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instants philosophie

Le sujet veut savoir ce qu'il en est (de l'être)

14 Janvier 2012, 21:30pm

Publié par zwardoz

La version réelle du sujet le définit comme structure ; par la structure, de fonction (d’un contenu) il passe en tant que forme en elle-même réelle et douée de sa propre efficience, mais aussi plus loi de sa propre dimension ; laquelle est dite ontologique en ce qu’elle prend pied sur l’être, ou la reformulation de l’Etre comme être-étendue, cartésienne (au fond on en revient à cela) d’un sujet qui est-là, dans le là heideggérien.

Si l’on se contente de définir le sujet comme fonction d’un contenu, toute la réalité bascule du côté de la détermination ; il n’est plus aucune possibilité de penser le sujet comme dimension ; tout est aplati sur le monde donné, jusqu’à oublier que n’importe quelle définition de ce monde donné s’effectue elle-même à partir et selon un sujet ; ça se donne alors comme « Vérité », comme pensée « pensable » (le discours métaphysique antérieur à Descartes) ou comme pensabilités (postérieur à Descartes). Ou encore comme vérité objectiviste, scientiste ou logiciste. Le contenu en imposerait au sujet.

De même définir le sujet selon une « naturalité » par exemple libérale ou tout autant communiste, mais aussi psychologique ou même anthropologiquement, laisse, délaisse, abandonne le sujet mais aussi l’universel comme tel.

L’universel se sait avant le sujet ; mais ça n’est pas l’universel qui se sait, l’universel en tant que conceptualisation, idée, généralisation se sait depuis que le langage est le langage. Ce qui se sait par contre c’est l’universel, soit le langage, rapporté à cette bizarrerie impensable qu’est, dénommé, l’être.

Autrement dit ce que l’on nomme universel comme propre de la philosophie, est en réalité un dispositif complet ; ce par lequel la conscience (de soi, des autres, des choses, etc) veut saisir le « tel que cela est ». que l’on a traduit dans le terme de vérité ; sous-entendant que l’on peut saisir du dedans ce que « être » veut dire, et donc au sens où l’on saisit du dedans ce que « être » comporte.

Que l’on puisse éprouver être en toute conscience, et en l’occurrence en toute connaissance (mais alors on voit bien que « connaissance » comporte plus que de simplement connaitre ; nommons cela « savoir ce que être est »), signifie donc ; on ne mourra pas sans parvenir à remonter en conscience ce que l’on est de fait, ce que l’on est tel que cela se comporte et que l’on vit, en l’ignorant. 

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