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instants philosophie

Notre expérience, notre histoire

24 Septembre 2022, 08:23am

Publié par pascal doyelle

On résume les deux grands arcs, descriptif et narratif.

Descriptif

Notre être n’est pas un être ; il ne tient pas dans une « pensée » qui se connaîtrait elle-même, ce qui n’est aucun sens, de même Pierre n’est pas la conscience-de-Pierre, mais Pierre est seulement une synthèse hâtive, de contenus subsumés sous le nom, le signifiant « Pierre », et ce sans désindividualiser le dit Je ; le je (de Pierre) est encore plus singulier que Pierre lui-même (son je est son âme, si l’on veut) et cette synthèse hâtive, ce moi, le je, l’arc de conscience, l’intentionnalité en Pierre aurait pu, aurait, dû, devra la développer. Donc ce-corps/ce-passé/cette-identité/ce-moi/ce-je et le tout s’effectuant à par d’une structure.

Notre être est une structure et une structure dite intentionnelle, ce qui veut dire une conscience, une conscience-de. Cette conscience, cet arc est une tension, un mouvement, un rapport vers le « là » du donné, ce qui veut dire l’horizon, et cet horizon est coupé, découpé, séparé de et par le champ intentionnel, qui accolent signes et perceptions ; signes et signifiants en tant que toujours on re/présente les perceptions, on les imagine donc (ce qui rend l’imagination indépendante, en passant), et signifiant dont on hallucine, parfois, le signifié, croyant par définir un contenu (désiré par ex) de cette forme qu’est le signifiant.

L’arc de conscience est le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » n’est pas un quelque chose ou une identité, quelconque, mais dans lequel rapport le soi est le rapport lui-même (qui dit je) ; et il dit je par dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Dans tous les cas il est le rapport qui, en tant que tel, a rapport à plus grand que lui-même… puisque ce lui-même tient en tant que rapport, tendu, extensible, intensif, d’actualité brute (le rapport est toujours activité et ne se repose en aucun contenu, ou terme initial ou final, et donc il n’est pas de fin et pas de cause antérieure à lui-même comme cause ; il n’y a qu’une seule cause qui se modifie elle-même, et reproduit toujours encore plus d’effets). Et ce que l’on croit en dieu, l’intention première (et dernière) ou non ; que le rapport soit révélé ou s’expose lui-même. À chacun de croire ou non. Le « rapport » est l’astuce que la réalité a inventé afin que le simple être là devienne pour-lui-même et ainsi qu’il existe véritablement un devenir (puisque les choses disparaissent selon leur détermination, le rapport n’étant pas limité par ses déterminations continue d’exister, indépendamment). Ou : le rapport est l’exister, l’acte, l’activité absolue, cad formelle, du réel qui contient tous les contenus, la cause de tous les effets, le rapport à (soi) absolument existant ou vivant, et seule existe, véritablement, cette activité en tant que telle (et elle seule devient).

Tout aussi bien que le moindre, le découpage intentionnel vous signifie, en tant que moi, par quelques signes, et images et affects et sentiments, etc ; créant un horizon qui permet de déployer des champs divers et variés ; du psychisme, ics, au psychologique, habituel, aux mathématiques ou ce que l’on voudra ; tout est pris dans la capacité de créer des signes qui distinguent, mais évidemment notre structure ne dépend pas des signes ; elle les crée et relève non des signes mais de l’intentionnalité. Et champs intentionnels donc et découpage qui ne peut pas se refermer sinon d’une autre conscience (qui vous cloue le bec) ou d’une obsession, d’un fantasme, d’une inscription que vous prenez pour votre identité ou votre objet de désir ; ce qui est absurde, on n’a, en vérité, aucun désir, mais une Intention, formelle, par ex la liberté cartésienne ou l’autre volonté de Nietzsche, la volonté comme Autre, ce qui est impossible et donc vrai et seul réel, qui vient d’en-avant. Ce retour interne du champ, cette structure requiert de se délimiter, signifier, puisque, enfin, par dieu, l’universelle pensée, le sujet ou le réel, elle entre dans son propre champ et ainsi peut tisser d’innombrables liens, rapports en plus dans son rapport primordial, et accélérer son activité, réorganiser en elle-même individuellement mais bien sûr collectivement et donc dans et par une historicité, qui note pointilleusement son, ses devenirs.

Tout existe ainsi sous forme de rapports, de signes, dans le découpage afférant et qui donc fait-exister, fait-apparaître tous ces champs réels ou potentiels (puisque le réel est pour-nous les signifiants possibles, le réel ne se limite pas aux choses-données-là, desquelles nous n’avons de toute façon aucune connaissance immédiate, mais seulement des perceptions serties par des signes, et donc organisées en langage ; un langage désordonné n’existe pas). Sans les signes qui séparent les choses, les êtres, nous-même, notre vie n’existeraient pas à nos yeux, et n’existeraient pas du tout. Nous sommes construits, fabriqués, et au mieux élaborés (ce qui veut dire que si l’on y met du sien on peut avancer dans et par cette élaboration).

Dit autrement les choses, les êtres, soi-même nous les pressentons comme réels dans la mesure où nous les investissons imaginairement ; l’idée structurelle tient en ceci que ces choses et ces êtres, et nous-même ne pouvons pas nous contenter de seulement imaginer leur être… Ilf aut en plus les investir structurellement ; la cité n’est pas seulement la cité, mais la cité juste ; autrui n’est pas seulement l’objet de mon désir (qu’il soit à peu près correct ou pervers ou fantasmé ) mais être considéré comme sujet. La vérité, selon l’intention de dieu et la Loi, la pensée universelle, le christique, le sujet, la révolution, le réel consistent non pas à seulement imaginer ce que l’on voit (auquel cas cela tombe dans le fantasme et sa probable dérive, effondrement, irréalité, arbitraire) et pas plus seulement penser (qui tient, se maintient peut-être un peu plus solidement) mais à admettre, en soi, la position-autre ; dieu est absolument autre, autrui, le monde (en soi par ex), et notre propre vie comme étrangeté. Bref à positionner structurellement les réels, ce qui ne peut s’effectuer que dans l’effort de l’arc qui part de l’horizon ; et non pas situe ses objets dans, sous un horizon non désigné, et à partir duquel on peut élaborer une stratégie, une ouverture dans l’intentionnalité, au lieu que celle-ci se clôt, se referme sur la satisfaction qu’elle tienne, soutienne l’in-satisfaction.

Ce en quoi on entre (via dieu, la pensée, le christique, le sujet, le réel, l’intentionnalité, l’arc de conscience, l’exister) c’est dans le mouvement même. Dieu, la pensée universelle, le sujet et le réel s’instituent telles des formes vides mais en vérité des formes réelles ; inutile et impossible de les saisir comme des choses, des objets ou des discours ; ces formes s’adressent exclusivement aux je (y compris lorsque l’on pense et pense universellement, le je étant évidemment capable de l’universalisation étant à l’origine, étant la cause, étant le rapport premier qui rend possible des rapports universels ; l’arc de conscience est l’universel encore-plus-universel.

 

Narratif

Autour de la méditerranée s’effondre, disparaissent, s’oublient quantité de mondes humains qui jusqu’alors reposaient en et par eux-mêmes, chacun (pour comprendre l’Égypte il fallait naître égyptien), quantité de mondes humains particuliers, mais émerge le monde humain général universalisé, supposant cette fois un seul et unique monde donné là (le monde « naturel », perçu en dehors de tout groupe) mais aussi le monde humain universel du droit, romain en l’occurrence.

Apparaît alors l’autre rapport général, à savoir que chacun existe en dehors de tout groupe, toute communauté, et jeté dans et vers sa propre vie vécue individuelle ; ce qui se signifie par et dans le christique. Le christ est le regard qui a commencé, à la suite de l’effacement progressif de l’empire romain (et des autres mondes), commencé de soutenir chacun, chaque un.

Antérieurement il s’agissait non du christique mais de dieu ; comme Intention fondatrice, de tout. L’intention est première et crée tout le reste ; comme elle est le rapport premier, vide, cad formelle, elle est unique et expose absolument tout le reste hors de soi. L’intention est le rapport à soi

Il s’agit alors d’une élaboration ou une architecture ; on ne naît plus seulement dans une communauté qui fait office de monde, de perception, etc, mais dans le monde donné là unique et universel (grec) et de plus et en sus selon cette vie vécue qui est Vue par le regard du dieu incarné (qui a, dit-on, effectivement vécu cette vie et la plus difficile, abandonné, trahi, jugé, torturé et mis à mort, mais également réaffirmant lui-même et de lui-même la valeur infinie de la Vie, cad de l’existence, impliquant que la Création sera re-Créée).

Comme il n’existe plus de régulation communautaire, il faudra construire, instruire, ordonné, motiver, élaborer chacun dans une acculturation, une mise en forme culturelle qui puisse développer l’ensemble de tous les signes, les signifiants, les images, les récits, capables de nourrir l’individualité et décrire son monde, ses champs, innombrables, de perceptions, de représentations, d’expressions, sa vie vécue et son existence ; ce à quoi aboutissent, fourmillent 18 ou 20 siècles.

Et ce déploiement de champs d’acculturations (dans tous les sens de notre vie, individuelle ou collective, de pensées ou de perceptions, les esthétiques et les poétiques, les éthiques et politiques ne se développent pas pour rien, mais vers chaque je et tous les je à la fois, aussi tout cela se communique-t-il en tous directions réelles et provoquent quantité de techniques nouvelles ; le pétrole existait avant, mais c’est seulement alors que l’on comprend non seulement comment mais de fait l’utiliser), ce déploiement de champs intentionnels, puisque nous sommes libres explicitement (ou donc la liberté entre dans son propre champ, se nomme, se désigne, et donc s’impose et s’agrandit, Descartes ne crée pas le « sujet », mais de le nommer il l’accélère), ce déploiement est fondé sur ceci que notre être est non un être mais un champ intentionnel (qui crée et utilise les signes et démultiplie dès lors quantité de nouveaux langages) et que nous naissons « dedans ».

Nous ne naissons pas de ce corps vivant mais lui qui n’en peut mais se trouve transporté dans cet horizon intentionnel et devient tout à fait Autre que lui-même (panique totale du regard toujours ordonné à l’autre, autrui ou le grand Autre, ou la Loi, ou la raison ou le réel ou l’exigence, qu’est la liberté-même, le je), et donc acquiert un « soi » (dont il n’aurait aucune idée autrement, puisqu’il n’aurait pas d’idées… pas de représentations, il se sentirait vivant dans son milieu mais non pas je en et par un horizon qui brise en deux son corps vivant).

C’est bien parce que l’arc de conscience est un rapport qu’il est un diamètre et qu’il existe un tel diamètre. Quoi donc sinon un être qui n’est pas un être mais un rapport pourrait assumer et assurer la Possibilité du réel ? Ou donc pourquoi y aurait-il un « réel » sinon pour devenir ? Non pas un devenir qui finirait, peut-être dans 150 milliards d’années (mais peu importe) par s’effacer entièrement et disparaître, apparaître et disparaître « pour rien ». chacun choisira.

Et donc il existe un être, au moins, qui n’est pas ce qu’il est et est ce qu’il n’est pas, puisqu’il existe comme rapport ; le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est non pas telle identité ou contenu, mais est, existe le rapport lui-même ; et donc en partie vide (mais on ne sait jamais quelle côté du rapport est vide…)

C’est bien pour cela que ce rapport peut en inventer quantité d’autres, désignés comme signes, signifiants, langages, systèmes, historicités, et sciences, œuvres, ou humanisations ou personnalisations lorsque la lentille, le cercle de la lentille se resserre et que les rapports possibles deviennent des humanisations, des sociétés humaines réfléchies (réfléchies à partir de quoi?) et des mois humains qui (se) réfléchissent et sont assujettis, littéralement, par cette réflexion vers-soi, mais quel soi ?

Puisque c’est un rapport, qu’il est de fait actif (sinon il ne serait pas un rapport), un rapport lancé sur la réalité et la vie, en tant qu’il les découpe, qu’il les découpe non pour les amoindrir mais afin de les multiplier, ce qui le guide c’est l’horizon du monde, mais aussi du donné là (perçu), de la représentation (qui n’est plus seulement celle partagée du groupe communautaire), de l’expression (qui devient celle de chaque un), et qui se situe ‘en-avant’. Dans l’actualisation du possible (dieu, la cité, l’eschatologie, l’utopie, la société humanisée, la vie vécue, etc).

 

Rappelons ceci ; le champ intentionnel provoque en quelque sorte une version noire et hallucinatoire et une version structurée et positionnelle ; elle cible le là du donné ; l’une entriane dans l’irréalité du désir qui croit qu’il est (alors que cet « être » est seulement un fantasmé, et au comble impossible il s’agit de la jouissance lacanienne, qui ne s’atteint jamais et si par malheur on croit la vivre c’est le comble de l’horreur, c’est le cauchemar dont on se réveille en nage et par ce réveil on se rendort, dans la vie normale habituelle, dans le diurne, l’éveil lui-même est l’oubli de l’horrible jouissance, le plaisir, les désirs sont justement ce que l’on oppose à la jouissance),

et ce réel de structure de conscience qui indique, oriente vers le réel de la réalité. L’irréel versus le réel. La Loi, l’universel, le christique et autrui, le sujet comme autre que lui-même (de Descartes à Rimbaud à Lacan, en passant par Sartre) ; l’exigence versus la facilité.

Et surtout le réel n’incline pas vers la réalité, parce que lorsque l’on cible la réalité ce seront des morceaux de réalités, des images, des coloris, des irréalités, des immédiatetés, qui appuieront vers le bas, tandis que le réel, qui relève de la stratégie et relève la stratégie, perçoit d’en haut. Il ne s’agit pas d’une opposition seulement de l’irréalité et de la réalité, mais de l’irréalité et réalités d’une part et du réel d’autre part. Et seul le réel sauve, permet un rétablissement du saut périlleux, et qui tenait à dieu, à l’universel, au sujet comme autre que soi, et au réel.

Le reste a pour fondement l’imaginaire, au sens psychologique, au sens surtout psychique ; cet imaginaire étant le fantasme hallucinatoire qui vous fait croire en une encore-plus-grande satisfaction ; bien plus profond que le désir sexuel, à vrai dire, et ce dernier utilisé mème en tant que substitut ou écran ou prétexte ou dérivation afin d’échapper au fantasme de la jouissance (qui n’a jamais existé ou qui n’a jamais été éprouvée, et s’impose du sourd dedans comme doublement ou triplement ou infiniment irréelle, l’infini terrifiant).

Le structurel lui c’est le réel, ce qui veut dire l’autre bout du rapport… qui sinon, imaginairement, finit (ou commence) par coller à même lui-même … et ne se perçoit plus comme rapport et meurt, meurt de l’intérieur du rapport (qui dès lors n’a plus d’extériorité, absorbe, mange, avale la réalité, les choses, les vivants, le corps, les objets, etc). C’est donc un équilibre mais qui se tient par la balance du structurel le plus éloigné (cad impossible) ; dieu, l’universel, le sujet et le réel.

Et ainsi à l’autre bout l’intentionnel de structure (d’un arc qui sort de la cervelle vers le monde donné « là », assumant la position qu’un réel il y a) se déploie les possibles intimes, extimes ;

l’exigence (du dieu monothéiste) ou la passion (l’incorporation christique dans un corps vivants de ces impossibilités, en tant qu'impossibles affects)

la vérité (universelle de la pensée)

l’égalité (sous le regard du un tout-seul christique, qui insiste sur autrui)

la liberté (manifestée depuis Descartes)

la liberté et l’égalité (en tant que révolution)

le réel, l’activité, les activités (constitutionnelles et société civile), l’agissement interne de chacun et de tous les je.

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Le diamètre du réel

17 Septembre 2022, 15:32pm

Publié par pascal doyelle

Le bord du monde n’est pas ici ou là-bas, mais est le présent. Le présent est le Bord partout où le présent existe. Or on le sait, on ne peut pas joindre deux présents en même temps ; puisqu’on a alors basculé d’un présent à un autre. Ou plutôt le même présent déroule tout ce qui est, qui paraît inatteignable, mais c’est que précisément c’est le présent que l’on existe et qu’il s’agit d’avancer dans la structure du réel, cad du présent en tant que dimension, de fait non fini, puisque, on le sait, la pensée (ou dieu ou le sujet ou le réel) ont affaire à l’in-fini, dit autrement à l’in-déterminé(qui n’est pas de la détermination du monde, lequel est totalement de déterminations, le moi y compris, sauf que tout moi se tient d’un je, d’un sujet ou encore qu’il existe quantité de rapports qui sont des effets qui se tiennent de, dans et peut-être par la cause, unique, de l’exister.

Le présent n’est pas ce moment coincé entre le passé et le futur, mais c’est l’autre nom de l’exister. Et donc le présent ou l’exister existent en acte. Toujours. Il n’est pas de non acte, mais seulement l’acte, l’activité seule. Laquelle est considérée ici comme la structure même (et comme telle qui suspend tout ce qui est, tout l’être comme effet(s) de l’exister), et en laquelle on est entré ; depuis dieu, la pensée, le sujet et le réel nous sommes entrés dans le mouvement de l’activité. Au sens où se nommant le mouvement entre dans notre champ intentionnel ; nommés dieu, la pensée, le sujet et le réel envahissent notre propre activité (qui jusqu’alors croyait à un contenu déterminé et donc à toujours tel ou tel contenu déterminé ; c’est pour cela que dieu se dit unique, la pensée universelle, le sujet tout aussi unique à chaque fois et le réel indescriptible, pouvant seulement se signifier, par un sujet).

La structure de tout ce qui est (fut, sera) est en acte, et cela seul existe (le reste, les effets de cette cause qu’est le présent, sont ; l’être est effet de l’exister, la détermination, des choses, des êtres, des objets, effet de l’indéterminité de la forme de tout ce qui est ; le présent, l’exister ; aussi l’arc de conscience, qui est pur mouvement, ressemble à l’arc du présent, qui est mouvement brut, très brut).

Il est bien clair que le Rapport ne détient aucune obscurité. C’est en ceci qu’il est Rapport. Il Expose. Et l’exposition se nomme, pour nous et pour le moment, réalité. Ce qui est, en tant que réalité, est exposition.

Il est seulement non encore totalement exposé, étant entendu par ailleurs que son principe est inextinguible ; le principe du rapport est le Possible et sa recherche celle du plus grand possible possible (ce que l’on peut nommer dieu, l’universel, le sujet ou le réel, qui sont des entités formelles, sans contenu au sens de contenir potentiellement, cad en puissance, tous les contenus passés, présents et futurs et virtuels et réalisés, etc, et se réfèrent à l’unité, in-visible, du rapport, à savoir l’intentionnalisation qui lie constamment signes et perceptions, y compris l’auto-perception d’un corps par ex et s’étend, cet empire, ce règne des signes, sur tout ce qui est, perçu, perceptible ou aussi bien formel, je par ex, ou inventé, créé).

