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instants philosophie

Logique(s) de l'histoire (grosso modo)

16 Avril 2013, 10:19am

Publié par zwardoz

On peut comprendre cela comme une mégalomanie de la part des anciens qui s’imaginaient la pensée régulant tout ce qui est. Ce qui nous parait absurde, puisque pour-nous d’une part la réalité est matérielle, et que d’autre part nous sommes libres. 


Les deux possibles ouverts par la réflexivité ; la matérialité et l’être-libre

Autrement dit il est deux excès par rapport à la pensée (celle de l’universel qui découvrait dans l’universalisation son augmentation et dépassement de son seul vécu limité individuel et dépassement du langage. Deux excès : l’impossibilité de régler les mots (et les idées) sur la seule possibilité de comprendre la matière (les nombres, qui signifient, là où les mots sont dans l’incapacité ; une graduation est plus proche des choses réelles que les mots et idées). Et d’autre part le libre pur et simple qui contient bien plus que ce qui est pensable. Le libre est plus grand la pensée et est immédiatement lui-même, cad Un. 

Ces deux excès (par rapport aux idées et à l’universel), en tant que matérialité et en tant que libre pur, vont conduire le monde ; l’idéal de la connaissance (d’une région du monde, séparée) est la poursuite de ce qui fut initié par le savoir (imprécis et « inexact », c’est son essence et sa finalité réelle et non un manquement) de la philosophie. Les nombres remplaçant les mots. 


 

Universel et sujet en tant que positions du point central ; la réflexivité

Mais tout cela, sciences, nombres, technologies, sont ce que la réflexivité installe ; de même qu’esthétiques et politiques. Savoir grec, puis connaissances, réflexivité chrétienne puis acculturation généralisée (toutes nos esthétiques et politiques et éthiques, etc) sont en instance de réflexivité ; croire que tout l’ensemble se déploie au petit bonheur, est une absurdité. Croire qu’il s’agirait d’un égarement, une dégradation ou une perversion généralisée est tout aussi absurde. Penser qu’il y ait en tout cela un hasard et un non-sens est un aveuglement ; il est sens en ceci que cela avance en une direction et que la richesse (structurelle et intentionnelle donc) produite, inventée, créée, équivaut littéralement à une exploration de « ce qui est ». 

Puisqu’il est clair que l’on ne s’est pas contenté de réfléchir le donné-monde et d’acquérir une sagesse ou un bonheur ou un accomplissement (de ce qui-est-déjà idéalement), mais de ce que l’on a creusé le donné-monde, comme l’on a investi le devenir-sujet. D’une seule et même réflexivité. 


 

Le repli  (le moi-corps)

C’est uniquement dans la mesure où chacun est ou se parait à soi-même si limité (en un moi-corps circonscrit) que l’on juge intérieurement, intimement de l’ensemble de tout cela, comme d’un désordre. En comparaison de la vie d’un moi-corps, limitative, le devenir-réflexif est un non-sens et une incompréhensibilité ; le devenir réflexif est hors de proportion pour un moi-corps. 

Autrement dit, nous sommes engoncés dans un moi-corps (dont l’identité de « moi-même » est la synthèse, tout à fait immédiate d’un certain point de vue, même si elle est fondée absolument dans l’être-libre, qui est, lui, parfaitement et toujours réflexif), qui soit limite notre être (alors immédiat et lui proposant des finalités données « là », issues du monde connu limité, d’une certaine expérience sans autre fondement que celui du vécu), soit donne à croire que la réalisation de « soi » prendra telle ou telle figuration, largement imaginaire et dont l’imagination est seulement « ce que l’on attend » indistinctement, un bonheur, une satisfaction, une plénitude, une révélation ou quelque réalité peut-être magique ; il est certain que si tout le processus est de maintenir la réflexivité au niveau du réflexif, ce ne sera pas dans une figuration immédiate du moi que notre être prendra forme (imaginée), ni dans l’accumulation des choses immédiates.


 

Le devenir limité du moi et le devenir indéfini de la forme 

Or le libre, notre être-libre, s’est privé dès son surgissement de l’universel et sombre dans l’incompréhension que cette liberté (qui se suffit de fait à elle-même), en n’imaginant plus que cet être (qui est donc parfaitement un en tant que libre) puisse être augmenté. 

Que l’être-libre, qui est parfait en son Un, puisse être augmenté peut sembler absurde, de fait (et cela lui semble absurde ; de ceci qu’il hait la pensée et ne comprenne plus l’infini). 

Mais l’être-libre est formel ; une forme sans-rien, il est évident alors que seul ce qui est formellement peut obtenir un devenir indéfini, sinon infini. 

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