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instants philosophie

Le système par dessus les contenus

10 Janvier 2015, 11:00am

Publié par pascal doyelle

La structure de conscience (qui ne contient rien, qui est purement formelle, qui n’indique aucune surnature, qui est exclusivement le bord du monde ou du moi, mais ne désigne aucune transcendance qui soit constatable, qui par contre ouvre une dimension, DimensioN, en plus qui n’est absolument pas situable et ne produit aucun sujet sinon le sujet impossible, lequel est bourré d’effets mais que l’on ne peut pas saisir, qui est ce dont on est saisi, et comme entendu par Nietzsche la puissance est la potentialité et non le pouvoir, d’être passivement saisi et non d’imposer, imposer est la mort de l’esprit, de la pensée, et donc du corps en ce qu’alors il ne peut plus même être saisi esthétiquement, en tous les sens du terme, de la perception à l’érotisme, de l’art à la pensée physique ayant des effets de corps, ce que l’on va nommer donc l’incorporation, l’instruction, l’information, la mise en forme du corps par la structure de conscience, dont on ne sait rien).

La structure de conscience est l’arc réflexe qui sort de la cervelle et s’arc boute au réel. Le réel est le seul présent, et si l’on se demande ce qui est, et qui soit constatable, on en déduira qu’il s’agit du présent. Le présent est seul réel, « ce qui est » est le présent, l’être est le présent. Il n’existe a priori rien d ‘autre. (On peut croire en ce que l’on veut, mais du constatable on ne peut dire que ceci ; qu’il est ce qui est ici et maintenant).

La conscience n’étant pas le conscient et ne contenant rien entre elle et elle-même, elle n’obtient jamais aucun contenu et donc les possède potentiellement tous. Ce qui veut dire aussi qu’elle rapporte toujours tel contenu vers l’horizon donné là, et essentiellement pour la philosophie vers le « là » du donné, cad l’être, étant entendu que Descartes a remplacé l’être de la pensée des grecs et des chrétiens et affiliés, par l’étendue du monde.

Cela signifie que Descartes non pas contredit mais met au jour ce qui s’exerçait déjà par la pensée grecque et chrétienne et affiliés ; qu’il existe une articulation, une structure qui est précisément celle que met en œuvre la pensée, et donc tout autant l’esthétique, l’éthique, la politique, et l’idéel ; laquelle structure dépasse le donné, et donc tout monde localisé ou tout groupe ou tout langage, pour tisser l’architecture intentionnalisatrice (et non intentionnelle, en ceci que ce sont des machines qui créent des intentionnalités et non des intentionnalités qui produiraient du sens ou un ordre, chaque système est un sens ou un ordre mais l’ensemble productif des systèmes est la machinerie intentionnalisatrice des sujets).

Descartes crée donc l’étendue comme étant l’être ; plus cette structure qui doute et se-sait. Le repli qui est-en-plus ne peut pas être abordé extérieurement, bien qu’il faut à tout prix qu’il le soit ; la philosophie vise à créer cette exposition du repli, et il ne faut pas comprendre le système philosophique comme une réification mais comme précisément l’exposition du repli de ce qui est, de l’étendue, et jamais la structure ne peut sortir du doute, de tous les paramètres que met en scène le doute ; le doute, cad la Méthode, est la machine réflexive exposée qui permet de cartographier notre être là où il est, ce qui veut dire là où il « est » sur l’étendue.

L’ensemble consistant à distinguer l’irréel, le possible, la perception, la pensée d’une part de l’activité de conscience d’autre part qui n’appartient à rien de tout cela. C’est que « ça n’a appartient pas » que montre Descartes.

Dès lors on ne sait plus de où cela pense ou perçoit ou imagine ou donc de quel corps il s’agit … Ce qui est bien le problème. Non pas que l’on n’ait un corps, extérieur, mais qu’est-ce que cela va bien pouvoir avancer par le corps ? Et qu’est-ce que le corps, ce corps, sur l’étendue, cad sur l’être nouveau ?

Ça ne veut pas dire que Descartes connaissait les problématiques qui viendront par la suite et bien plus tard que lui ; mais comme la structure qu’il active, la réflexive, est la même pour nous comme pour lui et qu’il n’en est qu’une (il n’y a pas de « nature humaine », sinon comme physiologie, mais il existe bien un être commun, lequel n’étant pas « essentiel » ou substantiel, est structurel et n’est que en chacun absolument identique à chaque fois, que cette articulation au réel), ce que Descartes perçoit, en son intentionnalisation, à l’horizon de ce qu’il énonce, est devenu pour nous cela même.