Exposition sans obscurité, mais cela en signifie pas que tout soit exposé déjà. Il y a rapport, cad réalité, afin que tout vienne à s’exposer. Et s’exposer dans la tenue du rapport. Ou donc ; dans l’exposition le rapport ne doit pas disparaître, en quelque contenu ou quelque quelconque contenu. Tous les contenus sont quelconques vis-à-vis du rapport.

Aussi ne doit-il pas se perdre de vue, jamais, puisqu’alors il perdrait la vue elle-même ; il croirait en un contenu inadéquat, il s’identifierait à une unité non possible puisque seul le rapport est l’unité réelle (et donc im-possible selon le monde, le donné, le vécu ou le corps).

Or cela ne nie absolument pas pourtant que le rapport soit lui-même une « identité » ; il n’est en aucune façon un vide ou un néant ou un être formel négativement ou une vacuité (puisqu’il est, le rapport, ce par quoi les choses, les réalités, les mondes et les mondes humains, les nations et les personnalisations, les vécus et les corps se distinguent, en entrant dans le champ intentionnel des champs domaniaux intentionnels). Il n’est pas tel l’universel formel, qui est seulement une objectivisation, considérée comme une objectité souvent (tels les mathématiques, comme si elles existaient en elles-mêmes, alors qu’il s’agit seulement de la formalité de rapport et même du rapport unique).

C’est pour cela que les options terminales des philosophies (l’être, le bien, le un, le dieu théologique ou métaphysique), l’unité invisible des religions (monothéistes dont la forme est alors insituable), l’impossibilité (selon le monde et le vécu) du sujet, le rapport de tous les rapports ne sont pas définissables et ne sont accessibles que du je, de l’arc de conscience, de la structure-sujet, de la seule structure qui admet en et par elle-même le Possible comme règle. Accessibles non en tant que notions, concepts, idées, mais en tant que signifiés sans contenus, cad en tant que signifiants structurels.

Le « contenu » de ces concepts limites est le rapport lui-même qui s’adresse in-finiment (puisque c’est un rapport et non par on ne sait quelle vertu magique) à lui-même.

Pareillement, alors, il ne faut pas s’imaginer ou croire que cette adresse à « soi » existe autrement qu’en tant que rapport ; cad valant du mouvement qu’il indique, installe dans la réalité ; non pas même donc par seulement les contenus (qui peut faire défiler ou créer lorsqu’ils ne sont pas dans le monde ou telle historicité) mais par la structure universelle qu’il provoque dans le monde et l’humanité ; ainsi le dieu et la nation (des intentions de cette Intention unique, laquelle est forcément unique et formelle ; elle n’est pas un dieu parmi d’autres mais le dieu unique, d’intention réelle il n’en existe qu’une, n’ayant aucun contenu, aucune détermination), ou de la communauté en seconde part qui s’institue elle-même, par la révolution, des je ; ou selon l‘acculturation qui communique à chacun par la pensée, la poésie ou le roman, etc, qui communique que chacun soit ch&que un ; articulant des champs de perceptions ou de représentation ou d’expression individués (sinon on percevrait mais selon tel ou tel groupe).

La tautologie est pour l’unité du rapport impossible ; il lance instantanément des rapports ; ou donc des réalités. La réalité est intrinsèquement instanciée par le réel. Et donc le christique est ce-corps. La révolution est cette-historicité. La pensée ce sont ces-systèmes. La détermination, en réalité ou en représentation humaine (ou personnelle) est absolument, formellement liée au rapport ; bien qu’évidemment, ce qui nous trouble, c’est que le rapport est toujours plus grand que n’importe quelle détermination…

Et ceci est fondamental. On ne comprend pas spontanément que l’in-finité (du rapport) se manifeste par une détermination, finie ; puisque son activité est en tant que rapport et que le rapport distingue. La distinction ou la distinctivité est le possible lui-même ; jusqu’à cette distinction dont on ne mesure pas la « qualité » ; la distinction qu’existe un je. Un je n’est pas distinct en tant que ceci ou cela, mais en tant qu’unité purement nominale en tant qu’il se dit lui-même « je ». et il se dit toujours en tant que je ; par ex il place toujours tel objet, telle chose sur et par un horizon ;

Dit autrement l’unité n’est pas une boite fermée, (le Un dont on ne sait pas sortir) une unité inerte, une tautologie fixée, une immuabilité, mais un mouvement qui donc produit, engendre, crée tous les autres mouvements et qui, de plus, est lui-même en devenir ; dieu devient, la pensée pense, le sujet décide et le réel réalise.

Le réel, le présent, l’acte, l’activité, la cause produit des effets de distinctions et les distinctions sont la réalité même du monde, la réalité est la réalisation, et le monde subit depuis, constamment, la re-Création. C’est ainsi que la réalité est en suspend et en suspens, dans l’expectative absolue, cad formelle (étant entendu que le présent, le réel, l’exister, le je ou la structure-sujet sont formels), dans l’inachèvement et l’achèvement qui avancent toujours encore plus loin.

La question est ; est-ce une réalité en miroir qui se chevauche telle l’image (maintenant) dans le miroir (à venir, qui sera l’image intégralement réalisée) ou est-ce un processus infini de re-Créations indéfiniment ou infiniment ?

Dans les deux cas, il y a réalisation non seulement pour qu’adviennent les distinctivités, les distinctions, les déterminations, qui se Voient les unes les autres et se déterminent les unes selon les autres, et produisent tous les possibles possibles, mais aussi afin que prenant appui sur sa propre actualisation, le monde, la réalité, et que même la vie vécue, se percevant, puisse encore plus avancer et décider encore plus en avant. Parce que si il existe un présent c’est afin que « ce qui viendra » guide ce qui est ou ce qui fut (en quoi on est passé de la Création à la re-Création de la Création, dixit le christ). On se perçoit et donc on est perçu et alors le monde donné là est perçu à partir du futur. C’est le futur et son eschatologie qui existent.

Ce qui revient à la pensée du signe ; le signe vient d’en face. Peut-on l’entendre ? Peut-on le comprendre ?

Le signe est ce qui s’adresse à l’arc (de conscience, cad à un rapport, c’est pour cela qu’il est identifiable, compréhensible par et pour un arc, dit autrement un je) et c’est précisément ce que l’on cherche à saisir (en le plaçant et déplaçant dans un rapport exprimé, dieu par ex ou le sujet ou la révolution ou l’œuvre, etc). C’est le mouvement qui vient vers-nous, et on ignore comment et pour ‘quoi’ ; pourquoi jésus, pourquoi Rimbaud, pourquoi Lacan ou les années soixante ? Les raisons, les causes ne se situent pas dans la causalité justement dans le passé, mais dans le possible ; c’est le possible qui vient, à partir de « ce qui sera », vient vers nous.

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​​​​​​​Structure silencieuse

10 Septembre 2022, 14:11pm

Publié par pascal doyelle

Depuis que cela est su, nous le sommes devenus.

Bien sur nous l’étions déjà mais de manière différée, selon des instances sacrées ou selon quelque mana ou aréopage de divinités ; depuis tel ou tel niveau on tentait de cadrer la réalité, en découpant le profane du sacré, mais depuis la séparation dieu, la pensée, le sujet ou le réel existent hors du champ du donné et s’instruisent d’un champ cette fois nommément intentionnel distinct (dieu, la pensée, le sujet et le réel font irruption dans l’actualité de l’acte de conscience et non plus se posent dans le monde comme parties sacrées)

et le divin, étant extrait de la réalité, hors champ, fait l’objet, lui-même, ce divin, d’une analyse distincte, requérant un nouvel ensemble de consciences, d’intentionnalités, d’intentions, de système structurel, exclusivement selon l’actualité de son activité, puisque ces réels sont des rapports qui exigent des consciences et leurs intentionnalisations en acte, on ne pense pas sans penser effectivement, on ne décide pas sans décider, on ne veut pas sans vouloir ; ce qui dans le même temps libère non seulement le monde donné là (qui n’est plus découpé en profane et sacré) mais également libère ce je, ce sujet, qui peut et de fait intègre le divin, la séparation, en et par lui-même.

La structure, de conscience, est ce qui crée la distance, laquelle rend possible, est inscrite dans l’ouverture des champs intentionnels (qui autrement appartiennent aux groupes, aux communautés, desquels on ne peut sortir ; il faut naître maya pour comprendre, cad ressentir, percevoir le monde maya).

Les deux grandes intentions structurelles s’opèrent autour de la méditerranée, les grecs découvrent le monde donné là, et le réseau d’intentionnalisations dénommées Idées, et le christique provoque l’apparition de je entendu sous le regard du un tout-seul, le christ, et puisque tout est alors lancé, lancé, initié historiquement, créant l’historicité même de ce fait, puis ensuite arguant de Montaigne et de Descartes, des génies de la Renaissance, des grands hommes et au final des hauts faits du roi Arthur et de la quête du Graal (puisqu’originellement et dans notre paganisme hérité c’est tout aussi bien de ce dont il s’agit, transformer une mésaventure en aventure, une aventure en geste épique et cette geste en mystique intérieure). De sorte à créer en chacun ou en tant que chaque je, ce rapport (à) soi. Lequel rapport à soi est médié. Toujours. La nature de cette médiation est la problématique elle-même.

À savoir dieu, l’être, le sujet, le réel portent en tant que signes le rapport lui-même, tel que l’on a pu s’en approcher, dans la crainte et le tremblement, l’étonnement et l’effroi. Puisqu’il s’agit d’installer le plus grand rapport possible.

Mais le plus grand rapport possible de la possibilité même.

C’est pour cela qu’il faut préserver la capacité ; pour cela par ex que la liberté doit être instanciée, mais ciblant l’égalité (puisqu’alors toute liberté tend à s’élever, s’upgrader afin d’atteindre l’égalité de l’autre je, ce qui veut dire d’intégrer dans ce que vous énoncez, et plus généralement dans les champs d’expressions (qui prennent la relèvent des champs de représentations, acculturation, qui prenaient la relève de perceptions, d’un être vivant), d’y intégrer la conscience de l’autre je. Liberté - et - égalité. Lorsque l’on n’admet que la liberté une partie de notre être cad de notre possible, des rapports possibles en nous-mêmes et hors de nous, nous manque ; sans égalité la liberté ne signifie pas (sinon de dériver vers un arbitraire, qui n’accroche plus, n’accrochera plus au réel, et dérivera vers la dispersion ; les rapports se délitent, s’effilochent).

 

La question n’était plus, à terme, de trouver une unité (de discours en fait, philosophique, selon le logos, selon la pensée, selon l’objet ou le Gros Objet pensé par la pensée et conforme à la pensée afin que mon intentionnalité traverse dans la transparence l’objet et saisisse la réalité de cet objet, ou selon une objectivation d’une divinité comme partie du monde et non pas hors du monde ; Zeus n’est pas hors du monde, du reste il est lui-même assujetti, au destin par ex ou à la rivalité ou la jalousie ou la domination ; le dieu unique non, il est purement intentionnel)

mais est de comprendre en quoi consiste cette séparation ; et si cet « être » que nous sommes n’est pas tout-un mais séparé, alors il est analysable ; puisque l’on sait bien qu’en réalité déterminé notre être ne le résout pas du tout ; on le manque ; on dérive, on prétexte, on se facilite. Donc voici indiqué que le régime de réel de cet être-ci ne revient pas dans un discours, métaphysique, qui établirait et étalerait l’objet ou l’objectivité. Mais pourtant comme il est hors de question de nier l’objectivisation, il faut trouver l’expression de ce nœud qu’est notre « être » qui n’est pas un être.

On a dit, donc, que cet « être » est un mouvement.

Le problème étant que si c’est un mouvement alors tout est mouvement. Puisque sinon il cesserait, en se figeant, d’être ce qu’il est cad un mouvement.

 

On dira que cela change radicalement ; on quitte la métaphysique. Mais la métaphysique n’était pas une description d’objet (comme si cet objet était perceptible, c’est la critique de Kant ; on ne « voit » pas l’être, les catégories, dieu, ni le moi ni le monde, qui sont des horizons et non des concepts, dirions-nous, et donc tenus et compte-tenu d’une intentionnalité, que par ailleurs il faut fonder comme tel, tandis que l’on ne peut pas fonder en eux-mêmes (en-soi) dieu, le moi ou le monde).

Tandis donc (donc) le sujet, qui est la séparation en acte, est effectivement constatable… c’est l’acquis absolu, cad formel, de Descartes, qu’il existe ici même et maintenant un « être étrange ». Il est ici et maintenant et entre explicitement dans son propre champ et ce champ (intentionnel) n’est pas du tout prolégomène à un concept, une idée, ou un système ; il est le champ effectif, effectivement actif et intégralement formel, intentionnel ; aussi jésus avait bien raison de lier absolument la grâce et la charité, cad l’intention morale, à la vérité, cad à l’ontologie (mais on ne sait encore exactement pourquoi, ni jusqu’où cela avance, eschatologiquement ou historiquement ou ontologiquement).

Et inversement le discours métaphysique déployé c’est cela même qui est objet d’expérience, en direct ; il faut se convertir à la pensée, qui est dés lors une expérimentation et non pas à la pêche d’une description d’un objet (supposé et finalement l’imaginé ; l’être, la pensée de la pensée, le un sont imaginaires, cad des horizons à partir desquels on revient, vers le monde, le donné, mais non pas qui tiendraient en eux-mêmes) ; se convertir à l’universel qui décentre le moi de lui-même et lui révèle que structurellement le centre est hors de lui, mais hors de lui-même lorsque les contenus (de conscience) sont objectivés ; de sorte que l’on ne s’interroge cependant pas sur « qui » pense ? On en juge que « la pensée pense », ce qui est absurde, mais alors, en ce temps, la finalité consistait à élaborer suffisamment de réseaux d’intentionnalisations (soit donc d’idées et de systèmes d’idées) ; rappelons que ce but n’est pas du tout abandonné, mais il doit s’adapter à son autre expérience ; à savoir qu’il existe un sujet (qui créait ces cohérences, y compris mathématiques) ce qui ne nous indique pas que les connaissances sont relatives à un arbitraire mais que le je, le sujet est précisément cela même capable des plus grandes objectivités (et tout autant des plus grandes subjectivités.

En somme c’est à un bien plus grand arc narratif, si l’on veut, que nous sommes conviés depuis Descartes (pris comme point, absolu mais non exclusif, de repère ; il révèle au mieux ce « sujet » qui est découvert et expérimenté pluriellement dans toute l’acculturation et même aux créateurs de l’antiquité et du Moyen Âge, évidemment ; il y a « du sujet », de la structure-sujet, avant qu’il y eut des je, qui se prononcent et se-savent comme tels, des structure-sujets depuis qu’il n’y a plus ou moins de « groupe humain », coercitif si l’on veut (attenant à leur logique de parole commune partagée parlée perçue échangée, etc).

 

À partir du moment où dieu, la pensée, le sujet ou le réel sont entrés dans le champ intentionnel, et donc nommés, désignés comme tels, il est devenu impossible d’y échapper. D’échapper à l‘exigence, à dieu par ex. Ou à la pensée, ou au sujet et à la liberté et donc, liée, à l’égalité (et la justice, cad la sainteté, laïque mais sainteté quand même, lorsque l’on réfère son unité en propre non au(x) pouvoir(s) mais au un de chacun ; puisque l’on sait alors que les pouvoirs et les dominations, étant déterminés, sont voués à la disparition, la dispersion, l’effacement ; seule la structure, divine, existe, le reste est).

Lors même que des rêves immémoriaux ou des rêvasseries nous entraîneraient à ignorer l’accomplissement, l’acquisition, et de retourner s’emmitoufler dans la facilité (ou la bassesse).

Cela veut dire que manifester, exprimer la capacité et le basculement sur le Bord (de la réalité, du monde, de ce que l’on nomme l’univers, ou le bord de la vie vécue ou du corps ou du champ de perception, de représentation, d’expression, et finalement structurel), cette capacité oblige.

Elle exige de par dieu, dont on se demande encore ce qu’il nous veut (les juifs n’ont jamais compris, nous non plus) et ça s’amplifie fois dix mille avec le christ.

À hauteur humaine on obtiendra donc la pensée et le sujet ; la pensée relative au monde unique donné là (l’être) et le sujet du je individué et unique également à chaque fois.

Le tout aboutissant à exprimer dans le champ d’expression de nouveaux rapports à chaque fois de sorte à tisser non plus une réalité toujours déterminée et particularisée, mais un réel de structure ; dont le point d’orgue s’impose comme révolution qui lie chaque sujet à tout autre : liberté et égalité, les anglo-saxons en restant à la liberté seule et n’intégrant pas l’égalité de chaque je en chaque je, sans cette solution, exclusive et unique, l’équation ne s’installe pas et les je partent en vrille ou instaure l’empire mondial de domination, de même que l’égalité seule, communiste, le pur libéralisme et le communisme n’ont pas de centre, puisque le centre doit s’autoriser de et évidement par chaque liberté reconnaissant, en interne de son intentionnalité propre, autrui, l’autre je ; du reste seul chacun des je peut accéder à cette re-connaissance, ou si l’on préfère à ce se-savoir, qui en aucun cas ne peut se passer de l’autre je, de l’autre conscience, puisque chaque conscience est autre que soi, autre qu’elle-même, étant un rapport dont un des bouts manque, ce qui veut dire que le rapport, toujours plus grand, manque, et que seulement alors il existe en tant que rapport, sinon il se prend pour « quelqu’un », au lieu de « quelque un » au milieu de l’ensemble des uns, chaque un n’est reconnaissable comme tel que par tout autre je.

Ou donc, il n’y a pas de un sans un je.

Et c’est fondamental. C’est ce par quoi on passe du logos à la philosophie réelle ; cad des grecs à Descartes qui inaugure tout ce qui viendra ensuite. À partir de Descartes on ne pense plus un discours métaphysique mais la position du je là où il existe. Autrement dit l’être est l’exister, ou l’être est second et secondairement placé dans le plan bien plus vaste de l’exister brut.

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Structure de la Cause

3 Septembre 2022, 14:37pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on se dirige vers le Bord, le Bord de la réalité

(lequel Bord du monde, de la réalité, de tout ce qui est, est le présent, sur à partir de quoi l’on existe ; le présent est l’exister qui cause l’ensemble de tous les effets, et les effets eux-mêmes deviennent des causes d’effets, etc),

se dirigeant vers le Bord donc, on se déplace sur la Ligne.

Nous sommes dans le monde, la vie vécue, le corps, mais nous existons sur le Bord.

