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instants philosophie

Renouvellements du Bord

14 Février 2016, 15:18pm

Publié par pascal doyelle

La structure de conscience n’est pas un système ; non seulement n’est pas un système philosophique mais n’est aucun des systèmes que l’on pourrait découvrir (et vraiment découvrir, cad qui existent réellement, tels les systèmes de langage, de neurones, etc) ; si il était un système il serait limité ; or il ne l’est pas, il est tellement plurivalent qu’en plus il lui possible d’inventer quantité de systématisations dans tous les domaines ; il serait confondant qu’un tel dispositif soit lui-même composé ; il doit bien plutôt consister en un être effectivement réel, bien que vide et d’autant plus réel qu’il est précisément vide ; mais il est un être structurellement un en ceci qu’il existe en soi en tant que tel ; il est une structure naissant de et dans la cervelle ayant fonction de pur vide articulée à cet autre « vide » qu’est le présent, lequel n’est rien qu’un schéma formel.

Et il est une structure formelle et jamais la forme « conscience » ne se confond avec tel ou tel énoncé ou jamais une intentionnalité ne prend la place de l’intentionnalisation, comme processus ; si c’est un processus c’est un être spécifique qui vaut en lui-même, séparément et si il est séparément il peut faire l’objet d’une description ; en plus évidemment d’exister, réellement, et d’exister en tant qu’il dit « je » ; qu’il soit un moi … un moi parce qu’un corps …. Un moi parce qu’une « identité » dont la compatibilité consiste à gérer ou inventer un corps.

Il faut donc comprendre qu’être une « conscience » (soit donc non pas une identité, qui est déléguée au moi, mais un arc de tension vers le réel, en tant que le réel est positionné « là », et qu’il n’est positionné « là », selon son unité propre, que par rapport à une conscience qui se-sait elle-même Une et Autre, de sorte que le ressort réel de ce qui existe est l’altérité, l’altérité plein tube si l’on veut), être une conscience c’est immédiatement être à partir d’un corps, à partir d’un corps et en retour, dont on voudrait bien qu’il nous en donne la peine, mais qui ne vient pas, mais qui remplace instantanément ce corps par « on ne sait quoi », une surface nouvelle constamment rééditée, montré dans les ex-stases finalement suffisamment nombreuses ( une Œuvre nous entraine en l’extase, le sujet suspendu cartésien est l’arc d’exister pur dont tous les autres reconnurent l’unique voie, le désir ou la dépression, il est de par le Moi quantité d’extases très étranges, puisque c’est lui, le moi, l’invention de la personnalisation et qui bât son plein au maximum depuis les années soixante, la révolution pure, etc) ; l’arc de conscience tire le corps (de son mauvais pas) vers un point, un point d’attirance.

Soit donc crée une nouvelle surface du corps ; le corps est « à nouveau » construit, on ne sait sur quelle surface sa surface à lui. C’est du reste ce qui arrive lorsque l’on se convertit au corps du christ ou lorsque l’on perçoit une Esthétique ; une Œuvre est le lieu qui attire soudainement l’arc, l’acte de conscience dans une nouvelle surface ; il ne faut pas croire que ça ne fasse rien… que ça ne cause pas absolument ; et selon les distinctions de l’extensivité (de la Pensée grecque), de l’intensité (christique) et de la réflexivité (cartésienne et suivants) mais aussi selon la densité incarnée dans, par et pour un Moi.

Evidemment tout cela reste tentatives ; parce qu’une nouvelle surface du corps s’effondre constamment sous sa propre possibilité ; on ne retient rien d’autre que le flash, l’ex-stase, la présence même, instantanée, hyper réelle, autrement dit rien ; ce qui veut dire la Forme même de l’arc de conscience tendu au maximum et ce corps distendu, extatique, happé par l’altérité toute puissante mais faible et in/existante ; ce qui requiert, qu’on le veuille ou non, la foi, l’attente qui se-sait peine perdue sans doute, mais à qui il n’importe pas, parce du monde, du vécu, du donné, du corps commun, on a tout vu, ou suffisamment d’une part et que d’autre part la morsure de la forme pure, celle dont on ne retient rien ; parce que l’arc de conscience tiré vers son Point d’altérité, l’œuvre, l’éthique, l’esthétique, le politique (n’oublions pas que la révolution fut une telle extase universelle), l’idéel et l’intellectivité, l’arc de conscience ne passe pas dans le conscient, la perception, le corps commun ou l’identité du moi, mais que l’arc surpasse et ne garde que sa propre trace, recherchant les trajets de chaque autre sujet impossible (ayant accepté et accédé à son impossibilité) ; de ses diagrammes il ne se souvient que des tracés sur le réel.

Or il n’est à proprement parler que le monde dans un groupe (quand bien même le groupe serait-il désarçonné par toutes les coupures réflexives, de sorte que le langage ait à s’appuyer sur le corps, c’est pour cela que l’on devient fou, dépressif ou borderline ; on n’a pour soutien que le corps que l’on voudrait remodeler en surface, mais impossible, aucun autre ne fait plus office de miroir), il n’est que le donné comme là immédiat, l’identité d’un moi, le corps déterminé, la cervelle embuée de toutes ses inscriptions, et jamais il n’est un tel arc bien qu’il soit absolument et radicalement soudé au réel, forme de conscience dans la forme du pur présent sans rien. Et puisqu’il s’agit bel et bien du Un tel qu’activement arcbouté, il est le soulèvement du monde à partir du Bord. Ce qui n’apparait pas dans le monde vient d’en-dessous, ou du dessus, comme on veut, bref d’ailleurs ; comme on ne peut pas considérer une origine supra réelle (qui ne peut par ailleurs pas être condamnée, infirmée), on dit qu’il se tient du Bord ; un seul monde et rien que, mais un Bord.

Et c’est le Bord lui-même qui est philosophiquement exploré ; c’est la fonction philosophique même (tandis que dans l’idéel, l’éthique ou l’esthétique ou le politique, on essaie de jouer dans l’épaisseur du dit Bord, la philsophie examine, décrypte, inventorie point par point la limite de la réalité).

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