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instants philosophie

Y-a-t-il vraiment quelque chose "plutôt" que rien ????

13 Septembre 2014, 08:09am

Publié par pascal doyelle

Y-a-t-il vraiment quelque chose plutôt que rien ????

L’être ne contredit pas le néant ; les deux existent. Le néant est « rien du tout » et ne peut oppose aucune résistance à l’être ; si le néant est rien du tout, il n’y a aucune raison de remplacer l’être par le néant ou inversement, ce ne sont pas des formules exclusives l’une de l’autre. Et les deux sont « infinis » en leur mode propre, puisqu'ils ne se contredisent pas, ils peuvent être indéfiniment effectivement existants (on préférera indéfini à infini, infini on ne sait pas ce que cela veut dire).

Mais de plus l'être ne peut pas se contenter d'être seulement l'être, il doit se produire comme sur-être ; le but de l'être est de se poursuivre lui-même. D'ajouter à ce qu'il est, d'étendre non pas ce qu'il est « de toute éternité » (puisque l’éternité serait déjà réelle) mais d'avancer au-delà de tous les temps et tous les espaces.

L’être ne peut pas être totalement réalisé en une fois, mais doit devenir non seulement mais également et plus loin se démultiplier (l'être est "ce qui réalise", qu'il y ait un centre ne réaliserait rien du tout ou presque rien ....ça n'est pas le but , pas la structure de l'être même). L’être ne peut pas posséder un centre, une centralisation, une unité exclusive, mais se doit à la multiplication, à l’engendrement de lui-même et d’user de toutes les ruses et astuces pour s’amplifier.

De même lorsque la conscience-de apparait, elle ne contredit pas la forme antérieure (de se réunir dans des contenus et de formuler une synthèse à chaque fois forcément particulière dans tel ou tel monde humain), mais supplante la forme synthétique, par la forme réflexive qui hausse la conscience hors de ses contenus (ne se proposant plus aucun sens ; le sens, la vérité, l’être sont formulés mais en tant que problématiques, en tant que machineries intentionnalisatrices qui outrepassent le sens, la vérité et l’être ; le sens, la vérité, l’être sont relatifs mais à un être extrait du donné naturel évidemment, mais aussi extrait du donné humain et autre, un être qui agit et qui n'est pas, lui, relatif).

C’est en cette forme en plus que nous existons ; la structure de notre être s’est dépliée, engendrée en plus, dans le monde humain, subsumant les synthèses, les contenus dans un système formel plus large. Elle s’est dépliée mais vide et formelle, c’est la structure articulée au réel qui s’est avancée dans sa propre architecture en créant, produisant, engendrant cette architecture. Ces avancées se sont formulées elles-mêmes en idées, qui signifient rapports structurels, les deux marquages hyper existants étant ; l’être est ; je pense donc je suis ; ce sont deux repères purement vides et nus.

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