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instants philosophie

L'introduction de l'être-libre dans le monde

21 Avril 2013, 09:02am

Publié par zwardoz

Que notre être soit, en restriction complète, une forme sans rien, purement vide, radicalement, à la racine, structurelle, peut ou pourrait fournir une mystique, et sans aucun doute. 

Sauf que cette forme de notre-être, est vide ; elle ne contient rien, aussi pourrait-elle présenter notre être comme le dévorateur de mondes. 

« Cela », cet être, épuise tout-ce-qui-est. 

Il serait pourtant absurde de présenter ce qui est le plus réellement, comme négativité ou néant ou manque ou défaut d’être. Ce serait comprendre à rebours la logique qui préside. 

C’est par positivité et pure mise en forme sans frein, sinon son ignorance (il ne contient rien), que nous devenons. 

 

D’abord

Se substituant à cette ignorance, nous fondions notre attention sur la confiance, la croyance en l’apparition des choses et des êtres ; ce qui apparait dans un monde est vrai et il suffit d’en reconstruire l’image synthétique, elle-même produite, créée spontanément en et par nous telle qu’en un groupe, elle s’échange naturellement. Déjà ces créations immédiates dans un monde-parole, requièrent d’énormes efforts et une réflexivité effarante et hyper active (il n’est aucun monde humain, immédiat et particulier ou médiat et unique tel celui de l’universalité et du devenir-conscience, qui soit hors-réflexivité). 

 

Ensuite

Lors de l’étape grecque et de celle du devenir-conscience (du dieu unique), c’est une méfiance et le rétablissement hors langage, groupe, culture, peuple, monde particulier donc, qui s’est imposée ; provoquant une a-civilisation et une acculturation généralisée. 

 

La difficulté est celle-ci ; comment contrôler cet être-structure absolument vide qui épuise tout ce qui est ? 

À partir de cette révélation généralisée, tout est aménagements diversifiés. Par exemple l’Œuvre (des créateurs) remplacent nommément le Texte (sacré, des diverses religions), comme le Texte sacré remplace la Parole (unifiant chaque monde particulier). La communauté en esprit remplace la communauté réelle du groupe, etc. 

 

La division, les yeux grand-ouverts

La structure est ce qui provoque la séparation de tout et de tous. Les échanges, entre autres effets, se libèrent, puisque dépossédés de Parole unifiante. Mais tout autant le monde est perçu comme Même, (cad tel quel, par « monde-même » ou « vécu-même »on veut dire tel qu’il est indépendamment des recouvrements humains, imaginaires, rêvés, parlés entre soi, etc, excepté pour le « moi-même » qui est le moi tel que vécu, en activité de se produire soi). Et pareillement le vécu nous revient en pleine face dépourvu de toute parole ou tout récit qui permettrait de glisser hors, au-delà du monde donné, vécu, totalement découpé et séparé en tout et par tous. 

 

Au fondement historique de l’ordre de ce désordre

On remarquera alors que l’universalité s’est déployée, mais comme fondations, base de ce monde séparé. L’Etat et le droit ouvrent les possibilités ; tout ce qui n’est pas interdit est autorisé ; au lieu de ; cela seul qui est autorisé est possible, des mondes symboliques anciens. De même l’acculturation (contrairement aux cultures closes) se dépose en et par chacun, mais ne fixe pas les finalités ; chacun est renvoyé à soi pour découvrir ces/ses finalités. 

De sorte que si la base est assurée (de sa coordination en cohérence universelle), elle ne va « nulle part » ; elle n’a pas de finalisations coordonnées, puisque seule est légitimé l’être-libre au fondement. Non pas qu’il n’ait rien que l’être-libre, évidemment, mais celui-ci en constitue l’essence organisationnelle profonde, et conclusive, alors même que quantité d’aménagements (de lois, de règles, de projections, de prospectives, etc) tendent à limiter le gouffre ouvert du libre. et alors même également que l’universalité reste seul garant de cet être-libre (qui se croit entièrement soi, comme il est logique, mais qui se doit d’être par et selon l’universalisation, l’éducation par exemple, l’éducation non traditionnelle, l’éducation non familiale, l’éducation « objectivement » mise en forme). 

Mais outre cette base universelle de départ, il n’est intellectuellement et intellectivement aucune finalisation qui puisse recollecter ces libertés. Il n’est aucune pensée des possibilités ; le possible est laissé à un « être-là » qui se bricole de son être-libre, au petit bonheur ou malheur. Comme on ne peut aller contre l’être-libre (il est au fondement), c’est celui-ci donc qui doit se réfléchir (lui-même) et au travers toutes les institutions et les Constitutions. 

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