L’arc de conscience (qui crée les champs intentionnels, par lesquels nous ne sommes pas mais existons à distance, séparément ; une société humaine, une religion, une pensée, un droit et une acculturation se déploient par et dans la séparation ; ça existe pour-nous, et ainsi nous reconstruisons ou créons tout ce qui vient vers nous).

Du réel, de l’arc de conscience sur l’arc du présent et ayant, donc, et c’est fondamental, à actualiser le Possible. Le possible, cad le Créé, vous réclame ou donc, puisque c’est un rapport, ce Rapport (gigantesque, absolu, in-fini, structurel, on ne peut pas mesurer le rapport, c’est le rapport qui mesure tout le reste, y compris nombre)

ce rapport vous appelle à déployer le rapport que vous êtes, cad que vous existez, puisqu’un rapport n’existe que s’il ex-siste, en tant que rapport, ce qui veut dire actif ; aussi tout est mouvement et le mouvement est cela même qui arrive, est cela même qui est le Possible (le possible de tout, et en fait du structurel lui-même ; seul ce qui existe formellement devient, le reste, qui « est », déterminé, et s’efface constamment).

On n’existe donc du côté de ce qui ne s’efface pas.

On a vu que nous ne sommes pas dépourvus, et que dieu, la pensée et l’universel, le christique et le sujet, le réel (et la révolution) formulent le réel tel qu’il s’instancie, et il s’instancie. Et il s’agit d’implantation, d’incrémentation ; de convaincre l’intention du bien fondé. Du Bien fondé de ce que l’on peut et doit, et c’est une seule finalité ; parce que ce que l’on croit pouvoir selon le monde, tombe dans le monde, et ainsi on ne fait rien, rien du tout, tandis que ce que l’on peut vraiment existe et dure.

Le bien se fonde dans l’impossible ; ça n’est pas possible dans et par le monde, qui est déterminé rempli, littéralement, de causes qui sont des effets de causes qui sont des effets. Et il n’y a pas une Cause avant toutes les autres, parce que la réalité est venue toute entièrement en une fois totale, occupant toute la possibilité, justement. C’est ensuite que ça commence ; à savoir jusqu’où l’impossible naîtra-t-il dans et malgré la réalité. Parce que tout est venu en une fois, dans le rapport de la plus totale possibilité et de la plus extrême impossibilité ; c’est bien là l’intérêt. $si on veut que le monde, tout ce qui est, fut, sera, s’effondre au bout du compte dans la dispersion et la glaciation indéfinie, c’est comme on veut.

Entre le chaud et le froid c’est cela même qui arrive ; que cela existe. Que cela existe en tant que Possibilité pure et brute. Et au-dedans de ce mouvement, qui donc n’est pas dans le temps (mais le temps est dans ce mouvement, cad relatif à ce mouvement, tout comme l’espace, puisque la quelque-chose, la réalité, le déterminé est pris-dans l’exister : tout est suspendu au mouvement qui seul devient étant formel (le réel est formel, structurel, la réalité est déterminée et limitée, elle devient pour être et puis c’est tout).

Une fois dans la réalité, il s’agit d’acquérir, que le réel acquiert le plus grand possible possible ; ce qui est tout à fait clair (même si nous sommes loin d’en admettre ou même d’en comprendre les implications) ; par ex, la révolution augmente soudainement la possibilité (en soi) du possible (de chacun et de tous) ; elle ne réalise pas ceci ou cela, mais la forme, le caractère formel du possible ; chacun n’étant pas assigné à la ‘raison » ou à quelque ceci ou cela, mais « à soi-même », parce quoi le jugement (que l’on porte sur soi-même) est d’application, d’action, d’activisme bien plus étendu que quelque raison ou connaissance que ce soit ; en vérité il n’est pas, nulle part, de connaissance, d’universalisation suffisante qui puisse combler toutes les possibilités du monde ou d’une vie vécue. Et ça n’est pas un manque ou une incapacité ; parce que le fait du réel n’est pas la connaissance d’bord, mais le Créé.

Comme le mouvement du Créé est une structure, il requiert ses propres caractéristiques ; dont la connaissance, cad le processus, procédé d’universalisation. Mais aussi le processus, procédé du je. Ou celui de l’historicité ; l’historicité qui naît en quittant les mondes cycliques et se crée à partir de dieu, de la pensée, du sujet ou du réel ; parce qu’alors on n’est plus dans la représentation (du monde-parlé-échangé-perçu) mais dans la re/présentation : et dans ce hiatus tout ce que nous, nous connaissons ; l’humanisation, l’universel, le moi, la vérité, liberté, égalité, etc, qui tous existent par séparation (et non unification dans le groupe ou la communauté, la communauté pour nous est seconde, reconquise, la communauté des croyants, des révolutionnaires, etc, par un acte, une actualité fondatrice présupposant l’historicité et non une dimension sacrée éternelle ; dieu ou le christ ne relèvent pas du sacré, qui découperait la réalité, mais du divin qui est-autre et sans-lieu, dès le début les juifs forment la nation des nations et le christ le libérateur de tous).

Que le possible se réalise en tant qu’actualité, veut bien dire ce que cela veut dire ; dans le réel ce qui compte c’est ce qui s’actualise et ce qui s’actualise s’invente, se crée, ou si l’on préfère se Crée.

Tout le reste est utilisé par cette finalité. Et cela se crée parce que la finalité du réel qui se règle sur et par la Possibilité (tout ce qui est possible existe) puisque le réel doit devenir plus grand que lui-même.

Rappel ; tout le possible existe veut dire que l’être et le néant sont, mais peu importe le néant qui n’est rien et n’oppose rien à l’être (donc l’être et le néant sont également possibles et donc le possible est la Règle), mais puisque l’être est (au sens générique), au sens strict l’exister est le suel « être » général que l’on constate. ou pour le dire autrement l’être (qui est universalisation des déterminations) est mais dans le mouvement d’exister pur.

C’est pour cela que la réalité, la réalité en général, dans l’acception commune, apparaît, nous apparaît dans cet état, cet état de limite dispersive ; parce qu’elle est dans un présent qui existe et la porte toujours plus loin. L’idée, ici, l’idée à l’horizon vers laquelle on se déplace, est que non seulement « ça se réalise » mais que « ça veut toujours et encore plus se réaliser » et c’est ce que l’on appelle « dieu, la pensée, le sujet, le réel », bref la structure-sujet en tant qu’elle seule admet, accepte, intègre nativement, structurellement, que la fin renvoie au début, et réciproquement. Ou si l’on préfère si le temps est tout à fait relatif (cad qu’il n’est pas le dernier mot, et qu’il y a un dernier mot, un autre horizon encore en plus) alors il n’y a pas de raison de lire le temps dans un seul sens.

Ce qui ne signifie pas qu’il sera lu « en sens inverse », mais que le temps est immergé, le temps comme tout le reste, dans une dimension étrange et autre ; à savoir le présent ou plus généralement l’exister, ou donc la Possibilité qui réalise le possible et ainsi ne cesse jamais (jamais) de réaliser le possible ; non pas ceci ou cela, tout ceci et cela est limité, déterminé, et donc auquel cas tout s’effacerait constamment, et de tout il ne resterait rien, mais alors ne cesse jamais de réaliser le possible de la Possibilité, cela qui ne s’éteint, ni ne s’épuise, sinon de Possibilité il n’existerait pas et rien n’existerait ; le possible devenant toujours plus grand, à partir donc de sa propre lancée). Le possible est la structure et le réel eux-mêmes.

Comme toute conscience est intentionnelle et qu’elle crée un champ (de signes qui permettent de découper les réalités), il s’agit d’ouvrir ou plus exactement de nommer le champ nouveau tel qu’il fut installé depuis dieu, la pensée (et l’universel), (le christique et) le sujet et (la révolution et) le réel. On a résumé cet horizon, tel qu’il s’impose (à lui-même) puisqu’étant un rapport directement branché sur, vers, par, pour lui-même (rappelons qu’un rapport ne se met pas lui-même en avant, mais présente ses contenus ou plus exactement ses signes ; aussi s’instruit-il toujours vers, pour autre que lui-même ; il est tenu de plus grand que soi ; dieu ou l’intention toute-autre, la pensée ou la vérité, le sujet ou la liberté, la liberté ou l’égalité, cad la justice ou l’estime mesurée de soi-même, cartésienne (cad le réel de la liberté, une liberté livrée à elle-même c’est très bien mais bascule dans l’arbitraire, ou une « libération » individualiste, qui s’abolit dès que commence autrui ; ce qui ne veut pas dire que l’égalité seule emplit la liberté, erreur communiste qui voudrait que le désir n’ait de réel que le besoin ; lors non il s’agit que le désir ‘l’intention en fait, puisque c’est un « désir » qui est pris-dans un champ intentionnel, une re/présentation, de là qu’il dérive originellement en hallucination, en quoi, donc, cette hallucinatoire existe d’abord, et la conscience existe avant-langage, et trouvera seulement ensuite de s’inscrire, sans jamais se rattraper, dans le langage, le symbolisé, le « inconscient structuré « comme » un langage », et non pas selon le langage) ; il s’agit que le « désir » donc trouve de par lui-même une élévation, ou donc que ce rapport se règle lui-même, qui donc d’autre pourrait le régler sinon lui-même, car si il n’est pas sa mesure, sa loi, d’une part il cesse (le rapport disparaît, dans un autre ; il est pensé, décidé ou imaginé par un autre rapport, ce qui arrive également en libéralisme) et d’autre part se quittant lui-même il est créé… ce qui veut dire qu’il est produit (par une autre conscience qui vous-pense, vous-perçoit, vous-imagine, règne de l’image reçue) et non plus créé (dans la forge très difficile individuée, individuelle).

Le Créé est exclusivement de par le je, le rapport qui seul peut élaborer une construction suffisante.

Rappelons ; le Créé il ne s’agit pas seulement de la création, des créations culturelles, hyper élevées, organisées, mais le moi lui-même est déjà un être-créé ; tout moi déjà invente une partie de sa vie vécue, de son Existence (il n’est déjà plus le lui-même enfantin, qui s’arc-boutait sur les regards d’autrui, ou tout aussi bien sur le regard-de-l’autre, ce qui signifie dans la potentialité d’une « objectivisation », une « castration », un devenir par lequel l’enfant qui se croyait un, au milieu de son-monde, devient autre, d’un autre-horizon, s’imposant à lui-même lorsqu’il s’aperçoit qu’il « désire » que non seulement autrui (et le monde) existent (en eux-mêmes, ses parents sont des gens comme tout le monde) mais aussi qu’il n’est pas même « lui-même », puisque le désir est, en lui, autre que lui-même ; adolescence).

Ce qui se crée c’est la possibilité interne à l’exister de créer des rapports, donc les œuvres, mais aussi le relationnel humain (ce qui veut dire humanisé et ensuite personnalisé), et au final l’organisationnel (la structure même de l’ordre humain). Il ne s’agit donc pas tant de créer de beaux objets mais des rapports esthétiques, éthiques, politiques ; qui alors sont, certes, déterminés et tendent vers le monde, le donné, et ainsi la disparition, mais ce qui ne veut pas dire qu’ils soient destinés à l’effacement, puisque paraissant dans un regard, une intentionnalité et non pas composés (composés d’éléments) ou des rapports politiques ; justes, nourris de et par la justice qui renvoie chaque liberté à toute égalité ; et ayant dans tous les cas la capacité de provoquer en chaque arc de conscience la distance, la Distance même ; celle là même qui rend possible évidemment l’humanité (ce que l’on sait immédiatement, instantanément et absolument depuis le christique, qui met tout en place, alors même que l’on n’y comprend encore pas vraiment) mais aussi la personnalisation (sans laquelle distance de soi à soi, il n’est pas de « soi-même » et donc ce rapport là de soi (à) soi n’apparaît pas, et alors rien n’apparaît ou rien ne dure, par ex les individualités tombent dans le groupe, la communauté, qui ne les laisse pas émerger ; l’individualité doit être signifiée comme telle, par le christique, le droit, la révolution, les années soixante, l’acculturation, etc).

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Déambulation sur la ligne

27 Août 2022, 15:35pm

Publié par pascal doyelle

Si le réel tient en une formulation de Rapport, alors la forme l’emporte sur le contenu.

Et l’éducation à la forme, du rapport, est déjà (en partie) inscrite, dans cette historicité qui est nôtre. Et est devenue mondiale, mondialisée, par le capitalisme ou le communisme ou les religions monothéistes (et les autres, mais on n’en jugera pas, par manque de connaissance précise).

Notre être n’est pas un être mais un mouvement, cad un rapport, un arc de conscience, se communique à lui-même, instantanément, mais il ne sait pas, ne comprend pas ce qu’il raconte, et pur et brut mouvement il rend possible la création de signifiants (en des systèmes de langage, sinon ils ne seraient pas mémorisés, mémorisables ; on ne pourrait pas retenir les signifiants, qui sont des rapports et doivent être organisés), et par ces signifiants retrouver la réalité, toute la réalité accessible tout au moins, et inventer, créer de nouveaux signifiants.

Mais il n’est, en vérité et en réalité, qu’un seul rapport initial ; l’arc de conscience qui re-vient à chaque fois, nu et sans rien (la conscience est toujours conscience de quelque chose, mais ne se limite à aucun de ces « quelque chose », sinon elle serait l’un d’entre eux, et donc cesserait).

Et si il n’est qu’un seul rapport initial (que l’on nomme dieu, ou la pensée, ou le christique ou le sujet ou le réel)alors il n’est pas de la même nature ; ce que l’on réassemble en tant qu’il s’agit d’une part de l’exister (ce pur possible) et d’autre part l’être en tant que déterminé. L’être est pris-dans l’exister qui est le seul réellement.

C’est le rapport qui est venu au-devant de nous (manifesté ou révélé comme on veut) sous la formulation de dieu, de la pensée, du sujet ou du réel.

Remarquons bien ceci ; qui est extrêmement important ; on peut s’effaroucher ou s’indigner de l’absolue exigence du rapport ; rien ne vaut sinon dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Ce qui semble condamner tout le reste, le monde, la vie vécue, soi-même, etc. Mais si il est absolument vrai que rien ne vaut hors de dieu, de la pensée et de l’universel, du christique et du sujet, du sujet (cartésienne) et de la révolution, du réel, c’est que rien ne tient dans le monde, la vie vécue, le donné ou la perception, l’organisé humain ou le moi, si, à la racine, on n’est pas implanté, incrémenté dans la structure. Ou dit autrement et à l’envers ; une fois que l’on tient (plus que tout) à dieu, à l’universel, au sujet ou au réel, on peut retourner vers le monde, la vie, autrui ou les champs de perceptions ou d’expressions. Si on croit s’en passer, on tombe, vers le bas, dans l’immédiateté ou la facilité, les méprisables tactiques sans stratégie.

On supprime la tension (qu’est l’arc de conscience) par ses tensions supposément résolues (ce qui est absurde ; rien ne peut résoudre le rapport qu’est l’arc de conscience, sinon le mouvement lui-même, que l’on ne sait pas, que l’on ignore, que l’on ne comprend pas, dont on obtient cependant depuis toujours une extra-ordinaire intuition, puisque nous l’existons).

Et ceci puisque tous nous sommes sortis des mondes « clos », des mondes particuliers, liés, chacun séparément, à son langage, son système d’échange, son caractère cyclique, etc. Et incommunicable ; puisque chacun de ces mondes séparés est à lui-même son horizon.

Tandis que inversement les grecs tiennent l’horizon du monde donné « là » (l’être), universel, ou si l’on préfère la pensée comme horizon d’effective universalisation (transformant les perceptions en réseaux intentionnels, les idées, et arc-boutés sur la perception de et par chacun tel qu’il se hausse en cette pensée).

Ou encore de même que le christique qui impose à chacun qu’il soit sa propre vie vécue ; et donc ne l’impose pas … puisque renvoyant chacun à lui-même et ce, en l’occurrence, via le christique.

Il fallait un regard qui puisse tenir comme miroir et soutienne l’intentionnalité et puisse créer un rapport ; lequel créera quantité de rapports entre sujets, de là que la règle soit celle d’autrui, sujets dont chacun est à lui-même un rapport, cad une conscience, qui-existe-avec-elle-même, et qui étant son propre horizon peut produire quantité de signifiants, qui sont des rapports, comme tout ce qui existe.

Ce qui demande de choisir. À savoir ce qui compte ou pas. Si ce qui existe est la forme, aucun contenu ne vaut si absolument. Ce qui ne veut pas dire qu’ils soient sans valeur, utilité, etc. Mais que le rapport initial, celui qui n’apparaît jamais, est seul réel. Le reste ce sont des réalités, des effets, des effets de la cause. Et donc ce que l’on a voulu c’est entrer dans la cause, dans la structure de la cause.

Laquelle nous est offerte, puisque nous sommes ce rapport ou si l’on préfère nous ex-sistons ce rapport (que l’on ne peut pas « être » mais exister, activement donc). Et que la difficulté est le supporter, de le porter, de l’assumer et de l’assurer, en tant que rapport. Le pur et absolu rapport tel que, probablement, il est tenu à son maximum, cad à son maximum de possibilité, est cela christique. À son maximum de possibilité étant entendu qu’ici le possible est la Règle de tout ce qui existe. Et que donc à son maximum de possibilité veut dire, bien que l’on ne comprenne pas bien ce dont il s’agit, au maximum de la possibilité de l’existence.

Il faut comprendre par là que l’on considère,a priori, que toutes les séries de paramètres du possible sont inscrites dans le christique et que l’on ne parvient en vérité pas à les extraire et les analyser une par une. C’est trop grand.

Ce qui en soi est pourtant saisissable ; on ne peut pas saisir le rapport en lequel et par lequel toutes les séries, les contenus, les réalisations, les possibilités existent. Rien de ce qui se tient des effets ne peut remonter dans la cause et épuiser cette cause. La pensée, anciennement, métaphysique, croyait possible de déterminer la cause, auquel cas, se retrouvant avec une cause limitée (puisque déterminée) elle se perdait en chemin. Si le rapport est ce qui produit les réalités, alors le rapport ne peut pas être compris. On peut seulement de très loin l’exister et on ne sait pas comment. On ignore le, les ressorts que cet effort impose, implique, intègre.

Si le réel et spécialement notre être est structurel, cad rapport, on pourrait penser qu’il faudrait se concentrer sur sa seule formulation ; mais il est le rapport de tous les rapports, cad de tout. Il n’y a rien qui ne soit pas rapport, ou mouvement. C’est le rapport, le mouvement qui existe et c’est lui qui se-structure. Dont l’activité et même l’activisme consiste à se transformer en tant que tel (on a vu que seul le formel devient, puisque ce qui est déterminé devient certes mais pour, assez rapidement, disparaître, ou se disperser). Le réel est un mouvement qui tient de son mouvement, sans aucune inertie et dont la finalité consiste à augmenter sans discontinuer sa potentialité ; ce qui se nomme par ailleurs et autrement élévation, puisque ça ne sera évidemment acquérir plus de pouvoir ou de domination, qui provoquent toujours un resserrement et non une capacité plus étendue ; c’est justement, en toute justice, la différence entre le pouvoir et la potentialité, dont on sait à tout le moins, depuis le christique, qu’il revient à césar et la possibilité à dieu. Pas même à chacun ; au cas où l’un ou l’autre prétendrait s’approprier sa propre volonté, mais uniquement par et selon la grâce, hors laquelle on ne peut rien.

