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instants philosophie

Le sujet-libre s'en fout de l'inconscient

5 Août 2012, 19:08pm

Publié par zwardoz

Le moi comme synthèse imaginaire

Le moi est une unification synthétique du divers vécu, dont il entend s’animer comme si cette unité était une vérité. Il y croit, le moi, à son essence.

 

Le sujet est tout-autre que tout

Mais il est dans le moi un sujet, purement formel, qui n’attend rien dut tout, qui Est. Il est et ceci est notre être. Bien qu’il soit inexistant, inaccessible et bien avant et antérieurement à notre vécu donné, là, comme corps et identité personnelle.

Le sujet n’est pas le sujet universel ; le sujet universel sert de fondement au sujet réel, de même que l’être-libre a dépassé l’universalité sociétale, et que ‘lêtre-libre est la « raison » réalisée, la raison cessant d’être un discours abstrait et devenant concrète ; comme sujet libre. en somme hégéliennement, sauf que ça n’était pas prévu …

 

L’universel déboussolé par le sujet pur

L’universalité ne pouvait pas prévoir qu’un sujet s’imposerait absolument comme vrai en et par lui-même ; le dépassement s’est exprimé cartésiennement.

Le sujet n’a pas besoin d’être « tout » pour exister ; il n’est pas l’unité des compositions du vécu, du donné, du monde. Il est à l’extrême de notre existence et attire ce qui doit ou peut l’être dans la fonderie qui épuise, qui brule toutes les réalités ; y compris la « personnaliste », tout comme le discours ou l’universalité abstraite, le corps comme la perception.

 

Ouf, rien n’a de Sens

Il est un inconscient dans la mesure où le moi de son côté tend à formuler de son vécu une synthèse qui « aurait un sens » par présupposition, sinon, si il ne croit pas à ce « sens » le moi ne tient pas, ne s’unifie pas.

Mais s’unifiant, il faut absolument rendre à la psychanalyse qu’elle montre et démontre et démonte comme ce « sens » qui se veut synthétique, est de A à Z absorbé par au moins une double tâche ; cette synthèse est un bricolage qui ne signifie rien, mais si concentré et resserré et articulé, qu’effectivement il est dans le moi une version préalable ; qu’il ne sait pas.

 

Pour la vérité de l’inconscient

Autrement dit il existe bien un sujet de l’inconscient, et qui parle dans la parole : dans la parole que pourtant le moi, accroché à sa synthèse consciente, n’entend pas, ne peut pas entendre.

Si le moi est l’ensemble des réponses organisées qu’il a mises en place consciemment, le sujet de l’inconscient est l’ensemble des questions à partir desquelles ces réponses conscientes se sont organisées, mais en oubliant qu’elles sont issues de ces questions, ignorées. Les réponses s’ordonnent en une unification qui se valide elle-même de sorte qu’il devient impossible que cette unification puisse se retourner sur elle-même de l’intérieur, et qu’il faut une intervention extérieure pour qu’éventuellement les questions apparaissent plus ou moins, et que telle ou telle réponse que le moi tenait pour réelle, s’avère non seulement erronée mais « évitante ». La réponse que l’on était évite la question dont elle est issue.

(La différence tant que l’on n’a pas connu la question, mais qu’on l’a perçue ….Ce qui intentionnellement est tout autre chose)

Les réponses forment un ensemble construit ; de sorte qu’elles n’apparaissent pas comme questions. Les questions sont déjà des réponses mais qui donc contiennent, absorbent les réponses conscientes.

 

Mais le sujet est ailleurs

Il s’en moque parce qu’il lui suffit d’obtenir ou de s’obtenir d’un moi-même à peu près convenable ; son régime, son rythme et sa dimension sont ailleurs.

L’inconscient compte pour le moi-même qui veut à tout prix sa synthèse (magique et supposée et imaginaire, etc) ; et c’est seulement que parfois cette synthèse coince et ne passe pas.

Alors oui, il existe un sujet de l’inconscient, mais le sujet extrême structurel ça ne le concerne que lointainement. Le sujet tire et pousse extérieurement à n’importe quelle détermination.

La détermination lui est seulement les occasions de son être. 

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