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instants philosophie

L’accélération mentale (et le rock'n roll)

13 Octobre 2012, 12:36pm

Publié par zwardoz

L’accélération mentale est ce qui par le moi et le moi-même (variante investie, personnelle du moi observé et défini objectivement selon des sciences plus ou moins scientifiques ou scientistes) est limité ou réduit ou freiné ou ralenti.

Le moi fait office, fait-office, de réduction de la vitesse de la cervelle, la cervelle bel et bien réelle, matérielle. La profusion de consommation, d’objets ou mass médiatique, est un des effets de l’accélération tonitruante de la cervelle articulée au sujet.

C’est qu’en effet ce qui désire une telle vitesse est le sujet et de pure et simple conscience, tandis que le moi, le moi-même tend à refreiner ce qui ne rentre pas dans son identité.

Autant dire que pour laisser libre court à l’accélération matérielle de la cervelle telle que « là », il est nécessaire de passer outre l’identité de soi à soi du moi. Ce qui ne cause pas de moindres problèmes ; rompre l’identité de soi à soi, cela ne se peut ; on ne peut pas décider de rompre cela même qui permet justement de prendre des décisions, d’obtenir des choix, etc.

Ça ne se réalise qu’à partir’ et selon le sujet pur et simple, lequel étant inexistant ne peut pas se décider consciemment au sens où l’on comprend habituellement le dit conscient comme contenu de contenu ou contenant de contenus. Le sujet réel est immédiatement intégralement lui-même sans espace ni temps de séparation, et se confond avec un Horizon absolu mais inexprimable ; puisque toute expression prend place dans l’Horizon absolu et qu’aucune de ces représentations relatives en contient l’absolu. En somme les horizons seconds sont représentations, l’absolu horizon est présentation intégrale inabordable. Ce qui n’empêche pas que l’on puisse sans le connaitre pourtant , y exister comme tel ; comme savoir immanent –puisqu’il est de fait et intégralement transcendant pour-nous, il est dans sa transcendance totale immanent à lui-même ; mais donc on ne le connait que de seconde main, en représentation, tandis qu’on le sait dans l’immanentisme radical inexistant).

On le sait lorsque l’on est cet horizon ; mais ceci est impossible, bien que évidemment bien réel. On y est en tant qu’accroché invraisemblablement et dans la torsion, torture du moi. Aussi le moi est-il l’obstacle majeur qui annule qu’il y ait un horizon absolu intégral ; il est une effigie dressée au devant de l’horizon qui canalise constamment les intentionnalités.

En gros ; on possède beaucoup plus d’intentionnalités, de représentations ou de présentations, de semi consciences et d’inconsciences que ce que l’on en retient ; le moi fait-office de filtre à la fois partiel (en telle ou telle occasion possible) et global (il définit en une fois éternelle ce qui se multiplie ponctuellement et indéfiniment).

Il est clair que cette accélération de la cervelle ne consiste pas en une prise inconséquente de cocaïne. Ça n’est pas un excès, une démesure ; c’est une vitesse au sens physique et matériel qui ne doit pas, ne peut pas ni être voulue, ni être causée par des substances surnaturelles ou naturelles. Il faudrait dire ; c’est la vitesse naturelle ni limitée par un moi (ou anciennement par un groupe , un regroupement humain, une communauté restreinte de parole ou une communauté imaginaire symbolique), la vitesse naturelle de la cervelle.

Sauf qu’évidement la cervelle accouplée au sujet n’est pas naturelle ; elle produit cet être en-plus du sujet (qui donc n’a rien à voir avec le moi, pour faire simple) et qui bondit en toute signification intentionnelle possible ; qui s’en effraie et ne parvenant pas à mesurer, réguler ce bondissement continuel se ligote à/en une identité dite du « moi ».

L’illustration majeure de l’accélération mentale est donc toute illustrativement, l’œuvre. Ainsi le rock est une telle dépense spécifiquement acidulée et adéquate, invariablement mesurée dans ses vitesses mêmes.


(voir : rolling stones. live friday. 75 )

 

 

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