Et ceci est, mine de rien, absolument fondamental. La volonté existe mais elle ne peut rien remuer du tout selon le monde. Lorsqu’elle n’est pas insufflée, elle retombera dans le monde ou la vie vécue, parce que toutes ces, et ses, motivations n’ont jamais appartenu qu’au monde ou au corps, ou aux autres ou aux pouvoirs. En vérité on ne peut vouloir que par-dessus et en plus. Soit donc selon ces faits majeurs historiques qui outrepassent l’intention seule, de là que de grandes quantités de volontés ont pu adhérer au christique, à l’acculturation généralisée (le roman par ex), à la révolution ou aux années soixante ou à internet. Cad à des outrepassements. Massifs et ultra pointus, puisque ce qui y est engagé c’est l’arc de tension qu’est une « conscience », ce rapport. Et qu’engager tel ou tel nouveau rapport comprend, com-prend les rapports qui en seront créés, et les effets d’effets. Massifs et ultra pointus puisque, de rapport, il n’en existe qu’un.

Qu’il ne soit incarné en aucun et qu’il ne soit reconnu pleinement au final qu’en un seul (que l’on y croit ou non, ça n’influencera pas l’historicité acquise), à savoir le christique, et que précisément celui-ci atteint le point ultime par lequel il rend possible pour chacun de devenir sa propre vie mais selon la règle, difficile, dont il nous prévient et que l’on ne comprend pas ; qu’il faut en passer par lui, ou par autrui ou donner sa vie ou tout sacrifier. Toutes impossibilités puisqu’un arc de conscience s’utilise dans ce monde, dans cette vie, avant tout pour, au minimum, gérer son devenir possible et possible dans le monde (des nécessités à une certaine liberté, d’un manque de moyens à une profusion de ressources, qui viendront à manquer, c’est certain, ou d’une gestion communautaire, collective, selon le groupe, à l’afflux et l’enrichissement de l’universalité (révolution, État, droit, acculturation) par l’individualité, de plus en plus civilisée ou stylisée ; de la poésie à internet en passant par les mass médias, du roman à la tv).

Autrement donc unité de gestion « minimum » de l’arc de conscience, c’est dans ce monde (livré aux ténèbres, cad étouffant le rapport dans les contenus, la forme dans les effets, la stratégie dans des tactiques) ce minimum est le maximum que l’on puisse atteindre, « je fais le mal que je ne veux pas, et je ne fais pas le bien que je veux » St Paul ; aussi doit-on attendre de dieu, du divin (quel qu’il soit), de l’historicité, de la révolution, du sujet pur, de ce que l’on voudra (de la poésie par ex) qu’ils nous libèrent, nous délivrent, nous assujettissent, a sens seul réel (ce par quoi, par qui le moi, la conscience fixée en un moi devient, momentanément, un je) et enfin à un réel et effectif maximum (pour peu que l’on convienne d’une stratégie, d’un ensemble potentiel qui suppose quantités de rapports).

Ces arcs d’historicité expérimentaux pour ainsi dire, s’imposent structurellement pourtant. Et c’est en et par eux que nous existons ; si l’on adhère au je que l’on existe, c’est que ce je est plus grand que « moi » (adresse de Blaise Pascal à Descartes, qui ne l’entendait pas autrement par ailleurs). Ce pour quoi un rapport est fait, est cela qu’il ex-siste. Un rapport, tout comme le réel, se situe toujours en son extrémité (et les choses, qui sont, selon l’être et non selon l’exister, qui aboutissent à leur extrémité, tombent, se dissolvent) ; le rapport est toujours déjà purement et si l’on veut brutalement vide et formel, formellement un, en son mouvement.

Ce je-là n’est pas le moi et encore moins le moi tel qu’il s’est installé bien benoîtement depuis les années soixante (dont la clef est précisément que par là chacun a pu obtenir l’unité psychologique, psychique, imaginale, en somme existentielle, et ensuite médiatisée et peut-être médiée (garantissant une connaissance et non seulement un miroitement), médié au sens de Hegel, en gros de sa vie vécue qui, ainsi, au grand bénéfice du marché, a pu se délivrée, idéalement, dans toutes ses qualités, et s’incorporer directement du fait qu’il s’agissait d’images intégrées aux corps eux-mêmes ou spectacularisés, si on ne garde que la désappropriation de la-vie, mais au prix justement de n’obtenir plus aucun accès à son unité cette fois structurelle, et au prix de renier dieu, la pensée et l’universel, le sujet et la révolution, bien que proclamant celle-ci à tout bout de champ). Le je est, lui, cela même qui doit, devait, aurait dû supporter, et porter tout court tous les accès au Possible de structure. Et ne rien renier de ce qui avait eu lieu. Depuis 3000 ans.

Si les signes (dieu, la pensée, le sujet, le réel) ne sont pas placés et déplacés sur le champ intentionnel, et de perception comme d’expression, l’arc de conscience ne s’active pas puisqu’il ne se structure pas ; étant un rapport, l’arc de conscience, la conscience même n’est pas, elle existe, et existe, donc, activement, elle tient à son activité et cette activité est dite extrémiste ou instanciée dans et par l’horizon du réel. Autrement dit l’arc de conscience met en une foi tout en œuvre, à tel point qu’il faut suffisamment de dizaines d’années, de siècles ou de millénaires pour commencer d’en rendre réels tous les effets. Dieu par ex ou le sujet ou le réel sont incalculables. La révolution on ne sait pas où l’arrêter ; de sorte que l’on a cru pouvoir la geler, historiquement (elle aurait pu, û se continuer). Le sujet on ignore comment le discerner, le cerner, puisque c’est à partir de lui que l’on délimite quoi que ce soit ; ce sont des Rapports de rapports en nombre indéfini. Indéfini puisqu’il s’agit de les créer ; on remonte, par éthique, esthétique, ascèse ou pensée ou ce que l’on voudra, dans la Cause, qui évidemment est infinie (rappel ; elle n’est parce qu’elle est infinie, elle est ceci et cela, autant que l’on sache arc de conscience dans l’arc du présent et leur activisme, et donc en tant que tels la Cause, le système de cause non-fini est in-fini ; si elle était fini elle se disperserait, s’effondrerait, disparaîtrait).

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Conditions d’exercice de la conscience

20 Août 2022, 12:17pm

Publié par pascal doyelle

Alors donc nous voici assujetti à une structure qui nous renvoie à nous-même. En effet si le réel est sous la formulation du rapport, lorsqu’elle vous désigne c’est afin que de vous-même vous deveniez ce rapport à (vous-même). Et donc libre.

Et si cette hypothèse générale est vraie et réelle, alors le devenir, la réalité, le réel fonctionnent vers et par la liberté.

Rappelons que la liberté consiste à être sa propre loi, mais on est, véritablement, une telle loi. Exprimée et cohérente, puisque rien de solide ne peut s’établir et donc devenir sans cette cohérence. L’incohérent n’est pas libre, puisque n’amenant qu’à des rapports inertes qui tombent dans le donné, en désignant des immédiatetés, des choses ou des êtres du monde, lesquels n’étant que déterminations sont finis, et donc voués à la dispersion.

On a vu déjà la différence entre un vivant et un (être) conscient ; le vivant perçoit et sait ceci ou cela qu’il rencontre dans son milieu ; il est au centre ou plutôt il est le centre de son milieu. Un conscient se sait à partir de l’horizon, non pas qu’il sache seulement qu’il existe un horizon, mais il se perçoit à partir de cet horizon ; et c’est pour cela qu’il sait que c’est un horizon et non pas un milieu.

Par ailleurs la difficulté de saisir la « liberté » c’est quasi uniquement le morcellement que l’on prétendrait effectuer pour la penser. Mais la liberté, cad l’arc de conscience, vient tout entier en une fois ; puisque l’arc de conscience se traduit comme intentionnalisations et que pour marquer, remarquer, repérer, cartographier ces intentionnalisations cet arc utilise des signes, il n’installe, dans le donné là, qu’une seule flèche et quantité de sous-ensembles délimités par quantité de petites flèches, cad de moindres signes, de signifiants.

L’arc de conscience (qui n’est pas dérivable de quelque autre réalité ou réel, puisque ce à partir de quoi, de qui on dérive tout le reste) peut, doit se caractériser par ; il est le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (et non une quelconque identité, notion, réalité, détermination en un mot) ; et donc assume absolument en tant que tel ce que l’on nommait l’universel, à savoir l’universalisation comme processus, laquelle universalisation est originellement l’arc de conscience, qui n’a rien du tout de « subjectif » (mais ayant avoir avec le sujet ou la structure-sujet, laquelle étant un rapport est seule susceptible de supporter l’ontologie même, à savoir le Possible comme règle de tout ce qui existe ; la structure sujet étant seule capable de re-venir, comme de rien, aisément, c’est sa nature, structure même, de re-venir donc sur ce-qui-est, quel que soit ce-qui-est, et est déterminé (il n’est que des déterminations sauf les deux structures ; l’arc d’exister (le présent) et l’arc de conscience, planté dans l’actualité brute du réel « là ». de transformer les réalités en signes (dans des langages, qui se sont démultipliés lorsque l’on a compris que l’on ne recevait pas les mots d’en haut, mais que nous les produisons, fabriquons, ou qu’ils sont indéfiniment modifiables, comme la Thora, qui re-lie sans cesse dans l’éternité du Livre unique qui contient tout) rend accessible la manipulation des réalités et de l’humanité, de l’humanisation, dont on se rendra compte au fil des siècles qu’il en est mille variations. Et qui évidemment au fur et à mesure des expériences, comprend, saisit, module, construit et déconstruit les systèmes et les langages, en fonction. Opération, réflexive pour le moins, qui se décuple lorsque l’on a compris, comme dit, qu’il nous est possible de modifier et puis de créer des systèmes de signes (ce qui se nomme l’historicité, et non plus la boucle de préservation d’un système qui Doit se conserver, afin d’organiser le donné, se communiquer et se transmettre, sous peine de ne pas se survivre).

En fonction des finalités, ici dites structurelles, qui orientent et réorientent les champs, les champs de perceptions (tout ce qui est, déterminé, est champs de perceptions, esthétiques ou sciences, subjectivités ou objectivités, comme le Droit, tout).

L’arc de conscience par des signes qu’il lance vers l’horizon du donné là, du monde, mais aussi de la vie vécue (depuis le christique, qui crée ce champ individuel), du moi etc. La régulation des systèmes est bien sûr lié à la Cohérence (laquelle est toujours ultra difficile) ; soit la cohérence interne (philosophie et logique de chaque système) et externe (adéquation aux réalités, aux champs, aux expériences, aux vécus, aux perceptions, aux esthétiques, etc) ; puisque ce qui n’est pas cohérent n’est pas mémorisable (ni communicable entre individus, ni transmissible entre générations, ni même en vérité tout simplement n’est pas perceptible, perçu, puisque la confusion n’aide pas, c’est le moins que l’on puisse dire) et ce qui n’est pas cohérent (outre que ça n’est pas la vérité ou n’est pas la réalité décrite) délie, effondre, aplati, enferme en des concrétions immédiates (qui ne sont désignées que du doigt et que l’on ne com-prend pas, que l’on ne prend pas avec soi). Et donc de manière plus générale la cohérence permet de se fonder sur cette solidité et rend alors accessible encore plus de possible. Répétons ; la cohérence rend accessible encore-plus-de-possible (alors que l’incohérence est happé par l’immédiateté qui avale notre structure de conscience, qui dénoue et effiloche les rapports que l’on invente, que l’on crée, de sorte que l’on n’invente, ni ne crée plus ; la finalité étant non pas de dénouer ce qui est nouer, de dénouer à partir de pseudo-évidences, mais d’ajouter encore plus de nœuds, de réseaux, de consistance). Il est clair que le-plus-de-cohérence va chercher ses éléments dans le donné « là », dans la vie vécue, dans la perception-même, etc, ou est à soi-même son propre terrain expérimental ; on considéré par ex que Rimbaud est le lieu de sa propre possibilité, mais non pas sans ou hors du réel ; parce que le fait est que le Réel est justement non pas ce qu’il faut copier-coller mais « ce qui s’invente ». N’oublions pas que depuis le christique nous savons que nous existons Dans la Re-Création.

Bref.

Parce qu’il y a évidemment des révélations (de structure ou de faits ou de phénomènes ou d’utilisations, de signifiants par ex ou d’outil, etc) mais il n’existe qu’une seule manœuvre de conscience ; de (se) percevoir du dehors à partir de l’horizon ou plus généralement (et plus exactement) à partir du Bord. Et on a vu que le bord réel du monde, du donné, de la vie vécue, du corps est le présent ou encore l’exister, le fait, formel, d’exister.

Les Bords seuls réels sont dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel.

Et donc si je me sais libre, alors cette idée, principe, structure tout à fait générale ou universelle, je vais m’en rappeler constamment autant que je puis, et elle reviendra en moi d’elle-même (sans forcément parvenir à me réguler) ; son universalité est mémorable, ou immédiatement et même instantanément mémorisable.

De même inutile de planifier un désir de désir, puisque l’on est déjà tel quel articulé, ou arc-ticulé ; on n’est pas antérieurement à la conscience, on est déjà en et par une conscience, déjà forcément autre et autre que tout. Elle est autre que tout parce qu’elle est avant tout le reste conscience de (soi) comme conscience, rapport conscient d’être un rapport ; le signifiant « rapport » ou « moi » se substituant à lui-même, pour rien, en équivalence à rien du tout, parce que c’est un arc (réel) et non pas une idée ou un signe ou un ressenti du corps, etc.

Ou encore lorsque placer dans telles et telles conditions (en grand nombre en général, comprenant celles inaperçues sur le moment) je dois décider sans doute, mais très souvent je vais devoir inventer, même reprendre une solution toute faite est en un sens inventer la solution.

En somme on est toujours déjà pris-dans un champ donné là et qui est précisément un « là », ce qui veut dire avant tout une Actualité.

Une actualité (le présent) qui réclame (toujours, qu’on le sache ou non) une invention. Et un arc de conscience est fait-pour-cela. Il est, nativement, une activité décisionnelle qui répond à une situation bizarre qui n’est pas et ne peut pas du reste mémorisé comme adn. Un trou dans la ligne des réalités. Un vide. Et ce vide est un pur signifiant, cad rien du tout, non par une espèce d’abstraction ou d’irréalisme ou encore une origine métaphysique, mais parce qu’il (se) désigne lui-même, cad une sorte de Un purement formel (ce que l’on imagine comme «vide » est en fait un formel).

Et comme il désigne « rien » il est non seulement déporté mais entièrement déporté hors de lui-même, ce qui veut dire aussi déjà absolument universel, et s’il ne veut pas que son absence de contenu privilégié soit empli par quelque détermination ou immédiateté, il doit préserver ce vide comme formel ; dieu, la pensée, le sujet, le réel.

Et donc voici le point continué ; il faut que cette forme se déploie, s’élabore et invente des signes qui se réfèrent à ce « rien » ; que ce rien fasse son entrée dans la représentation afin que puissent s’élaborer des stratégies (qui soient plus étendues que les tactiques).

Il est clair que dans cette perspective la tendance presque générale depuis le 18éme de « rationaliser » ou d’objectiver notre existence comme s’il s’agissait d’une réalité donnée là, et que le donné seul, cad le passé, explique ce qui est, supprime du même coup le possible. Ce qui semble tout à fait cavalier puisque depuis lors, depuis le 18éme il y eut quantité de réalisations dans tous les sens ; de la vie individuelle aux ressources collectives, des entreprises aux étatismes.

Or pourtant on tient ici que la révolution en même temps que de se réaliser effectivement, historiquement, s’est figée, et que le temps fut gelé. Il n’est aucune pensée qui renouvelle la révolution (le communisme étant un développement universaliste, les besoins, là où le libéralisme est une exploitation particulière, les désirs). On a généralement, collectivement considéré que la liberté ne s’utilisait que dans le monde donné là, et chacun pouvait « vivre sa vie » en somme (ce qui n’était pas le cas auparavant ; différence entre est interdit ce qui n’est pas autorisé et est autorisé tout ce qui n’est pas interdit).

De plus il faut ajouter que de rapport, il n’en existe qu’un. Parce que le rapport en lui-même n’est pas déterminé. S’il l’était il serait un début, une cause déterminée ou le terme, un effet déterminé mais pas le rapport de l’initial au terme. Et comme le temps il se lit dans un sens ou dans l’autre ; le rapport suspend les contenus du rapport, le réel suspend les réalités, l’indéterminé suspend la détermination.

Le rapport nous envoie, pour le dire, directement au sommet, sur l’horizon, au bord de tout ce qui est (le présent), au bout de toute existence ; c’est de là-bas que l’on perçoit parce que pour nous la perception (d’un vivant) est happée dans et par le champ, grâce auquel nous ne sommes pas ce corps, cette vie, ce monde, cette réalité. Parce que, donc, la réalité n’est pas à elle-même ; elle est plongée dans le temps très étrange du présent qui déroule tout, suspendue au Bord du présent ou lancée contre la vitre de la conscience qui Voit. Et elle Voit à partir du Bout. Depuis le christique on se Voit à partir du bout de notre vie. Descartes est suspendu on ne sait où et étale tout ce qui est au-devant, mais on ignore « où » il existe pour ainsi percevoir l’étalement de ce qui est (il nomme étendue » tout le déroulé de l’être, tandis que lui, son je et dieu, existent).

Il se peut donc que, parfois, nous nous percevions nous-même à partir du hors champ du bord du monde ou du bout de notre existence et que soit offert au je de laisser venir à lui la possibilité non finie de devenir.

Puisque c’est l’in-fini, la capacité d’exister in-finiment qui se presse sur le bord des yeux.

C’est depuis ce bord que toutes les choses incertaines et certaines sont écrites.

Toutes les choses et tous les êtres, tous les mondes humains et toutes les vies sont signifiées dans l’ensemble de tous les rapports possibles, étant entendu que tous les rapports attendent encore de plus grandes possibilités d’écriture, de destination. De plus grandes possibilités de destination cela veut dire de plus capacités d’effort.

Puisque si le réel est un rapport in-fini (cad on l’a vu une Possibilité qui ne cesse d’être possible, afin que le réel soit plus grand que lui-même, ce qui constitue la plus digne finalité qui se puisse) il faut que ce soit de lui-même que chaque rapport puisse, se rende capable de devenir.

