destiné à se satisfaire de cette sorte, ça n’est pas le « bonheur » qui est la finalité, le bonheur comme tout ce qui fut, très justement, inventé par les lumières, sont des moyens, des moyens qui apparaissent comme tels si l’on se place, parvient à se situer du point de vue autre, ce dont N et H, par leurs philosophies très bizarres, et très inhumaines, ont bien appréhendé, mais la Volonté et l’Etre sont encore des signifiants supposant des signifiés magiques : pas les analyses de Sartre et Lacan.

La vérité est donc qu’une fois acquis le bonheur (et le reste), autre chose entre en jeu. Cela même qui travaille les mois en débordement d’eux-mêmes (qui deviennent fous, se dépriment, s'angoissent, etc, le moi invente plein de contre-bonheurs), et les échanges et le fantasme de réalité que la finalité, maintenue, de la satisfaction comme pseudo finalité conserve en pseudo sens de la vie. Le bonheur ou donc comme on s’est aperçu que le bonheur n’y suffisait pas, le désir, comme renouvellement perpétuel du pseudo sens, fonctionnent en tant que nuage de consistance ; le bonheur est continuellement remis au goût du jour, selon l’indéfinitude du monde.

Evidemment l’autre direction, celle à partir du Point supérieur qui n’est pas, qui se situe dans l’exister (et l’exister est en fait ce à partir de quoi on situe tout le reste), ce Point n’est absolument pas une facilité ; la facilité c’est de suivre le cours du monde (dit réaliste, naturaliste, égologique ; aussi compliqué et tortueux et indéfiniment miroitant de cent mille sons et couleurs la continuité du monde comme il va, s’impose naturellement).

En somme le gel de l’historicité qui eut lieu à partir de la révolution, qui aurait du continuer sa structuration, et qui a déroulé un monde humain englouti dans son propre donné, qui aurait du continuer l’universalisation et tenir une personnalisation qui aurait pu « savoir y faire avec la structure » (au lieu d’en subir le contrecoup en chaque moi, déjanté, perdu, mal à l’aise, ourdi d’une vague angoisse ou de ruptures de l’intentionnalité catastrophique, et ce jusqu’à ce que les foules elles-mêmes se perdent, se perdent dans l’historicité, laissent dévorer l’historicité, cad le Point qui se tient au-devant, par le monde immédiat), le gel de l’historicité a perdu le sens du Point autre et ce devant la difficulté même ; il faudrait pour cela élaborer la structure comme étant le réel ; maintenir l’universalisation et percevoir en plus au-dessus, au-delà de l’universalisation, ne pas enferrer les mois dans leur nasse, ne pas figer les institutions dans le marbre pseudo historique (quasi sens de Debord) et, donc, ce qui est inventé, et créé, ça n’est pas autre chose que la structure du présent, qui autrement s'échappe dans le fantasme, la pseudo réalité ; comment organiser, prévoir l‘intentionnalisation, l’attention qui s'attache à l’attirance du présent ?

Ce qui revient à ceci ; actualiser, au lieu de répéter le monde fantasmatiquement. La précision de la réponse au donné réel.  Non seulement actualiser l’activité, l’activisme structurel dans le donné historique et continuer la révolution, mais dresser le visage même de la structure, dont on peut ajouter qu’il fut au moins l’être grec, dieu, le christique, le sujet, ou le surdivin de Rimbaud, jusqu’à la structure analysée par Sartre et Lacan ; c’est le schéma qu’est l’arc de conscience, l'originel, cette technologie créée par le donné et le « là », qui se délimite, se dessine, se figure au fur et à mesure. Supposer que dessous Plotin ou Kant ou Lacan, activé par les esthétiques et les éthiques, toujours ontologiques, se précise une structure fondamentale, plutôt que d’aligner divers « contenus », succession d’époques, regard naturaliste, objectiviste, sans lien ni rapport, alors que notre être, cet arc, est et n’est lui-même que le Rapport strict au réel, de décalage ontologique de toute réalité, supporté donc comme tel par l’articulation au réel unique, en l’unique position. Tout varie sauf le Point, l’attirance du présent.    

