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instants philosophie

Cahuzac

4 Avril 2013, 19:59pm

Publié par zwardoz

La débauche

Débauche de cris d’orfraies, qui réclament un jugement moral objectif sur Cahuzac ; savaient-ils ou ne savaient-ils pas ? L’envie, dissimulée, de mouiller l’ensemble du gouvernement (d’un président élu) et de cumuler la baisse dans les sondages, pour annuler le vote et la démocratie, ni plus ni moins.

Débauche parce que ça hurle au nom de la Morale, sur tous les tons, alors que la fraude qui est si communément développé dans tous les milieux d’affaires, d’industries et d’entreprises comme chez tous les particuliers qui sont en mesure d’en bénéficier, ne fut jamais sérieusement inquiétée. Pourquoi voudrait-on que les « politiques » qui sortent de ces milieux, qui ne naissent pas à la vie le jour de leur nomination, soient si absolument purs et vierges ?

C’est que l’on se sert en tout cela de la presse (qui doit faire son boulot quelque gouvernement que ce soit, ça n’est pas ce qui est en cause), on se sert de la presse dont on voudrait en l’occurrence qu’elle juge et distribue les bons points, puisqu’il est clair qu’il est plus facile de manipuler la presse et les sondages, et de livrer l’institutionnalité aux aléas de la « foule » que de tricher dans les urnes.

D’autant que l’on connait bien l’unanimité des éditorialistes qui se targuent de créer l’opilion, ou des rédactions aplaties par les groupes économiques ; de là cette création ex nihilo de « l’opinion de tous les français » qui parleraient, à les entendre, d’une seule voix, unanimes eux aussi, et toute position journalistique qui affaiblira la démocratie sera applaudie, et poussée comme boule de neige.

Comme ce journalisme là a pour finalité de créer ce dont il parle, et comme cette logique renforce leur pouvoir et leur influence et de ce fait leur proximité d’avec ceux qui ont intérêt à un éditorialisme fort et « responsable », il ne faut pas douter que dans tous les cas, c’est de populisme dont il s’agit ; livrer l’organisation sociétale à l’opinion, manipulée, sans vérification des chiffres, des réalités, des complexités évidement (ce qui ne conviendrait pas au « peuple de la populace »), et ce qui change comparativement c’est bien sur la mise en cause des institutions elles-mêmes, et les résurgences de « vérités » naturelles, populaire, d’une moralité tellement évidente qui manifeste  la « saine santé du peuple », dont on occupe le lieu. De quelque point de vue qu’on le prenne, le populisme est toujours une manipulation, qui prive les gens de la complexité (dont pourtant ces mêmes gens ont conscience … sauf que leur expression est happé par une opinion s’imposant comme « consensuelle », partagée, « les français nous disent que »).

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