Et donc, selon une bien bonne logique, si le possible existe, il ne cesse pas d’être encore et toujours plus possible. Le possible étant le sujet et le sujet seul susceptible d’assurer et d’assumer la possibilité (étant le rapport existant absolument, cad formellement).

Ou : il s’agit de modifier la cause afin de modifier les effets. Que la cause puisse entrer dans son propre champ est effectivement le principe même de la liberté, et la raison d’être des effets ; qui donnent la visibilité afin qu’ait lieu la modification.

Dans la liberté, ce principe, se niche l’utilité ontologique fondamentale ; que le Possible est le principe unique, que le réel soit un rapport et donc un sujet et que la liberté soit à elle-même sa propre Loi mais alors une véritable Loi.

On se retranchait sur la « raison » puisque l’on comprend spontanément que la cohérence est en question, mais alors c’est une répercussion de cohérence absolument requise qui est exigée dans et par cette liberté ontologique ; ou dit autrement le Créé ne peut pas être n’importe quoi.

Et fondamentalement de ceci que si notre être est un tel rapport, il ne peut pas divaguer dans son rapport au réel donné là.

Or la cohérence est bien plus exigeante que dans l’établissement d’un discours normé (bien que, comme dit, il soit impensable de s’en passer ; tout installation de rapports doit se rendre en et par cette cohérence, cette universalisation, mais laissant toujours en suspend sur quoi et vers quoi se déploie cette universalisation cohérente ; on a vu que Descartes, Kant, Husserl, Sartre et Lacan examine, décrivent, explorent (avec Nietzsche et Heidegger au fond) le statut de l’activité du je, de l’arc de conscience, capable d’universalisations diverses puisque c’est lui qui invente, active ou révèle la structure-sujet laquelle est exclusivement et infiniment rapport. Il est, cet arc, le rapport initiale du sujet comme seul susceptible de re-venir sur le réel.

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Notre être (qui n'est pas)

13 Août 2022, 09:20am

Publié par pascal doyelle

 

Le devenir formel du je. Le je peut explorer ses possibilités comme d’une bibliothèque.

Rappel ; on ne juge ici pas de dieu, de la pensée et de l’universel, du christique et du sujet, du sujet et de la révolution, du réel brut ou formel ; on constate et admet tout à la fois ou un par un, au choix. Mais on calcule (si l’on peut dire) des effets que ceux-là influent, insufflent en nous. Espérant par ce mouvement de réflexivité récupérer intégralement toutes les possibilités.

Tout ceci ne vise qu’à nous donner les moyens de récupérer les possibilités et de cesser de croire (c’est une croyance) que par le moi, la personnalisation, nous serions limités.

Comme d’une bibliothèque sauf qu’à chaque occurrence le je doit s’investir, tout entièrement, lui-même. Et il n’y a pas moyen de tricher, puisque les niveaux de telle possibilité ne peuvent être atteints, qu’en interne de l’arc de conscience en personne, ce qui veut dire en tant que je existant plus qu’un moi, un moi-même ; si par exemple on ne saisit pas à quel point il faut être décentré pour admette l’universel, une partie de nous-même encore cernée par la centralisation précédente ou habituelle freinera cette universalisation. Ou de même on peut faire semblant de basculer, de se transformer en chrétien ou en révolutionnaire, mais alors il s’agit d’une trahison ; l’horizon, chrétien ou révolutionnaire, du sujet ou du réel ne s’ouvre pas vraiment. Imagine-t-on Roquentin dilettante de l’exister brut ?

On ne peut pas remplacer la conviction, la motivation, la décision, et en bref l’intention par l’application d’une réglementation toute extérieure ; et il est une éthique de l’arc de conscience, sur laquelle on reviendra, irremplaçable, investie, presque brutale et en tous les cas intègre ; puisque la substance même de la décision, de l’intention est précisément qu’elle soit un rapport, un rapport qui se tient de lui-même. Tout prêt de supporter le regard de dieu, laissant tout le reste. Ou donc ; on ne peut pas accéder à dieu, la pensée, le christique, le sujet, la révolution sans que l’effort de s’y astreindre ne soit bel et bien effectivement décisif. Ainsi on peut révolutionner, par la liberté, mais la vraie révolution est celle de la liberté-égalité. Une création peut se trouve fort sympathique, mais c’est celle qui va, ira chercher l’autre arc de conscience et au plus loin possible de cet arc de conscience qui vaudra. Si une partie suffisante du peuple n’y incline pas, la révolution ne se lancera pas.

Ceci implique de considérer Montaigne tel qu’en lui-même (dixit … certaines indications ne s’effectuent pas au hasard ou pour rien ; installer la conscience d’autrui, son faisceau intentionnel dans votre arc de conscience est en soi une finalité absolue, qui outre les connaissances ou l’expérience, transforme votre propre conscience, intentionnalité), ou Nietzsche, etc ; sans plaquer une interprétation qui étoufferait l’un ou l’autre. Or pourtant on ne peut pas ne pas interpréter ; la question est ainsi de produire un système ,interprétatif qui puisse manifester l’originalité effective, d’une manière ou d’une autre ; on considère par ex que Hegel éclaire magistralement, lors même que l’on n’adhère pas strictement à la base de sa compréhension.

Or donc peu importe que l’on n’admette pas ceci ou cela d’interprétatif, pourvu que le système de compréhension soit en lui-même explicitement signifié ; à quoi sert, au fond, la philosophie ; de ne pas cacher, dissimuler la base de son intellection, que cette base soit explicitement exposée et que l’on en puisse juger.

Et donc quelque système que l’on adopte, il ne sera pas du tout complet (ce qui ne veut pas dire que ce qu’il dit puisse négliger la rationalité, l’universalité au sens d’universalisation (un procédé ou un processus mais non pas un résultat) ; si il n’est pas complet c’est parce que le seul réel, le seul être réel qui existe, est cet arc de conscience, lequel ouvre à ses objets qui ne sont pas « ses » objets et qui ne sont pas des objets .. mais la suite de cet arc lui-même ; on veut évidemment introduire aux embranchements, aux possibilités de cet arc, lequel est cela seul qui fut découvert (sous l’égide de dieu, de la pensée universelle, du sujet et du réel).

Ou donc un rapport (qui seul existe) n’est pas substituable. Il est quel il est. Mais étant formel seul il peut devenir (sans s’éteindre dans telle détermination, donc il est de l’ordre du signifiant, qui est un rapport).

Et donc la transparence de l’arc de conscience est ce qui s’approfondit ; ou dit autrement ce dont on ne possède jamais la profondeur ; il ne s’agit pas du tout, ici, de croire ou de faire accroire qu’il y ait un terme, une clôture de l’arc de conscience, ce qui veut dire une fermeture du je. Pas seulement de l’universel infini par quoi on figurait la conscience-de, mais en tant que surgit un point qui est tenu dans une vision qui rassemble tout le corps, le monde, le donné, le vécu, la perception ; selon les caractéristiques de telle ou telle œuvre, et non pas tout cela à la fois, bien que fondamentalement un arc de conscience tendra à livrer tout intégralement tout ce qu’il peut, cherchant à identifier son vouloir à son pouvoir exister, son devoir-être à son pouvoir-être, la signification, le sens et le possible.

L’infini du je est évidemment coïncidant avec l’infini de la pensée ; mais on a vu que la seule explication, explicitation de l’infini est le cercle absolu, cad formel, du sujet, du sujet en tant que rapport et en tant que le rapport est cette, par exemple, volonté infinie que repère Descartes et qu’il ne peut plus situer en dieu seulement (comme la pensée métaphysique pour qui l’infini était une notion) ; l’infini n’est plus une notion, ni même un concept comme Hegel, mais est signifié comme cet-être ici-même et maintenant, soit donc l’exister du je, le je comme arc non-fini, signifie et dont le signifiant ne contient pas de signifié. Il y a un infini (au moins) ici même ; ce qui revient à l’inscription définitivement christique (il n’y a pas que le dieu un tout-autre, il existe le christique et ensuite le saint-esprit, la communauté des croyants, pris un par un par ailleurs ; ce qui, on l’admettra, développe considérablement ce réel qu’est dieu).

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Méfions-nous cependant, puisque si ce je est un rapport il n’est pas le rapport qu’il est, puisque justement le rapport se tient toujours en dehors de lui-même ; il existe et n’est pas (l’être est second, situé au-dedans du mouvement, qu’est l’exister). De même que la pensée n’est pas ce que l’on élabore par soi-même mais assujettie à la vérité (qu’elle soit adéquation à la cohérence interne de la pensée ou adéquation à la réalité extérieure), et que la révolution est avant tout justice (en plus d’être liberté).

Pourquoi, sinon de ceci que le rapport se tient d’un plus grand ; ce qui contient en tant que tel le temps, le devenir ; le réel crée (qu’il soit dieu, la pensée, le sujet ou le réel) ; il y a un présent afin que quelque Réel se produise (lequel n’existe qu’en tant que rapport, sinon il dépendrait d’un autre, on ne sait comment, cela n’ayant pas, plus de sens ; et si il dépend de lui-même alors il n’est une sorte de Un tautologique mais un Un articulé, ou donc qui-se-voit et existe autre que soi, ce qui revient à dire qu’il n’existe pas de « soi » mais un devenir brut ou un soi qui se perçoit ; ou donc que la première cohérence ne puisse devenir qu’en une plus grande cohérence. Sinon il n’y aurait pas de créé. Mais seulement du réel moindre. Ou donc parce que le possible ne deviendra qu’assuré d’une acquisition, ce qui veut dire d’une cohérence antérieure qui seule offre une base suffisante pour la plus grande cohérence qui viendra, qui ne cesse de venir.

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De même que les grecs accèdent à la pensée à partir d’un point autre (le « là » du monde, cad l’être, qui ne peut pas être pensé, puisqu’aucun horizon ne peut le réduire). Et que les chrétiens accèdent à leurs propres vies (et la vie partagée) à partir d’un point qui est partout, nulle part dans le monde ni la vie (le christ est parti-revenu-encore là).

Descartes peut approcher son propre être, qui n’est pas un être, c’est parce qu’il est (devenu) ce moi. Ce qui signifie que le moi n’est nullement négligeable, puisqu’au contraire à ce moi-même que nous sommes doit correspondre, adviendra, ou il sera possible d’accéder à un je.

Rappelons ; le je est re/présenté par Descartes et le moi est désigné par Pascal (le moi de monsieur Descartes, qui nomme le je de Descartes en tant que moi, et le ‘moi’ est à ce moment introduit dans l’historicité, dans l’histoire humaine ; ce qui ne veut pas dire que les gens n’avaient pas de « moi » mais que celui-ci n’accédait pas à une représentation, culturelle, d’acculturation, et que donc n’obtenant aucun miroir et sans images les mois ne s’inscrivaient pas dans et par un devenir.

Aussi le christique est-il crucial en ceci qu’il inaugure, initie la possibilité du réel d’un je et ce, christiquement, sous couvert du regard divin ; il ne se pouvait pas moins que ce soit le divin, puisque c’est le possible pur qui se lance. Soit donc ce qui n’est pas dans le monde de l’être (la détermination, celle qui est aussi bien les datas, ou les réalités données, en l’occurrence celles qui se donnent dans la perception ou le là du donné, les choses, les êtres, mais aussi les couleurs ou les atomes, etc) et qui relève du possible pur.

De même Descartes ne crée pas le sujet, il dit qu’il existe ; et ce faisant il le crée d’une certaine manière ou d’une manière certaine, mais de toute éternité, depuis toujours il devait y en avoir au moins un qui exprime le je. Le je devait s’imposer comme étant son propre centre ; afin que de cette centralisation il puisse déployer quantité de possibilités qui, autrement (sans ce positionnement), n’étaient pas en mesure de paraître, et le dit positionnement ne devait s’effectuer que par lui-même ; ou donc chacun devient le centre de lui-même, non par égocentrisme (bien que ce sera effectivement le risque pour tout « moi »), mais afin justement que cet être s’élève universellement et non pas universellement abstraitement, mais universellement selon la structure-sujet qu’est réellement l’universel, qu’est réellement le réel et la cause effectivement universelle ; à savoir qu’il s’agisse d’une structure-je, d’une structure-sujet ; seul ce qui s’existe comme rapport peut créer ou ne cesserait-ce que comprendre des rapports (ces rapports que sont les idées ou les nombres ou les signes ou les œuvres, ou les mises en forme culturelle).

Voici donc que le je, qui paraît si fragile et de peu de consistance, s’avère la forme non seulement majeure mais absolue ; sous la forme du se-savoir, par lequel tous les signifiants sont susceptibles de devenir ou même d’être créés (puisque le je, cad l’arc de conscience, est le rapport originaire, et sait-on jamais, originel, dieu). Ce qui encore une fois ne préjuge pas de la capacité totale de la dite structure mais seulement de la perception, compréhension que nous possédons, que nous avons expérimentée, que nous connaissons (et étant entendu que ce qui existe ontologiquement ne peut pas être imaginé, dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel ne sont positionnés qu’une fois apparus, qu’une fois interposés dans le donné, la représentation, et une fois apparues ces positions s’imposent comme ce à partir de quoi tout sera compréhensible).

Aussi le je ou la liberté va condenser tout le divin et tout l’universel sur ses (frêles) épaules. Le je, libre, s’affectionne de la clarté et de la présence, puisque c’est ce en quoi il consiste ; et par clarté et présence il faut comprendre capacité de Créer (il n’est pas nécessairement une clarté du passé mais d’une vision de l’à-venir, et non pas d’une consistance solide mais d’une propension seule à la mesure du rapport).

Il fallait que Descartes produise lui-même le cogito, sinon ça n’aurait aucun sens, et aucun effet, ce serait même non imaginable, qu’il y ait un cogito sans un je ; or pourtant lorsque l’on dit que la conscience est la pensée (au sens non cartésien, au sens de Hegel par ex) on fait-comme-si la pensée contenait nativement « de la conscience » et la conscience dérivée de ce surréel «la-pensée », ce qui est absurde (ou théologiquement qu’il s’agisse de la pensée de dieu, à la fois de manière ambiguë de dieu et sur dieu, mais René dit bien que dieu n’est pas de cette sorte de « pensée », d’abord de « volonté ») ; par Descartes la pensée ne pense pas, mais un dispositif (qu’il ne nomme pas lui-même « sujet », que l’on désignera tel par la suite) qui pense, qui perçoit, qui aime, qui imagine, qui sent, ce qui est renvoyer le problème par-dessus l’histoire.

Il fallait que Sartre soit athée, déclaré, pour percevoir le réel même, l’existence (l’en-soi). Il fallait que Lacan ait lu Sartre pour le-réel soit cet autre-point du sujet-inconscient, le point-horrible, l’irruption de la rupture dans et par la gigantesque angoisse. Et il fallait que Sartre donc soit un « moi », sans même plus dieu, plus d’humanisation, pas même une idéologie, communiste par ex (qui sera tentée plus tard pour recoudre le champ intentionnel et l’historicité), et qu’il soit cette conscience-atome, isolée ; désocialisé pour le dire.

Le je pour qu’il soit et devienne (et donc qu’il soit tout court, parce que l’on n’est pas sans devenir, tout être est un devenir assumé, ou alors une névrose ou un coinçage quelconque), il faut qu’il se tienne d’une décision et qu’alors l’historicité (qu’elle soit d’une part) et d’autre part que cette décision devienne le rapport actif qu’elle sera. Qu’elle sera. Ça lui vient. C’est comme ça. On ne sait de où, puisqu’il s’agit du rapport lui-même qui est-déjà en rapport (forcément) et en sait déjà beaucoup plus sur, de, par lui-même.

Si il pense, il doit savoir qu’il pense. Si il croit (qu’il existe un autre-point hors du monde ou hors de la vie vécue) il faut qu’il décide de sa foi (il ne naît pas dans un milieu déjà imposé, contraint). Si il se soulève ce sera pour un monde meilleur et encore plus assumé. Etc.

Il faut, pour cela, qu’il se cible lui-même. Qu’il soit nommé, désigné, signifié. La-pensée, le christ, le sujet (Descartes ou Nietzsche ou Lacan, etc), la révolution ouvrent des rangées entières de possibilités, comme autant d’œuvres (au sens large, non seulement comme œuvres au sens habituel, mais œuvres, éthiques, d’engagement, de perception esthétique ou non, de poétique ou de manière générale qui explore les Signes, sous quelques formulations que ce soit).

Remarquons et comprenons bien ; lorsque le christique apparaît (et indépendamment d’y croire ou non), il est ou devient le Signe d’une quantité pharamineuse de vies possibles, d’existences, ce qui veut dire d’individus humains qui, dès lors (dès lors), sont susceptibles de se déployer personnellement ; évidemment à ce moment-là sous le Regard du un tout-seul, unique, mais regard qui ainsi pourra être récupéré par et pour chacun et pour tous (à la fois) ; ou si l’on préfère chacun sera capable de se le réapproprier en propre. D’obtenir une vie qui soit une existence. Au lieu d’être assigné par tel ordre sociétal, humain, tel organisationnel (comme l’empire romain ou tel et tel royaume, chacun figé dans son statut généralisé) il existe au moins Un Regard qui crée la possibilité initiale de toutes les autres possibilités (qui n’existeront que d’être voulues, entendues, créées par les existences elles-mêmes ; ce qui viendra après n’existerait pas sans l’intention reprise de chacun, reprise sur l’énergie de chacun mais également de la situation de chacun dans le donné du monde et dans le là du donné, ayant pour horizon le monde effectivement, soumis aux distances et au temps, et enfin surtout réactualisant en chacun la séparation, sans laquelle nous serions ceci ou cela mais nous n’en aurions pas, n’en récupérions pas la conscience ; et quelle est donc alors la distance qui produit pour tous et chacun la présence et la représentation et comment présenter cette actualité qui nous sépare ?

Pareillement le cartésien ou ce que le cartésien révèle, manifeste, commence d’organiser, d’instituer (et bientôt d’institutionnaliser, ce que promouvra la révolution) ; à savoir non que chacun soit « raison » (même telle l’hégélienne), mais que chacun soit son propre jugement, sa liberté en activité. Il existe, se propage, surgit quantité de versions de l’acquisition du je par lui-même, et ce multipliant partout les je de séparation (jusqu’à l’atomisation que l’on sait, et lors même que les fameuses années soixante aient concrétisé d’une part la division indéfinie, et d’autre part tenté une vague humanisation universelle, ayant échouée. Toute la puissance, la potentialité ayant été recapturée par l’industrieuse universalisation (des objets et de l’argent, qui sont en eux-mêmes de l’universalisation extérieure, puis en images et mass et micro médiatisation qui se cherchaient comme mass et micro médiation, ce qui veut dire coordination de tous et de chacun et non pas rivalité et hiérarchisation de tous et de chacun, chacun livré à la suractivité fantasmatique de l'être inexistant de l'image, à quoi aurait dû s’opposer, évidemment, la fraternité de notre formulation historique absolue).