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Mort de l’universalité

20 Avril 2017, 08:48am

Publié par pascal doyelle

Tout cela s’est vraiment déplacé au plus bas niveau de la réflexion ; comme on n’a pas tenu le choc de l’universel, de l’universalisation, qui consiste à supposer les questions, les débats dans le sens d’une plus grande vérité, d’une plus grande humanité, lorsque l’on abandonne le niveau, le degré de l’universalisation, les représentants de la réalité, les personnages politiques, les représentations diverses se caricaturent eux-mêmes, et la grande décomplexion généralisée autorise alors de mettre en avant les intérêts et les immédiatetés comme si il s’agissait de finalités et d’ordre et de sens ; et alors dans le travestissement complet ça cause le désordre, le non sens ou le sens débile, et une sorte de finalisation inversée qui étourdit tout le monde, qui tombe vers le bas et qui est pourtant affichée haut, une anti finalité ; la réflexion au lieu d’accrocher à l’universel ne coagule que des affects et des images et de pseudo symboles, et se plaint de ne plus être en mesure d’agir sur le réel, mais on ne peut pas agir sur le réel si on ne le régule et imagine pas selon un universel plus grand ; le repli mental est tout à fait effroyable en vérité.

Et qui dit repli mental signifie que non seulement ça se rétracte politiquement mais ça se fige et se restreint mentalement individuellement, les vies se réduisent et les moyens se réduisent parce que les finalités sont tordues vers le bas et ne perçoivent plus aucun avenir ; en quoi c’est on ne peut plus normal puisqu’il n’est aucun avenir dans un « système » (en fait un bricolage sans intelligence) qui dévore ses propres ressources (comme toutes les civilisations qui disparaissent, l’ennui étant qu’il s’agit de la civilisation mondiale et qu’il n’y en aura pas d’autre).

Repli mental qui atteint toutes les surfaces apparentes ; les représentations de l’humain par lui-même sont profondément détériorées par le retrait et le désinvestissement d'universalisation (psychique et relationnel et solidaire et collectif, d’organisation collective), et c’est d’autant plus absurde que le dit système (bricolage non pensé, non organisé, non régulé, livré à la bassesse des finalités immédiates) accumule une richesse invraisemblable, mais ne dispose aucunement de possibilités d’imaginer autrement le donné puisque pour lui, le nez dans le guidon, le donné est tout… il n’y a pas, par principe, pour ce genre de monde, de possibilité en-plus.

Pareillement les vies elles-mêmes subissent les effets de cette rétractation du possible ; non seulement des pauvres en plus, éjectés du monde qui en apparence s’étend mais en fait se rétrécit et qui finit par mimer son « développement », mais des psychologies cassées et abattues, comme des bêtes, psychiquement anéanties ; la représentation elle-même qui était intégratrice il y a 50 ans, devient sélective et expulse les personnalités humaines ; l’humanisation ne se maintient même plus et tombe indéfiniment dans les intéressements immédiats, lourds, schématiques, entrant dans des recyclages d’images, de fétiches.   

L’organisation à visée universelle implique l’invention non pas de telle ou telle technologie ou gadget, ni même de tel secteur nouveau d’industrie ou de service, mais la création de structures nouvelles ; ce que l’on avait réussi avec la révolution (la forme Etat-citoyen, humanisation universelle-personnalisation individuelle, objectivité-intentionnalité subjective).

Ce que l’on a nommé démocratie, depuis deux siècles, est ce développement interne à la structure acquise par la révolution et que Marx déclinait comme pseudo monde idéologique et pseudo production, non adéquate aux forces productives, autrement dit une sous organisation, bricolée, du potentiel humain négligé, en quoi il avait tort (puisqu'il simplifiait l'humain au besoin, ajoutons qu'alors le libéralisme était particulièrement brutal et lui-même une caricature) mais, on le comprend, raison à la fois.

Monde démocratique amplement justifié, à condition que se continue le processus d’universalisation (se doublant alors d’un processus de personnalisation ; le communisme pur voulût à tort annuler la personnalisation, et remplacer le désir, libéral, par le besoin, générique ; ce qui ne recouvrait pas du tout la réalité dans son ensemble ; l’apogée du libéralisme ce sont les années soixante, qui installe au maximum la personnalisation comme processus). On a tenté et réussi mille fois d’aménager la démocratie, acquise, par des libérations et des solidarités et la France, qui a inventé la révolution (cad le lien entre liberté et égalité, contrairement aux anglo-saxons, qui privilégient la liberté et s’accommodent de l’inégalité, pourvu qu’elle revienne, théoriquement, aux libertés) la France ne fut pas en reste ; de créer une organisation structurée comme liberté-égalité. La honte jetée et le déni de la « France » n’a pas d’autre but que de nous plier à un simplisme que l’arrogance française conchie. Et elle a raison.