De sorte que définir encore la « vérité » comme un corpus clos, ou une ratatouille compacte, ou demeurer en cette attente ou cet idéal, est un aveuglement (y compris en « condamnant la philosophie au prétexte qu’elle entretiendrait la vérité comme corpus, alors que c’est la philosophie qui initie que la vérité est « de conditions », techniques, mais aussi métaphysiques ou ontologiques ou existentielles) ; ce qui s’est défini et orchestré (puisque c’est le même être, structurel, assuré de lui-même en sa certitude vide parce que formelle, qui explore et agit et décide et se laisse saisir par sa possibilité), ce qui s’est orchestré parce que montré et parfois démontré (ajoutant à la monstration de son possible la compréhension de son élaboration ontologique, puisque ce qui se montre est réflexif cad élaboration forcément ça pense…), est l’architecture de cette articulation au réel, le recherchant.

Les ramifications de cette articulation au réel (qui échappe donc à la vérité, puisque c’est la vérité en acte, en activités, en réalisations, d’où la passion pour les autres domaines, les autres régions de la réflexivité ; esthétiques, éthiques, politiques, mais aussi évidemment idéels, les mathématiques pour els grecs, le monde étendu pour Descartes, etc) ne se précise d’abord pas autrement que par la reproduction en chacun de cette réflexivité ; afin que chacun puisse intégrer en son corps même (et non seulement en sa perception ou en son expression ou en sa pensée, etc) ce qu’il en est de notre-être. De cette structure étrange.

En voulant seulement admettre ce corps, le moi se perd en ceci qu’il abandonne au donné-là la finalité. Mais il a raison en cela que c’est via le corps que la conscience n’étant pas une « substance » doit avancer sur le monde-étendue. Autrement dit ça ne va pas remplacer la finalité du corps par une autre issue d’en haut ou d’ailleurs, mais cela va travailler la matérialité, la physiologie même, la perception et l’image, l’idée image du corps (par lequel une conscience cherche à amener, rassembler, énumérer, orienter ou désorienter le corps physiologique). Le moi est précisément ce qui est à mi chemin.

L’abandon de la finalité au corps, cela revient à désigner au fond, au fin fond, que la jouissance est prisonnière du monde, des autres, des signes, et non pas libre et sa propre loi. Ce qui veut dire que tant que la structurelle conscience ne parviendra pas à désigner elle-même son être, celui-ci n’étant pas dénommé sera remplacé par une finalité et il n’est de finalité qui ne tombe dans le monde, soit primitivement soit en fin de compte.

Or il est extrêmement difficile de remplacer la finalité donnée par la finalité structurelle … car le structurel n’est pas une finalité. Le structurel est antérieur aux finalités (dont la formulation actuelle est de définir notre être comme désir d’un objet et on en trouve d’objets que dans le monde). Pour illustrer on commencera de comprendre que esthétique signifie ; l’art (ou dans l’autre langage la sublimation), ne nous convainc pas d’une finalité structurelle, puisqu’il nous la laisse percevoir, nous la fait entrevoir et par là seulement commence de nous convertir.

C’est en cela que certes on a pris souvent ou toujours qu’il se dressait des idéaux ou des idéalités ou le beau ou le bien, etc, mais ceux-ci demeuraient des architectures réflexives, et si leur expression se finalisée telle, c’était en retour et afin de remplacer l’attachement selon le monde et ce tant que l’universel n’était pas réalisé historiquement dans la révolution unique ; il s’imposait comme horizon. On écrivait à fin d’universalisation, ou on créait en et par cette idéalité. De même qu’ensuite les grand sujets, qui paraissent abandonner l’universel pour le singulier, continuent le réflexif a creuser le donné là, l’exister ou le libre pur, qui ne peuvent pas s’inscrire uniquement dans l’universel et c’est pour cela qu’ils outrepassent l’universel mais en le conservant, en y résidant ; les grands sujets sont nés dans l’universalisation même, c’est pour eux un acquis, et c’est plus loin qu’ils poussent la charrue, et c’est plus profondément que les grand sujets écrivent la structure (ce qu’une compréhension qui demeurerait dans l’universel comme unique horizon ne comprendrait pas).

Que s’est-il passé ? L’horizon est devenu le sol. L’universel, réalisé, à laissé les sujets devenir ; mais compte tenu de l’universel (sans celui-ci les sujets disparaissent, en quoi donc ce qui agit et devient c’est l’architecture réflexive, universel et sujets, et non pas une « vérité » ; c’est un système formel qui devient et ce sans évacuer les vérités, parce qu’il les contient, tout simplement, en organisant la para-connaissance, ce qui prédispose à la connaissance (toujours d’un objet spécial) dans le savoir (qui se-sait, philosophiquement et spécifiquement, qui sait son impossibilité et qui structure de, sur, par cette impossibilité, cad cette présence en ceci qu’elle est active, activiste, agissement).

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