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Le sujet réel

6 Août 2022, 10:16am

Publié par pascal doyelle

On ne sait pas du tout ce que c’est qu’une « conscience ». ça n’est pas « de la pensée ». la pensée est juste une partie de toute l’activité de conscience. Qu’elle soit « signe » est bien plus certain. Mais la conscience ne réside pas dans les signes ; elle les utilise, de même que les vivants, qui les décrypte d’avec leur adn, les identifications perceptives systématisées, et ce bien que tout vivant est jeté-là dans le monde, et ainsi n’est pas restreint à son milieu (déjà crypté) ; un chien, un chat existent au même niveau-monde donné-là que vous, on partage un monde commun, le « là » justement (les prédateurs en général sont ouverts plus aisément au donné là, puisqu’ils doivent s’adapter, à la proie, aux aléas, aux rencontres, aux possibilités, aux tactiques, etc ; tous les vivants n’ont pas exactement accès au même « là » du donné).

Mais l’arc de conscience ne réside nulle part. Aussi a-t-on, ici, caractérisé la conscience comme un Fait absolu, brut et pur, formel ; on ne peut pas dériver l’arc de conscience, de même que l’on ne peut pas assembler l’Exister de quelque autre notion qui lui serait précédente (au contraire l’être nous paraît second par rapport à l’exister, si par être on entend le déterminé, la détermination, on verra plus loin).

Cependant on a cru ou pu déployer (expliciter sinon expliquer) la conscience comme rapport ; elle est le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (qui se-sait, comme rapport et dit je) ; si il était relatif à une identité il serait cette dernière et dans l’incapacité d’en sortir ; or ce qui caractérise l’arc de conscience c’est précisément qu’il est multi-tâche, pour ainsi dire et puisqu’il est tel, il est non-fini. Ce qu’il ne sait pas déjà, il l’apprendra. Ce qu’il ne possède pas actuellement, il l’inventera. Ce qui n’est pas, il le créera.

Et puisqu’il n’appartient à aucun milieu en particulier, il est en train de détruire le monde, cad tous les milieux… c’est évident.

Que la conscience soit un rapport, immédiatement on saisit bien qu’elle se détient de toute espèce de rapport, pourvu qu’elle en ait l’énergie ou le temps, etc.

Et donc cet arc de conscience est arc-bouté au monde donné là. Son fait structurel est cette articulation. Une pensée n’est vraie que désignant une chose réelle dans le monde réel. Ceci est mon corps parce qu’il y a, là, un corps vivant réel que je (me) perçois… ce qui est extrêmement curieux, absurde, effarant. De n’être pas ce que l’on est, mais dans la perception, toujours actuelle, de cet être que l’on n’est pas, mais dont on existe la perception ; mais de quoi relève-t-on alors ? Quel est ce plan actuel qui perçoit d’arc-ticuler la réalité dans une instanciation encore-plus-réelle, qui est actuelle et qui se constitue comme rapport qui se trace lui-même et donc toujours absolument actif et qui, de plus et par ailleurs, absorbe toute sorte de matériaux perceptifs ; signes, mots, idées, perceptions, émotions du corps, le corps lui-même, les choses, leurs couleurs, etc (et qui invente des machines qui étendent ces perceptions ou évidemment ses activités ou actions potentielles).

Dit autrement on ne peut pas fragmenter la conscience (en tâches différenciées et dont elle serait vaguement l’unité et dont on ne connaîtrait pas du tout en quoi consisterait cette unité fonctionnelle) ou donc elle n’est pas une Détermination de déterminations ; elle est d’une autre sorte de « réalité » que les réalités. De même que le réel n’est pas une grosse détermination des déterminations diverses.

Notre être n’est pas un être et donc il est inutile d’attendre qu’il se « réconcilie » avec qui ou quoi que ce soit.

Or cependant cela veut dire que si, par somptueuse coïncidence, dieu existe alors le Royaume ne sera pas de tout repos, il faudra encore travailler à démultiplier la structure, dite ici structure-sujet, en ce sens que si la règle du réel est le Possible, alors il ne cessera pas, et il ne cessera jamais, sinon il n’aurait jamais existé. C’est le bienfait, la bienséance du Possible comme loi interne du réel, qu’il existe forcément d’une part et que d’autre part il en cesse pas ; il est, dieu, la pensée, le sujet, le réel, la sur-activité absolument positive et même sur-positive ; le possible, du réel, a pour finalité, interne et donc externe puisque le possible réal-ise et ainsi se déploie toujours comme réalité, manifestation, déploiement du non-secret, c’est juste que l’on ne le voit pas, que l’on se cache les yeux ou que l’immédiateté nous dissimule l’instantanéité ;

ce qui veut dire qu’en vérité et réalité le réel est intégralement réalisé en une seule fois mais qui œuvre en, au-dedans de lui-même ; la question n’est pas l’être ou le néant, mais l’exister dit autrement le Possible ; et c’est pousser le plus loin possible le Possible qui compte et qui est l’enjeu fondamental ou donc il n’est aucune autre finalité équivalente, adéquate, au niveau du Possible que sa plus extrême possibilité ; d’où qu’il soit, le réel, cherche à étendre toujours plus loin la possibilité et seule une structure-sujet semble adaptée puisque seul ce qui existe comme rapport (et donc à – soi - ) est capable de passer outre la détermination.

Ce qui est déterminé disparaît ou se disperse ; et pour l’univers se dispersera vraisemblablement indéfiniment sans atteindre le néant jamais ; l’univers est toute la réalité venue tout d’une seule fois suspendue en tant qu’activité et mouvement qui occupe tout le temps-espace et l’intérêt tient à ce qui se passe « dedans » ce déploiement ; dit autrement ça devient au-dedans, dans un unique instant total, qui n’est pas écrit ou plus exactement qui se réécrit de et par son déploiement-même ; il se voit, il se modifie.

Ce qui est sujet, cad rapport, se reporte littéralement en remplaçant l’initial et le terme ; le rapport n’est ni le début ni la fin mais le mouvement et donc le re-tour, le toujours nouveau tour, bien que l’on ne comprenne pas bien, pour le moment ; rappelons que, au minimum, l’exister, et donc le présent, n’est pas dans le « temps », le temps est, de fait, mais n’est pas une ultime borne, de là qu’il soit pris-dans l’espace-temps.

Si l’on suit que le réel est pur mouvement (ce qui veut dire d’abord mouvement et puis effets de ce mouvement, réel et puis réalités, indéterminé et puis déterminations), alors la séparation règne partout et structurellement ; il n’est aucune réalité qui ne puisse être sans la séparation, la différenciation, la distinction.

Si l’articulation est le réel même, alors tout entièrement est consacré l’effort, la capacité, la possibilité. Et étant rapport la possibilité doit se trouver en et par elle-même ; elle ne ressort pas d’une extériorité, auquel cas elle se réduirait à un déterminé et un déterminé est l’impossibilité de toute possibilité ; un déterminé tombe, vers le bas. Aussi le réel, qui se maintient au travers des réalités, ne peut pas tomber (sinon tout cesse) ; le réel, le possible, ne peut que s’élever. A structure est intégralement positive ; l’effort est ainsi la nature même de la structure.

Qu’il n’y ait pas de réconciliation veut dire que la « guerre » est l’origine de tout ce qui est, mais que s’impose une distinction interne à la guerre qui soit en capacité de la pacifier… Ou donc le réel n’est pas du tout étranger à la plus tétanisante brutalité (c’est un fait, de violence mais aussi de finitude avérée)

mais que précisément il existe une possibilité pour que cette violence se subtilise, se distingue et devienne, à elle-même, son énergie élevée dans la suite de l’exister pur et brut, ou de ses versions (entre lesquelles on ne choisit pas, ici, puisqu’on les accepte et peut-être accède toutes) ; l’exister (le réel), dieu, le sujet, la pensée.

Dieu sépare (les élus) ou, par le christique, l’intention des élus les distingue, la pensée différencie les idées, les sujets sont rivaux entre eux (la liberté américaine qui impose la concurrence entre tous, ces principes ignorant l’égalité, mais corrigée par la liberté-égalité française, et en dernier lieu philosophique, Sartre, qui reprend Descartes). Donc le mal ou la séparation ou la violence sont intrinsèques. La question étant ; que faire avec cette brutalité ?

On a vu ceci ; qu’il existe un présent, une actualité absolue afin qu’il se passe quelque réel plus grand au-dedans. Cette finalité se situe hors temps et espace, puisque l’exister est en-deçà ; le présent n’est pas ce laps coincé entre le passé et le futur mais le moment de l’actualisation ; on ignore ce qui se tient en réserve de l’actualisation ; tout n’est pas déjà activé, actualisé ; le réel est ce point absolu, cad formel, qui n’est pas, mais relève de l’exister pur et brut ; ce qui existe, réellement, c’est l’activité, le plus profond mouvement, le réel le plus extrême possible, ce qui veut dire que le Possible est cela seul qui Existe.

Si le possible est la règle de ce qui est, alors se manifeste la nature spécifique du rapport en tant qu’il est le réel ; il n’est ni ici ni là, ni devant ni derrière, ni avant ni après, ni au début ni à la fin, mais le mouvement même qui tient tout cela ; et qui les tient de façon spécifique et stupéfiante, sous la forme de les traverser, de les pousser au-delà, de les porter plus loin et plus profondément.

Il est clair que si la pacification repose sur notre conscience, notre volonté, elle signifie en outre mais en vérité surtout que cette conscience parvienne à instaurer sa seconde nature comme évidence structurelle, et donc surnature En vérité nous n’avons pas le choix parce que nous ne sommes pas ce corps (ce vécu, cette représentation, ce relationnel, cet ordre ou désordre humanisé, etc) nous ne le sommes pas puisque nous en avons conscience, donc nous existons dans cet arc de conscience ; au lieu que jusqu’ici nous n’avons pu au mieux que nous confier à notre désir.

Ou donc dieu, le christ, la pensée, le sujet ou le réel sont venus, intervenus, se sont interposés, y compris comme interface (supposément enfin celle réelle) afin de remplacer notre centre (donné là) par un autre centre, qui n’est nulle part mais ex-siste ; et de comprendre, d’intégrer, d’incorporer (sur le second corps, l’autre surface du – même – corps, le corps de signes, de signes poétiques entre cent autres) l’unité non plus de synthèse hâtive (qu’est un moi, ce bricolage, forcément, achalandé à la hâte) mais la véritable unité, celle qui n’est pas (dans le monde, le donné, le passé, la réalité, le signifié, qui se croit être) mais celle qui ex-siste.

Au cours des temps on a tenté de saisir la différence entre la représentation et la présentation du monde, du vécu, du relationnel, etc. Puisque l’on saisissait vaguement une différenciation, un hiatus entre la représentation et la présentation donnée là du monde ; une inquiétude, une angoisse (version moderne, depuis Pascal, ou contemporaine ensuite) ou une terreur face au divin surplombant le monde. Il se trouve donc que l’on a pu commencer de resserrer la compréhension et de situer le dit hiatus, et donc de distinguer toujours plus précisément le point, le joint, l’articulation entre notre réel et le réel, notre structure et la structure de la réalité.

La philosophie a pour finalité de découvrir « ce qui est arrivé » à l’humain, autour de la méditerranée ; pour les grecs vis-à-vis du monde donné là (relevant de l’être, universel, et de la perception hors des groupes humains particulier)s et pour le christique en et par la conscience individuelle. Ce qui se précisera encore plus avant ensuite ; Descartes basculant la conscience en un je, qui est tout-là immédiatement (voire instantanément) ici même et maintenant (et non plus exclusivement dans la conscience du christ qui égalise tous et chacun, par Descartes c’est chacun qui se-sait et surviendra la révolution liberté et égalité nouées).

On aboutit donc à circonscrire le point, le joint qui articule et donc le point d’incidence du réel (pur) dans la réalité et le vécu donnés là.

Et c’est bien la différence absolue qui entre en jeu ; à savoir que l’on ne réside donc pas exclusivement dans la pensée, la connaissance, l’esprit, mais une part, une partie, une fraction existe dans, vers, par le monde ; mais ça n’est pas suffisant, non seulement vers le monde, mais vers l’horizon du monde, et cet horizon du monde (qui roule constamment et recule constamment) est désigné plus effectivement par « le réel », soit donc ce que l’on signifie ici comme le véritable horizon, le véritable Bord ; le présent. Le présent est le Bord qui entoure tout ce qui fut, est, sera. Soit ; la position du réel, la position « qu’un réel il y a » (ce que autrefois on nommait l’être, mais alors aussi dieu, ou le sujet, lorsqu’il devenait, se devinait comme étant à lui-même son propre horizon ; ce qui est vrai, puisque le sujet est un rapport qui s’indique lui-même, ne se saisit pas, ne se connaît pas, ni ne se réduit à des signifiés (qui ne sont qu’imaginés et non pas réels) et qui dès lors peut produire, inventer et créer des signifiants, et signifier tout ce qui est (fut et sera, potentiellement).

La différence est donc cette articulation telle qu’elle se précipite vers le donné là, vers le « là » du donné (dieu, l’être, son exister de conscience qui se demande ce qu’elle « veut » ou ce pour « quoi » elle se-sait, et finalement le là existentiel qui, probablement, le point aveugle absolu, puisque littéralement il se dit à lui-même « ça existe ») ;

ce qui veut dire qu’elle s’échappe à elle-même, et renvoie sans cesse au réel, formel, et donc cela veut dire au Possible pur ou brut. Le réel comme Fait absolu est un fait Formel, il n’est pas attaché aux déterminations (et du reste il n’y a aucune détermination qui puisse « résumer » toutes les déterminations qui sont distinguent relativement les unes aux autres, il est ainsi un continuum de détermination).

Ce caractère formel se dit autrement ; non plus comme être (ceci ou cela) mais comme exister ; équivalent au fait d’être « réel » ou fait d’exister.

N’étant aucune détermination (ce qui veut dire qu’une fois lâchée elle ne cesse plus de signifier, de lancer des signifiants et comme elle est, quand même, articulée au réel ou au donné là, elle veut signifier des choses réelles ou des possibilités actualisables, ou alors n’appartenant plus à tel monde particulier humain, gardé par le groupe, on dira que cet individu bât la campagne, se perd dans le subjectivisme, dans ce que l’on nomme la folie, depuis, depuis que chacun est jeté dans le monde sans la protection d’un collectif)

n’étant aucune détermination le rapport est étrange ; il s’impose de lui-même comme infini ; ce qui ne se comprend pas du tout, sauf justement à se définir comme rapport indéfiniment recommencé et comme c’est un se-savoir, cette indéfinitude est littéralement infinitude (dit autrement elle ne conserve pas le caractère vague de l’indéfinitude mais adopte et intègre la certitude de (soi), du rapport qui se-sait comme tel ; où l’on voit que l’arc de conscience est structurant en tant que je qui-se-sait et qui plus est dont le savoir admet immédiatement l’universalité … Il n’y a pas de rapport qui ne soit pas en lui-même universel ; on y trouvera donc l’origine, la cause, la nature originelle de ce qui est caractérisé comme universel.

Le je cartésien est, littéralement et réellement, l’inscription de l’infini en tant que certitude (relecture inverse du je et de dieu) effectivement réelle de l’infini ; ou donc l’infini n’est pas en lui-même une abstraction (ou une qualification de l’absolu) mais un être, un réel, une structure spécifique, qui, contrairement aux réalités qui pour être spécifiques sont déterminées, cette structure-ci jongle avec toute détermination et donc avec sa forme (indéterminée) ; aussi est-ce cette forme qui devient et qui sait (et donc ressent) qu’elle devient ; déployant dans un corps, vivant, des affects spéciaux, nommés passion lorsqu’elle s’écrit suffisamment profondément à la surface du dit corps, profondément et surface dé-couvrant le sens, la direction, l’orientation même du corps vivant ; à savoir qu’il écrit et donc dans l’actualité, l’actualisation de son être en l’outrepassant.

Lacan repoussera cette infinité, jugeant l’indétermination illusoire en elle-même et contredisant son prédécesseur, Sartre, au pied de la lettre (Lacan, de par son option structuraliste, croit que les signifiants existent indépendamment).

Il apparaît alors de ceci que Descartes inaugure ou plutôt continue l’inauguration de la séparation, la séparabilité de tous, un par un séparé par sa « pensée de (soi) » (et intérieurement il imagine ou suppose toutes espèces de séparation, de la folie au rêve). De même que la pensée grecque sépare toutes les réalités, l’universel ne parvenant pas ou si peu de réunir la réalité en une fois, sinon dans un hyper concept vide, l’être, que par ailleurs on peut également comprendre comme vide parce que formel, mais cette séparation est déjà prévue, pré-vue et combler par le sacrifice d’un-seul, le christique, qui relie à nouveau non seulement les uns et les autres, séparés, mais les réalités elles-mêmes, et l’ensemble de tous les effets (choses, êtres et je) à la cause, en tant, précisément, qu’elle a pris, pris sur elle la séparation absolue, formelle, de tout ce qui est et de tous ceux qui existent.
Une partie du christique, de la présence effective du christ, ce qui veut dire du fils, du verbe, de la parole, des signifiants en eux-mêmes de dieu, implique que le mal est porté, retourné, compris comme étant la réalité elle-même, qu’il n’y a pas de réalité sans cette brutalité, qu’elle est intrinsèque et que le divin surélève la violence, l’absorbe ; ce re-tournement du réel, séparé, ayant à s’unifier, ne s’unifie pas à strictement parler, mais pousse la séparation dans le lieu, absolu, formel, de la séparation. C’est la séparation, elle-même, qui doit se projeter, se prévoir ; qui accepterait un réel sans son individualité, sa singularité propre ? Cette singularité est justement cela même qui doit non pas disparaître et se fondre (dans on ne sait quoi) mais s’affirmer et maintenir par cette affirmation le réel ; au sens où il ne s’agit pas d’effacer des rapports mais d’en créer qui contiennent tous les autres rapports. Soit donc agrandir le possible, ne pas se satisfaire des rapports de brutalité, mais augmenter les capacités afin que le réel supporte la séparation, entrer dans la structure du réel afin qu’il puisse exister des singularités, puisque celles-ci sont une ampleur de rapports-en-plus.

La singularité ou plus exactement l’individualité est le réel qui admet en lui-même qu’il propage de plus distingués rapports. Et ô combien distingués puisque la singularité, l’individualité du je est en elle-même une pure distinction (à côté de laquelle, en comparaison de laquelle distinction formelle, toutes les déterminations, de cette vie vécue, de ce corps, sont seconds).