Il ne s’agit pas seulement de rendre aux pauvres-bla-bla, mais de réorienter l’investissement ; si on se contente d’accorder aux accumulateurs (il n’y pas d’autre qualificatif) les lois des échanges, ce qui est un mot soit disant précis pour un accaparement de l’avenir possible entre les mains de quelques uns (ce qui en soi est déjà totalement absurde, sauf à supposer que la nature est tellement bien faite et tellement finalisée qu’elle a prévu une humanité gaspillant toutes les ressources pour produire des conneries sans intérêt),

si donc on se contente d’approuver l’organisation de l’investissement par quelques uns, quelques limités intérêts localisés et de fait égocentrés, alors effectivement il faut rentrer dans le rang et dodeliner de la tête à toutes les exigences de cette « règle » du jeu ; puisque la réalité est ainsi et qu’il n’y a pas à y échapper. Evidemment ça n’est pas une règle du tout, ça n’est pas pensé, pas régulé et de même que la succession des royautés se « réglait » par la descendance, ce qui est insensé, de même les pouvoirs incrustés dans la réalité échappent  à toute intelligence du réel.

Pour que la règle universelle organise la réalité immédiate qui s’enfonce dans ses mécanismes (et il n’est d’autre mécanisme que les violences, toute la gradation de la violence, la ligne de mort qui conduit le monde laissé à son jeu inhumain) il faut une coordination ; que l’on se mette d’accord de se plier aux intérêts supérieurs, qui montrent un autre horizon, et pour se mettre d’accord il faut penser, ensemble, que, « oui, cela est juste et bon » de promouvoir l’humain et cet horizon, plutôt que l’accumulation débile (remarquons qu’il ne faut pas être un génie pour le comprendre, ça donne une idée de la stupidité congénitale).

Mais la règle universelle veut dire que l’on impose à la réalité, comme elle va, une logique qui ne s’y trouve pas naturellement ; et c’est en cela que l’on invente structurellement dans l’humain ; sinon autant se contenter de s’enfermer dans les nécessités données, de les enluminer comme si elles étaient des libérations de « forces vives » et autres justifications secondaires, de pensée minimale, d’absence.

Sans règle universelle créée, l’esprit se perd dans le donné et prend les intérêts immédiats pour des finalités valides ; il ne voit, ne perçoit plus d’autre horizon que la succession des pauvretés mentales, et les personnalités même se pervertissent dans diverses sortes de corruptions (de représentations et de faits, illégaux) ; puisqu’aucun idéal, aucune possibilité ne s’impose pour relancer les esprits ; ça n’est pas le « pouvoir » qui pervertit, c’est la non affectation du pouvoir et des intérêts à un degré supérieur de régulation et de redistribution du possible.

Soit donc la réallocation de l’investissement,

qui doit ainsi échapper aux intérêts privés ou à tout le moins que ces intérêts privés fassent montre d’une créativité, mais ces privés ne peuvent pas échapper à leur intérêt, et « intérêt » cela désigne toujours un donné. Dans un cadre acquis (l’universel) on invente des possibilités privées, mais il faut remodeler le cadre universel pour renouveler les possibilités privées ; or on a juste profité civilisationnellement de l’invention du cadre acquis, mais on n’a pas déployé une structure nouvelle ; on a juste exploité jusqu’à l’os toute la viande en affirmant son caractère naturel, immédiat, et clôturant le réel possible par telle réalité d'intérêts, produite au petit bonheur et pliant ses finalités fort louables, au début, en d’ignobles imbécilités (dont le miroitement bigarrée, chatoyant aurait lassé n’importe quelle bestiole, mais qui, nous, nous fascine, nous enrobe), et lequel miroitement, comme toute réalité livrée à elle-même, s’enfonce dans l’indigence et la négligence, violence, toutes les violences et finalement la guerre. Ah non, pas « finalement » : parce que « finalement » ce sera la fin de l’espèce.
C’est qu’on ne le méritait pas, d’exister.   

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