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instants philosophie

L'idéal de la sagesse ancienne

10 Avril 2013, 07:50am

Publié par zwardoz

Il y eut donc des mondes particuliers, en quantité, eux-mêmes admis dans une réflexivité, (puisque tout ce qui est humain est réflexif, et probablement des réflexivités progressives, s’accumulant d’une certaine manière et d’une manière certaine), mais réflexivité qui fonctionne par synthèse immédiate ; qui prend comme vrai et exact ce qu’elle perçoit, ce qui est une tout à fait naturelle et quasi logique pensée. De ce que l’on perçoit, on forme un Sens. 


L’être non immédiat

Sauf qu’il s’est découvert ou inventé une réflexivité-autre qui prend appui ce que l’on a nommé l’être. L’être est de considérer le monde comme une surface vide, dont les éléments ne sont acceptés que soumis à des contraintes de cohérence ; laquelle cohérence permet d’ouvrir et de maintenir notre être, en propre et détaché, au sein du monde, du donné, du vécu. 

L’unité de notre-être

Ouvrir une cohérence qui nous apporte que nous soyons Un. Que l’on soit Un, signifie que l’on peut se penser, soi, en une fois. Que donc notre être ne dépend plus des aventures, des hasards, des rencontres, des accidents, des malheurs ou bonheurs, et de manière générale de toute cette immédiateté (pour ce qui est de la théorie en particulier), ni dépendre (pour chaque vécu) de cette expérience limitée qu’est toute vie donné « là », passive. 


L’augmentation ou le Un-de-notre-être

L’universel, la présentation du monde non plus dans son immédiateté mais en tant qu’être, augmente infiniment notre être en propre en ceci que l’idée d’être nous permet d’être Un et de réunifier (universellement) ce que la diversité sans cohérence disperse ; que les vécus, les immédiatetés, les mondes particuliers, les groupes, remplissent spontanément par « ce qui vient » dans le monde tel que cela apparait sans autre synthèse que donnée et est retenu dans une expérience du groupe. 


Les universalités et le Un partagé

Ce faisant l’universel grec propulse esthétique, éthique, politique et idéel et produit instantanément qu’il revient à chacun, en tant que pensée, (et augmentation de son être individuel), de partager le vrai, le bien et le beau. 

En quelque sorte il s’agit pour chacun de reconquérir ce dont les anciens mondes particuliers nous prive ; que chacun soit aussi ample que l’universel (qui permet donc de réunir les différences perçues dans des séries, mais ce faisant autorise de percevoir d’autres différences qui n’apparaissaient pas nécessairement auparavant lorsque les mots synthétisaient les perceptions immédiatement et formuler leurs sens crus tels quels). 

Le Un, l’être, l’universel et les universalités comme réflexives

Cet arrêt dans la synthèse est dite réflexive ; c’est en conscience que l’on décide de ne plus acquérir les choses et autres telles qu’elles viennent, mais que l’on va opérer un tri, une sélection ou une accélération ou une suspension, de stopper la temporalisation et la spatialisation erronées ou incertaines. Cette conversion est bien évidemment celle de tout notre être ; on n’est plus le « même » après qu’avant. On est sorti de l’expérience limitée mais qui se réunifiait elle-même comme une vie, un « moi » ; elle ne tenait cette unité que de son être-là, tel que « là », donné, passif.


La rupture, la conversion du regard 

Il est clair que la survenue de l’augmentation universelle rompt cette unité donnée, « là », qui repose en elle-même, qui ne sait pas ce qu’elle veut parce qu’elle n’exprime pas ce qu’elle désire ; elle est tel ou tel désire. Et c’est donc modifier radicalement, cad à la racine, essentiellement (et non pas forcément totalement, c’est radicalement installer le possible de l’universel, qui n’arase pas tout mais jette le discrédit sur ce que l’on était auparavant), que l’on tourbillonne selon tel et puis tel désir ou objet, pour s’implanter la question ; que désire-t-on Vraiment ? 


La sagesse, mais rêvée, idéalisée

Quel est le Bien qui puisse augmenter, ou plutôt alors réaliser effectivement, pour de vrai et de réel, « ce que l’on est » ? 

L’idéal antique n’est pas seulement idéal de connaissance ; mais de réalisation de cette universalisation (qui donne accès à tout en tant que cohérent et nous rend Un). Nous rendant Un, il nous acquiert que l’on puisse, soi, se tenir et se maintenir ; que l’on puisse durer. 

 

L'augmentation de notre-être

De durer, sans plus se perdre vainement dans les mots, les perceptions limitées ou les expériences restreintes. De durer et donc d’augmenter cela même qui nous augmente ; d’augmenter l’augmentation. Il est dans la philosophie selon l’être, l’universel et l’acquisition de soi, le rêve d’une égalisation et d’une maitrise ; mais puisqu’il s’agit de se convertir à l’universalité (qui fut conquise sur et hors du langage donné comme de tout groupe qui imposerait son sens des choses, et des échanges), ça n’est pas en tant qu’individuel que l’on se convertit, mais de dépasser tout autant l’individuel (limité) comme de passer non pas outre mais au-delà de la perception ou du corps tel que « là ». 

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