De même Descartes ou Sartre ; si Descartes n’en décide rien (il n’installe pas la problématique) et si Sartre hésite entre un champ de conscience universel et/ou une conscience individuelle (qu’il ne peut pas penser comme singulière, puisqu’il en reste à l’universel comme universel).

Ou Lacan pour qui « ce qui arrive » dans l’analyse est un aperçu soudain qui libère, quelque peu, le je de son moi, au bénéfice de celui-ci, cette aperception soudaine provoquée par la présence du psychanalyste, en tant que signifiant l’autre-conscience, le savoir impossible ; cad le se-savoir qui est tout à fait autre que la connaissance et la métaphysique, ou l’effort incalculable du réel (parallèle de « l’insondable décision d’être » du sujet-inconscient, qui pour Lacan fonctionne en lui-même, à part, hors réalité, monde, vécu, ce qui peut être repris comme étant la base même de la liberté, ce que Lacan, pour sa part, ne reconnaît pas, mais qui peut être lu comme la singularité elle-même, l’individualité hors tout).

On sent bien que dans tous les cas, le pas n’est pas franchi qui affirme totalement l’individualité singulière, réelle et formelle ; en ceci que, pour nous, ici, l’universel n’existe que parce que le rapport est un je. Le je est ici la forme même de l’universel, la plus originelle, et donc originale, source d’originalités à profusion depuis 30 siècles (la forme individuelle en tant que fondamentale universalité autant que l’on sache et soupçonnant que la structure-sujet est encore un plus-grand-devenir, ce que l’on peut nommer dieu ou la pensée et le un ou le sujet nouménale ou autre).

Cela signifie que, pour chacun (puisque c’est ce qui nous concerne absolument chacun en propre), pour chacun donc il est un devenir absolu littéralement non fini, selon les implications qui ne peuvent cesser, du rapport qu’il existe en tant que je ; le je est dimensionnellement cela-même qui est capable de tous les rapports (réalisés ou possibles, puisqu’il est, le je, la forme que nous saisissons du Possible-même).

Dit autrement la philosophie a du mal à admettre l’individualité pure et brute, puisqu’elle est assignée à l’universel (sans la dite « connaissance » elle s’estime perdue), alors même que l’individualité est ce qui est, du christique, imposé, partout et pour tous et pour chacun. Lors même que cependant le christique approche de l’individualité du je selon et dans la vision du christ lui-même, puisque à ce moment-là l’historicité (qui inventera, créera des tas de sujets réels, de véritables je) n’est encore passée ; mais précisément le christique est la formulation qui lance la capacité que chacun devienne … lui-même (qu’il devienne le rapport qu’il sera, selon un autre-temps, dans le rapport que le christ initie), devienne celui qu’il est sans le savoir (sans le se-savoir, étant entendu qu’à ce moment-là, le christ le-sait pour chacun) ; cette individualisation soudaine foudroyante qui frappera cartésiennement, jusque Lacan (de même que les allemands, globalement, cherchent toujours à justifier de l’individualité via tel ou tel absolu ; or non, l’individuel je est l’absolument formel seul existant).

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Le mouvement foudroyant

30 Juillet 2022, 08:40am

Publié par pascal doyelle

Illustrations

La différence corps et esprit est annulée, en ceci que n’existent corps et esprit que dans un champ intentionnel ; on n’est pas le corps que l’on est, mais le corps tel que signifié dans un champ intentionnel, de même l’esprit ; ce qui seul existe (mais n’est pas) est le champ qui se meut (un champ constitué de rapports se meut non pas même forcément mais toujours, absolument toujours actif) ; l’exister est plus grand que l’être (qui est second, de sorte qu’opposé deux concepts ou images ou représentations comme corps et esprit est tout à fait abstrait).

Ou encore le rapport est ce par quoi le péché existe, puisque l’on prend, en ce cas, les contenus de conscience pour le réel, et que l’on ne peut plus ou de plus en plus difficilement tenir le rapport à dieu, lequel est le Rapport de tous les rapports, et non l’idolâtrie de quelques contenus quelconques (tous les contenus sont quelconques face au rapport, qui les crée).

De même la honte, sartrienne, est l’identification du rapport de conscience que j’existe en ce contenu (perçu, réduit par autrui) et qui me confond, au deux sens.

Ainsi on n’a pas besoin de prouver l’existence d’autrui, puisque l’on est déjà conscience-de et que l’on se perçoit toujours déjà d’un point autre ; dit autrement l’infini est, en nous, le rapport non-fini qui partout parvient à se placer (de fait ou potentiellement, allant même inventer, voire créer les rapports qui ne se perçoivent pas dans quelque donné que ce soit).

Ceci étant ce n’est pas parce que l’on remplace esprit ou idée ou réel ou dieu, etc, par « rapport » que l’on a tout saisi. On ignore ce qu’implique le rapport. On décrit, pour l’instant, et c’est tout. Ou dit autrement ; on peut bien tenir le « rapport » pour seul réel, mais c’est en le subsumant sous l’idée, le principe, la régulation, la possibilité du « sujet ». on sait le rapport ici même et maintenant, et on a dit que le sujet ou la structure-sujet seule est le réel (puisque le possible est la Règle de tout ce qui est, de tout ce qui peut être, de tout ce qui sera et que seul le sujet est à la fois au début et à la fin, tel le rapport qui est à la fois l’initial et le terme et par l’acquisition du terme susceptible de re-venir sur l’initial, et de modifier les conditions de son exercice).

Le christique est tous les rapports, les possibilités qu’il initie, de même la pensée ou la révolution.

- la croyance (en dieu, l’intention unique formelle et hors de tout, sinon elle ne serait pas cette intention),
- la conversion (vers l’universel, décentrement et invention de l’intentionnalisation comme idées universelles),
- la foi (en christ, l’autre corps ou le corps en plus, celui qui se tient des signes et qui tient tous les signes, situé lui-même hors du monde et de toute vie vécue, mais compte tenu de tout),
- l’intention (cartésienne, rendue à elle-même dans bien plus que l’immédiateté, dans l’instantanéïté, dans l’ici même et maintenant du je),
- la décision (révolutionnaire, qu’il faut vraiment décider et ce malgré que l’on ne comprenne pas),
ou donc généralement la passion fondamentale (soit la troisième substance, seule réelle, par-dessus le corps et l’esprit, qui ne sont que des abstractions, l’autre substance qui n’est pas l’esprit et le corps, et qui n’est pas du monde et qui existe structurellement, l’autre qui n’est pas une substance, mais un mouvement et si c’est un mouvement c’est le-mouvement, il n’en existe qu’un ; l'incorporation de la structure dans un corps, un corps vivant),
on choisira.

La passion fondamentale c’est la capacité de rendre continuelle un accès, un excès, une transcendance, une impossibilité, dont on aurait bien parié, au début, qu’elle n’était qu’une illusion, un rêve, une vanité, une idiotie (excepté ceci que l’on n’en possédait pas l’ombre du début de représentation) mais qui, soudainement,

s’empare et s’instancie en ce corps et devient plus que lui-même.

On tient pour tout à fait convaincus le croyant, mystique ou non, le philosophe, le chrétien, la conscience réfléchie, le révolutionnaire, le créateur ou l’artiste, en ceci qu’ils ont pu inscrire en leur corps lui-même leur intention, leur intention acquise dans et par une actualité, souvent illuminatrice, imprévue, inattendue, extatique donc. Et extrêmement difficile à tenir, puisque sans cesse l’intentionnalité plie vers le monde, vers le bas, selon le corps, selon les satisfactions, tandis que l’arc de conscience se redresse vers le haut

Ce dont ils ne se croyaient pas du tout capables. Ça leur est venu.

Les prototypes sont bien sûr de nature religieuse ; puisqu’il s’agit de transcendance ; une œuvre esthétique ou poétique est transcendante ; elle oblige l’arc de conscience à sortir de sa tanière, s’il veut comprendre ce qu’il voit, ce qu’il entend, si il prend sur lui-même de coller en l’horizon que les signes de l’œuvre, ou du dieu forcément vivant, ce qui veut dire toujours actuel et actualiste, les signes qui s’impriment en son corps.

De là que le christique vienne redoubler, et donc fonder en réalité absolument concrète, le dit Corps. L’arc infini, non-fini, peut exister dans un corps et cela veut dire développer quantité de rapports, eux-mêmes infinis (c’est ce que cela implique ; le christique ne signifie pas seulement que l’infini est abstraitement ici présent, mais qu’il y est activement, puisque c’est un rapport, infini, et donc n’existe qu’activement ; il n’y a aucun rapport qui ne serait pas en acte). Typiquement autrui, dans le christianisme, est infini, mais cela ne s’arrête pas là ; le « moi-même » est in-fini et ne cesse pas, ne cessera pas, dès lors, de devenir au-delà de sa finitude.

Le corps qui est ou qui devient à lui-même son propre signe. Ce qui est impossible, on le comprend bien, sauf que l’impossibilité est précisément ce qui n’est pas de ce monde, ni de cette vie vécue, et s’ouvre ainsi la grande possibilité de se-percevoir, par-delà le segment naissance-mort, d’un point tout à fait autre, qui depuis toujours nous percevait et qui cette fois se dévoile ; de où perçoit-on effectivement sinon d’un point qui n’est nulle part dans le monde, ni dans le vécu, ni le corps ?

De toute manière un je, lorsqu’il se sera prononcé comme tel (Descartes) ou une conscience ; telle qu’elle est initiée par le christique mais encore tenue dans et par le un tout-seul, qui enveloppe chacun dans l’égalité de son Regard, cad de son intention, laquelle est, contrairement à la loi qui condamne forcément (St Paul) toujours pardonnée, de son intention cad du rapport qui rend possible quantité de rapports qui s’ajouteront dans toutes les sociétés humaines qui viendront, re-prenant le droit romain, par ex,

cette conscience puis ce je sont toujours déjà en eux-mêmes articulés, pris dans le Grand Mouvement (qui seul existe, dont on choisit la dénomination, comme vu, et qu’il faut ou que l’on peut expérimenter effectivement réellement en s’immergeant en l’un ou en l’autre ou les quatre ; dieu, la pensée, le sujet, le réel ou donc les Œuvres au sens large ou délimité).

Le mouvement donc qui dresse absolument toute activité en tant que formelle ; par quoi le rapport de conscience prend conscience de lui-même, de soi, comme rapport (sous l’égide de dieu, de la pensée, du sujet ou du réel). Actualité sans laquelle le déploiement ne peut pas se créer, étant rapport (et donc absolument ou formellement Vivant, de là sa dénomination d’autrefois, que l’on remplace ici par Existant).

La structure s’impose donc, on l’a dit, comme hyper objective, agissant de bien plus loin que les discours ou les objectivités (de même que l’œuvre, le droit, la religion agissent bien en avant des objectivités scientifiques).

On a dit déjà que l’enfant n’est pas sans conscience, c’est celle des adultes, ou de ceux qui l’entourent. Et puis lui vient le désir, adolescent, non seulement par quoi il doit, de lui-même, se percevoir du dehors, mais aussi et peut-être surtout s’aperçoit qu’il n’est pas même un « lui-même » ; son désir est en lui autre que lui, ce désir qu’il n’est pas. On comprend bien que le choc soit si grand qu’il en est fasciné et qu’il se précipite dans les bras de ce qui l’extrait hors de lui-même ; il sera son désir ou l’objet de son désir, vus du dehors, du grand dehors, du regard extérieur. Et en pleine panique.

Hors de la sécurité du groupe (lors même qu’il pesait absolument sur chacun, et sans doute à cause, grâce à cette pression ils ne se sentaient pas séparés) mais hors de la sécurité du groupe chacun est livré au monde (grec) et au corps (chrétien) ; et ce faisant nous disposons des deux paramètres réels.

Et ce sera suffisant, puisque le monde donné là (dont se chargent les grecs, par la pensée, par le réseau intentionnel, mais également cela veut dire par tous les signes porteurs de mondes, par l’esthétique, l’éthique, la politique, etc, puisque l’on sait nous produisons de tels mondes, ce qui veut dire des contenus de conscience)
et le corps tel que celui-ci (voici l’homme)
ne sont pas des « idées » ou des images » mais des réalisations à venir et qui sont effectivement venues.

Et on comprend le mécanisme bien longtemps après les dates historiques, lorsque l’on a saisi que notre être n’est pas déterminé et qu’il ne s’agit pas du tout d’un contenu de conscience, une pensée ou une identité, mais d’une forme sans rien, désignée comme « conscience ». Nous ne sommes ni ceci ni cela, mais une forme sans rien qui se définit comme ; le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (il se-sait) et non pas telle ou telle identité ou détermination ; ce qui s’affecte donc de la forme de ‘sujet’ étant entendu que seule une forme, une formalité devient, et que cette forme ne pouvant être ni ceci ni cela est forcément un rapport.

Le rapport n’est pas ce qui est mis en rapport mais le rapport lui-même.

Lequel est ainsi déplié, permettant d’épingler les natures, les structures agissantes et qui ne peuvent pas, cependant, elles-mêmes être réduites ; dieu, l’universel ou l’être (ou l’un, etc), le christique ou le sujet, le je et le réel (ou donc la réalisation de tous les rapports humanisés puis personnalisés) existent en tant qu’horizons en et par eux-mêmes. Et au fond l’exister et l’arc de conscience s’imposent, autant que nous en ayons l’expérience, comme structures valant en elles-mêmes ; sauf peut-être qu’il faille comprendre l’exister comme l’activité, l’actualité, l’actualisme du Possible, et l’arc de conscience comme rapport à (soi).

Et ainsi (dans cette perspective-là, à tout le moins) le rapport tel quel se nomme « conscience » (qui est, donc, ce qui a rapport avec soi comme rapport, en tant que forme-sujet) ; de même l’exister est le réel tel qu’il existe actuellement, ou si l’on préfère en tant qu’actualité.

C’est pour cela que nous sommes entrés dans la zone au-delà très étrange que l’on signifie au moins comme conscience et puis comme exister, et qui n’appartiennent pas au monde ou à la vie vécue ; que l’on signe comme « structure-sujet » bien que nous n’en possédions que les prémices.

Ceci étant et bien que nous n’y comprenons que peu, le peu qui se donne est très exactement ce qu’il prétend ; la forme, le formel ne peut pas se décomposer ou composer et donc il se suppose ou non mais tout entièrement.

Ce qui compte dans la croyance, la conversion, la foi, l’intention, la décision ou au final la passion (soit donc l’intention pure, le réseau intentionnel, le sujet, le réel) c’est son actualisme ; on n’y atteint pas sans l’exister (la décider, l’intégrer, l’incorporer, quelle que soit sa formulation, puisque c’est un rapport, qui créera d’autres rapports sans laquelle actualité aucun ne serait , et si elle passe outre le temps et dure c’est qu’elle se transmute en passion).

On pouvait imaginer que l’être était une forme statique, fixée, ordonnée, discourale pour le dire, qui s’objectivait en des signifiants très stricts aux contenus, signifiés, assurés (mais on « imaginait » cet « être » qui les soutenait et n’obtenait jamais aucune réelle consistance, et imagination à laquelle on voulait éventuellement convertir les autres, de même qu’en nos idéologies du 19éme ou 20éme, ou tel que le libéralisme entend envahir et prendre possession de notre imaginaire, sa tyrannie soft, ce qui veut dire consentie, sous tous ces objets désirables),

mais si l’être est second (au dedans l’exister) et que l’exister est premier (et dernier) alors on n’accède pas au mouvement sans se transformer soi en mouvement. À n’être pas. Du rapport que l’on croyait être et dont on ne percevait que les effets, on doit retourner dans, vers, par le rapport lui-même. C’est ce que nous disent dieu, la pensée, le sujet et le réel (ou toute œuvre au sens large, telle la révolution, ou au sens court, esthétique, etc). Une œuvre ça se meut et ça instancie, implémente, inscrit en cette conscience qui regarde une conscience qui (se) voit, comme mouvement ; autant dire qu’il n’est pas du tout d’égologie en ceci, de toute façon l’accès à l’œuvre, n’importe laquelle, sera déjà un immense et infinie effort ; vous pensez avoir compris, vous n’avez rien compris, puisque c’est le rapport qui vous (comprend), il (comprend) tout dans sa stase non finie, il comprend tout parce qu’il est Le-Possible.

Le jeu consistant en ceci, non de connaître ce qui est, évidemment, mais de saisir ce qui est possible. Depuis le début. Depuis le début, dieu, la pensée, le sujet ou le réel nous poussent à continuer la création, la réalisation, l’actualisation du possible. Ou donc de modifier la cause même (la cause de tous les effets, étant entendu que modifiant la cause on modifie les effets) ; c’est ontologiquement que le réel se modifie. Ou donc ; le possible modifie le possible.

L’actualisme de ce qui est réel veut dire que le présent, les présents (de tout la temporalité) permettent de relancer la possibilité à partir de zéro ; ou donc que le présent est justement ce qui a été généré, inventé, créé afin que la possibilité devienne encore plus.

De même pour chacun, chaque arc de conscience est cette capacité de remonter dans les conditions de son exercice ; très kantiennement donc. On peut modifier la réalité depuis que l’on sait que nous produisons nous-mêmes les contenus de conscience (à rebours des mondes particuliers qui croient que ce-monde, tel monde spécial est le monde donné-parlé-partagé immuablement). Dieu nous impose cette exigence d’un possible qui sera, les grecs à penser le monde et sa réalisation, le christique et Descartes à déterminer à partir de l’indéterminé cette vie vécue et cette perception, la révolution à concrétiser toutes les réalisations (individuelles et communes). À chaque fois l’actualisation engage le possible dans toutes les possibilités auxquelles, en sa série spécifique, telle ou telle actualisation nous donne accès.

On a donc, de fait, modifié la structure même de « ce qui est » (génériquement parlant) et par là sommes entrés dans La-Possibilité. La possibilité ne peut pas ne pas se-savoir puisque dans le se-savoir elle n’est nulle part mais seulement en tant que mouvement, cad en tant que rapport ; l’astuce qui fut inventée ou créée, comme on veut, ou décidée consiste à dépasser tout donné, tout être, tout être déterminé par non pas un « esprit » (qui ne se représente que comme déterminé soit dit en passant) mais en tant que rapport-à, cad conscience.

Le moi restera tellement déçu de ne pas saisir, objectivement ou fantasmatiquement ou matériellement ou égocentriquement, le réel. Mais le réel étant un rapport « on en est saisi ». C’est ainsi cette éthique, ontologique, qui reste le fond de possibilité au cours d’une existence (lors même que l’on en resterait au « désir », celui-ci se modifie, se solidifie ou s’étend ou se tisse diversement selon l’acception qu’on lui prête, qui s’emprunte de la structure, c’est même ce « désir »é qui fait tout le sens de la psychanalyse).

