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instants philosophie

De la révolution

12 Janvier 2014, 16:25pm

Publié par pascal doyelle

Nier ou renier qu’il y eut une vérité déployée jusqu’alors c’est se priver du recours à l’universel, au devenir conscience, c’est annuler la possibilité du plus-étrange et autre qui soit consistant en notre-être. (On a beau le nommer on ne sait pas ce qu’il veut).

N’étant plus universel, devenir de conscience ou étrange, on n’est plus qu’un moi, parmi tous les autres, soit donc assujettit au corps-identité que l’on est. ceci étant on voit bien que ça remue et que ça s’est agité durant tout le siècle ; les femmes ne veulent plus être seulement des femmes, les homosexuels caricaturés, et il est utile d’évoquer les mais 68 qu’il y eut et qui se continuent (dans les dernières révolutions démocratiques un peu partout sur la planète) et d’une manière générale les citoyens ne comprennent pas du tout ce que l’Etat leur promet ou non, ce que signifie « économie » dont on se doute que le discours prolixe pense une idéologie et non pas une compréhension.

De se séparer de ce qu’il y eut, sans annule que l’on puisse exiger l’universel, le devenir conscience et l’altérité radicale de notre-être ; ça nous condamne à être pensé (par les discours qui se confondent volontairement ou non avec la réalité ; comme si le discours qui rend compte de telle ou telle partie de la réalité était cette réalité même ; c’est visible avec l’économie mais aussi les psychologies diverses, les neurosciences , etc ; ce sont des théories et non pas la réalité elle-même).

Si il s’agissait de comprendre ce qui est, les sciences garderaient la main, mais comprendre ce qui est tel que cela est, ne signifie rien pour l’être-libre ; qui produit justement ce qui n’est pas encore. Les sciences et autres sont auto prédictives ; il impossible de seulement se plier à la description d’un état de choses, dont évidemment la description tendra à le réaffirmer.

Mais si l’on s’est coupé de l’universel, du devenir libre et de l’étrangeté, on n’aura aucun moyen d’imposer que non le discours n’est pas la réalité et que la réalité revient aux sujets et non à ces Autres qui emploient les discours afin de nous en faire accroire. Par quoi l’on présente que la philosophie n’est pas de définir la réalité mais de présenter la, les prédispositions à toutes réalités ; en quoi donc la réalité n’étant définissable que partiellement, elle revient à la conscience qui seule en obtient une plus grande possibilité ; ce qui est dans le secret de chacun en tant que sujet.

On ne sait pas ce que l’histoire devient.

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