La finalité sartrienne se perdait en confusion lorsqu’il croit penser que le pour-soi se veut comme en-soi tout en demeurant pour-soi, ce que l’on peut traduire, entre autres, par une passivité et une activité qui se désireraient à la fois et en même temps. Qu’il abandonne dieu, la pensée, le sujet et le réel ; qui sera repris par Lacan, qui, lui, comprend bien que le moi est hors course par rapport au réel, et qui sait bien, au fond, que seuls dieu, la pensée, le sujet et le réel ouvrent la possibilité du moi, du moi se transformant, même un tout petit peu, en je ; tout petit peu puisque l’on ne peut pas « être » l’exister, on le touche seulement de très loin, de très bas et à condition de s’en souvenir ou de broder sur cette aperception absolue, cad formelle ; le rapport ne se retrouvant pas dans les contenus, utilisant seulement les signes, et seulement purement signifiant, sans signifié, le signifié étant le poids, la densité rêvée, la consistance imaginée de l’objet, supposé, du fantasme). Or donc le mélange, le méli-mélo pour-soi/en-soi est justement ce rêve ontologique d’être, d’Être qui aimante le moi dans sa propension ; il croit que son objet, acquis, lui octroiera d’être absolument et c’est une imagination. Et si l’être n’est pas c’est qu’il se présente en second et l’exister bien avant, ou bien après ou tout autour ; selon la forme du Bord ; et donc comme présent ou comme arc de conscience (qui est un mouvement, un rapport) dans l’arc du présent (pareillement) ; le mouvement se travaille, se bricole, œuvre dans et par les mouvements.

Et c’est l’étrange passion qui anime la foi, la conversion (à l’universel), l’intention (cartésienne) ou la décision (qui rend réel le monde humanisé puis personnalisé, 1789 ou 68 ou en ces années-là partout dans les pays développés, initiant une prémondialisation), ou encore selon les œuvres, que vous vous nommiez Rimbaud ou Nietzsche, et dont l’exemplarité initiale à tout le moins restera celle christique qui littéralement voue sa divinité au devenir formel absolu ; ce rapport exclusif qui lance que chacun repose sur sa propre intention d’existence (et non d’un ordre sociétal extérieur, ni même de la Loi juive) ; en somme il s’agit de mesurer l’investissement que l’on alloue au mouvement, au mouvement, au rapport tel que maintenu dans la suspension, la stase, l’intitulé du Possible,

et autant dire que le christique bascule entièrement dans le plus infini rapport possible (dont on connaît depuis lors le prix, il intervient, s’interpose afin de nous en communiquer le prix)
mais ce disant on ne le comprend pas encore,
on ne sait pas encore ce qui s’est passé.
Il faudrait s’y mettre, un jour, mais l’ampleur est hallucinante, tellement ce qui a scindé l’histoire et le temps en deux est non-fini,
au sens où la structure appert là instantanément toute entière dans la vue et l’ouïe,
et qu’à l’inverse on reste coincé dans l’immédiateté et la pesanteur du monde et de sa propre vie ; l’immédiateté est de ce côté-ci du monde et du vécu et de la lenteur,
l’instantanéïté s’impose toute entière en une fois foudroyante, et, saisi, on n’y comprend rien.

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Ontologie haut-perchée

23 Juillet 2022, 09:30am

Publié par pascal doyelle

Recherchant en quoi et comment nous vient le sentiment d’infini, tout ceci revient à dire cela ; ce qui seul existe, le présent, on ignore « où » il va.

Et décortiquant notre être spécifique et découvrant qu’il est un rapport (qui n’est ni dans l’initial, ni dans le terme, mais dans le mouvement de l’un à l’autre et puisque se présentant pour nous comme signe, à la fois du terme vers l’initial, déconditionnant les conditions pour ainsi dire, kantiennement),

découvrant qu’il est un rapport on en conclut qu’on ne le « voit » pas ; notre être (qui n’est pas un être mais un mouvement) ne peut pas être déterminé ; de même que ce qui existe en tant que signes, signifiants (ou autrefois « pensée ») peut évidemment s’illusionner lui-même et croire que déplaçant les signes, les mots il s’émancipe des choses, du corps, du vécu, etc, mais de manière générale et généralisée interposer, interfacer des ensembles de signifiants (des idées, des systèmes, des religions ou des idéologies ou des mass-médiatisations, etc, mais aussi des technologies ou des sciences, des esthétiques ou des éthiques et des politiques) produit immanquablement des effets

et constatant et répertoriant les effets produits à partir de telles causes on en vient bien, effectivement, à modifier les causes afin d’en obtenir d’autres effets ; la liberté ne fait aucun doute.

Ce qui vaut collectivement, vaut individuellement (ce qui ne veut pas dire que l’imbécilité aidant chacun puisse recommencer des mêmes erreurs, égarements, mésinterprétations, etc).

La (seule) question (concernant la liberté d’agir, de décider) est comment organiser l’orchestration de cette modification (en elle-même ou dans la considération de la concertation, coordination de gouape humain étendu) ; stratégies dans le visible à partir de l’invisible (ou comment outrepasser les données en vertu de la forme, qui, elle, n’est pas donnée). Mais également de comment se motiver, s’orienter, décider ou intentionnaliser l’intentionnalité. Un grand progrès fut accompli en comprenant comme dès la perception, de choisir, sélectionner le donné dans sa perception même, engage la capacité de liberté.

Mais avant tout c’est ce à quoi servent dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Que chacun puisse s’auto ordonner et dans la visibilité, le rendu visible de l’invisible ; afin de lancer des stratégies d’auto-acquisition, individuelles et collectives. De créer des rapports orchestrés, en chacun et selon tous.

Étant constitué sous l’égide du « rapport » toutes ces acquisitions s’effectuent dans l’actualité, l’actualisation ; un rapport ne s’acquiert pas abstraitement, mais de son activité même (dieu, la pensée, le sujet, la révolution, le réel n’existent que décidés, mettant en jeu, sur la table ici même et maintenant, le rapport que l’on existe, et par lequel donc nous passons de l’être (n’importe quel ceci quelconque) à l’exister, exister le mouvement in-fini du rapport).

Et donc voici qu’il s’agit d’entrer dans le présent et tout ce qui précède, tout ce qui a précédé, fut véritablement l’analyse de l’activité (dieu, l’universel et la pensée, le christique et le sujet, le sujet et la révolution, la révolution et le réel, que découvrent les mois, en même temps que la réalité, d’un monde totalement humanisé, totalement personnalisé,

ce qui veut dire ;

- dieu ou l’intention forcément unique et formelle et une, antérieure à tout (à toutes déterminations)

- la pensée ou le réseau intentionnel nommé idées et systèmes, qui couvre le monde donné là (l’être, qui est lui-même le plus grand universel, et donc à la limite du pensable)

- le christique et le sujet, soit l’individualité (les grecs le monde, le christique l’individu et son corps) dont les deux attributs absolus ; l’égalité devant et par le un tout-seul (qui meurt seul et au bout du monde et de toute expérience) et la liberté par Descartes (qui initie de par soi, puisque libre)

- enfin la réalisation totale de tout le monde humanisé et de toute personnalisation qui emplissent toute la manifestation. Développant le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (et non quelque identité ou détermination, de ceci l’étrange perception de dieu, de l’être ou du un, du christ ou du sujet, du réel donné là, qui échappent visiblement au langage, aux signifiants).

La réalisation totale, par laquelle nous sommes effectivement au bout de l’histoire. Peut-être.
 

Dit autrement le transcendant n’est pas hors du monde et des vies vécues, mais la substance même de tout ce qui est réalisé et de tout ce qui est vécu. Que la substance soit le mouvement même est évidemment d’une difficulté qu’il faut contourner et que l’on a su contourner depuis 3000 ans ; dieu, la pensée, le sujet, le réel s’imposent et interjectent dans la réalité déterminée la Torsion, soit donc l’articulation du réel.

Que le transcendant soit le mouvement même, cela n’annule pas du tout l’immanent, qui est ‘dans’ l’exister absolu et absolument formel ; le formel (le transcendant) ne nie pas du tout le donné ; comment le pourrait-il et inversement? Ce sont deux régimes pour lesquels l’un est inclus dans l’autre ; le donné, le déterminé dans la forme, l’indéterminé ; le formel est évidemment plus grand que le donné, et lui seul peut devenir ; dit autrement la forme se modifie, le donné périt, se dissout, se disperse.

Comme son nom l’indique le transcendant n’est pas égal à l’immanent ; il est, le transcendant, ce qui fait, l’activité brute, qui transmet son mouvement et qui de par sa nature même s’augmenter (si le Possible est la règle de tout ce qui est, alors il s’agit d’agrandir non pas ceci ou cela de réaliser, mais d’agrandir le possible lui-même, et c’est en et par soit que toute chose réelle, tout être réel, et l’ensemble de ce qui est, qui veulent et recherchent les rapports possibles les plus précis et les plus capables ; étant entendu que ce qui existe se tient de soi-même, c’est pour cela que toute chose ou tout être sont le rapport (le rapport de rapports) qu’ils sont, qu’ils agissent, qu’ils existent ; qu’il y ait « une réalité » veut dire que toute activité (tout être donc) est activement ce qu’elle est, et donc le rapport qu’elle est.

Et tout ceci n’aurait qu’un sens abstrait si il ne fallait absolument identifier le transcendant au Rapport. Il y a des rapports (une ou des réalités) que parce qu’il y a un Rapport. Le présent (qui n’est pas temporel mais l’exister sous tout ce qui est) agit tous les rapports et ce en une fois absolue et formelle, hors temps. Il y a un rapport qui distingue tous les rapports ; ou bien toute réalité est constituée de rapports (et donc elle s’écoule entre nos doigts, mais aussi c’est par là que l’on peut les distinguer, nous, par des signes, qui sont aussi des rapports dans le rapport que « je » suis ou que je est ou que je existe).

Ou donc l’universel seul existe ; mais l’universel entendu comme rapport (sinon de toute façon ce serait telle ou telle formulation déterminée) ; et l’universel est seul et uniquement le rapport ; comprenons bien ceci ; dans la mesure du possible et afin de mesurer le possible justement … ce qui n’est pas simple puisqu’antérieur à tout ce qui est, et tout ce qui est pensable ; le rapport, absolu, est la seule « entité », notion, concept qui contient toutes les possibilités, ou donc le un qui non seulement contient mais permet, rend possible, se déploie tout de suite instantanément comme rapports.

C’est pour cela qu’il se nomme présent.

Le réel est forcément sujet en ceci que seul le sujet peut assumer et assurer le possible, le possible en tant qu’il est lui, le possible, cela même qui devient ; autrement dit qui a pu, peut, pourra devenir encore plus grand, en intervenant, injectant dans la réalité de plus grandes règles universelles.

Comme dit l’instantanéité est le fait même de l’exister ; tout se tient dans et d’un seul instant déplié infiniment.

Et de plus et surtout et essentiellement, il faut admettre que le possible est une structure, et non la qualification ou la qualité de… quoi d’autre ? Qu’est-ce qui peut exister plus que le possible-même ?

Il ne faut pas concevoir une distance temporelle mais l’instantanéité de tout en une fois, sauf que cette fois unique (puisque c’est formellement, ça existe formellement donc ça n’existe qu’une seule fois, rien ne pouvant distinguer deux formes de réel), sauf que cette fois unique est travaillée, œuvrée en elle-même, au dedans de sa réalisation interne ; la question n’est pas le néant ou l’être ? Mais l’exister et puis quoi d’autre ?

Et bien ce qui arrive à l’exister est son propre devenir ; il n’y a pas un ordre copié collé (on ne sait où et copié sur quelque réalité) mais c’est l’ordre lui-même qui devient, et ainsi n’est pas un ordre mais l’ontologique liberté du réel qui vaut et qui compte et qui se règle, au sens de réglage, lui-même, étant bien compris qu’alors le dit réel, la dite liberté doit puiser en elle-même (dans le rapport qu’elle est) la force, et la puissance, soit donc la potentialité d’assumer son existence (ce qui n’est déjà pas facile) et d’assurer sa possibilité (ce qui existe librement ne peut pas tenir d’un autre que soi les capacités qu’elle doit déployer).

Aussi est-il dit ; le feu brûle la flamme.

De même l’interne de l’ouvrage, du réel est évidemment tout cet externe que l’on nomme « réalité », tout entièrement extérieur et manifesté ; le « caché » n’est pas ce qui est dissimulé mais « ce qui n’est pas encore réalisé », ce qui « n’a pas trouvé déjà son cheminement », son réglage, ses paramètres, la liberté qui n’a pas encore découvert ses encore plus grandes possibilités. De sorte que l’interne n’est pas une intériorité mais l’internalité de cette externalité ; dieu, l’universel, le sujet ou/et le réel. L’internalité est encore-plus exposée que l’externalité, puisque celle-ci est à l’image de celle-là, l’immanent à la ressemblance du transcendant.

N’oublions pas que nous ne choisissons pas entre les quatre, bien que cela soit admissible, mais que, ici, nous supposons ceux-ci tous à la fois, nonobstant les autres possibilités ontologiques dont nous n’avons pas idée ; puisque l’on ignorait dieu, l’universel, le sujet ou le réel avant qu’ils paraissent, qu’ils surgissent ou encore se révèlent à nous ; dieu, l’universel, le sujet et le réel ne font pas l’objet d’une imagination … ni même d’un concept (au sens de déterminé), mais d’une torsion structurelle initiatrice, initiale, antérieure, autre ; nous admettons par là une « pensée » qui est plus que la pensée (habituellement parlant), que l’on nomme réflexivité pure, cad formelle, un peu comme les mathématiques préexistent à toute application (et donc également de ceci que les mathématiques offrent un domaine largement plus étendu que toutes les applications actuellement expérimentables ou visibles).

Ce que l’on veut dire par le feu brûle la flamme, c’est que le mouvement seul existe, et qu’il n’existe rien d’autre (l’être se situant dans et par le mouvement ; l’être est, effectivement, mais secondement), mais aussi que le mouvement est en lui-même une structure, et non pas « rien ». et qu’ainsi ce qui fut signifié, pensé jusqu’alors est effectivement ce mouvement (les quatre positions réelles). Que c’est bien pour cette raison que l’on n’aboutit jamais à une consistance (qui serait comme une objectivité ou une objectivation ou une chosification), mais à un indéterminé, lequel n’est pas un manque, une erreur, une abstraction, un vide, un néant, mais dont la réelle effective consistance s’établit en tant que structure du dit mouvement.

De ceci donc le mystère, l’énigmatique entourant constamment les limites ultimes de la pensée, de la représentation, de toutes espèces de signifiants, de signes, qui renvoient en vérité à un réel qui ne peut pas passer « dans » le signifiant mais seulement être signifié par un sujet (dieu, l’universel ou le réel comme concept du Possible) ou signifié par un je, qui seul commence de « comprendre » ce que ce signe implique et ce par ressemblance d’avec sa propre propagation ; un je, un sujet se-sait (lors même qu’il ne se connaîtrait pas, en terme d’objectivités, philosophiques ou scientifiques ou déterminées d’une manière ou d’une autre ; ce qui veut dire que le se-savoir nous est intime, et qu’il est effectivement ce qui nous expose le plus absolument possible ou selon le mot de Lacan, nous est extime (par quoi il approchait, somme toute, du réel. Le réel du sujet inconscient est l’articulation originelle inaccessible, que le fantasme ou plutôt l’objet tentent de boucher, au prix de le délirer ou de le figer, psychose ou névrose, mais qui se situe dans le donné « là », de même que l’objet du désir est, au mieux, un objet réel, et non halluciné seulement, ou mieux encore autrui, et encore plus autrui accepté, reconnu comme réellement autrui, comme un lui-même, et non seulement un fantasme).

Alors donc ce que nous désirons, ce qui anime notre intention, ce qui nous insuffle l’autre sorte de vie (que l’on désigne ici comme existence, mais que le christique signait en tant que Vie, ou en tant que Dieu Vivant, ce qui, autrement, serait une toute étrange appellation)

ce que nous désirons est le seulement-réel ; ce qui signifie le pli invincible du Possible.

On a dit déjà ou commencé de dire que le Possible est seul le plus infiniment vivant ou l’existence brute et purement réelle ; tout autre concept détériore le réel, en le fixant, et tout autre concept soit tourne à vide, soit nous pousse en de faux rapports, comme qui dirait de faux raccords. Il n’y a pas le possible de ceci ou de cela, mais le possible est cela même qui doit cibler la plus grande possibilité. C’est pour cela que l’intention, la vérité, l’égalité, la liberté tiennent la limite extrême non situable qui seule permet de situer, cad d’organiser, tout le reste, lors même qu’ils semblent vides et abstraits.

Ceci ayant pour finalité, entre autres, d’expliciter en quoi et par quoi et peut-être pour quoi notre être n’est pas un être, mais une exigence. Ou dit autrement ; notre être qui n’est pas un être, existe en suspension et dans l’attente et l’intention de sa décision selon la possibilité tel que par lui-même il peut imaginer, visualiser, penser, ordonner de par soi et organiser d’avec tous les autres, et laquelle décision intentionnelle et intentionnalisatrice rend possible le possible ;

dieu crée tous les croyants (ce qui sera nommé nation), Socrate et Platon créent ou rendent possibles tous les penseurs (et la connaissance comme idéal), le christ crée tout le monde (et re-crée le monde), Descartes rend possible tous les sujets, la révolution crée le monde humanisé et en capacité de personnalisation (soit la capacité de se tisser comme rapports) ;

ce qui veut dire qu’en tant que Rapport ils engendrent ou rendent possible que chacun et l’ensemble s’engendre et se rende possible ; remplacer « créer » par « rendre possible » au sens où le rapport ne se copie-colle pas, il produit à sa ressemblance, puisque le rapport, ce qui existe en rapport, est auto-ordonné dans sa structure même, mouvement il ouvre aux mouvements qui seuls rendent compte qu’une réalité il y a, une réalité ne tient que consistante en elle-même, en tant que toutes choses, tous les êtres sont aux-mêmes des rapports ; ce qui nous indique ce que, éventuellement, est dieu ; non pas un ordre mais en tant qu’activisme ;

il délègue la création, le Créer est la compréhension, seule admissible, de la règle du réel en tant que Possible brut ; si le Possible est le réel, alors le réel se tient de son propre développement, en quoi chaque ponctualité se déploie comme rapport (toujours forcément actif) ; qui est également ce par quoi le Possible se pousse de plus en plus loin, en, justement, se manifestant, entrant dans sa visibilité et ayant la capacité dès lors d’augmenter sa propre étendue ; la cause re-devient à partir des effets. Ils rendent possible que les rapports soient possibles, que les rapports deviennent à eux-mêmes des rapports, ce qui veut dire des activités, des activismes ou des activistes. Le réel, la structure ne nous cause pas comme effets mais comme étant nous-mêmes causes. C’est ainsi dans la causalité formelle (libre, ayant le possible ontologique en héritage) que l’on entre.

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