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instants philosophie

Nietzsche

26 Mai 2011, 18:38pm

Publié par zwardoz

Si notre être est simplement liaison, il n’est alors que signe ; le signe n’a pas d’existence en lui-même, au sens où il ne recèle rien ; mais il est à peu près clair que dans le moment de son emploi, il fait semblant d’exister ou de désigner une réalité solide (comme totalité close) d’une part et de tenir par lui-même (comme Un) d’autre part.

Si notre être n’est que signes et donc liaison, il n’obtiendra jamais au fond aucune satisfaction intégrale ; notre être est alors considéré comme purement fonctionnel et n’existe en aucun de ses contenus, mais dans la variabilité de ces contenus. Cette fonctionnalité est en elle-même insatisfaisante ; sauf à se maintenir au plus haut point, nietzschéen, et d’admettre par intégrité, dite ontologique, que la fonctionnalité, bien que vide, est « tout ce que l’on peut ».

Cela peut se traduire par le manque ; le manque à être. Mais ce serait une rétro-interprétation ; on en juge par rapport à un « moi-même » qui aspire à la réalisation ou à la complétude ou quelque genre qu’on lui accorde. Si l’on ramène notre être à son surgissement, soit on le soumet à un tel jugement, soit on admet son être tel quel ; sans a priori. Etrangement l’hypothèse ou plutôt la position nietzschéenne est bien plus exactement précise que toute appréciation seconde ou objective ; elle s’aperçoit comme innocence, cad aussi ignorance. Ignorance admise, et donc on ne peut considérer quelque chose qui est, de fait, un réel, comme étant « négatif » ; par rapport à quoi, par rapport à quelle aspiration ? La confiance nietzschéenne en l’être, ce qui simplement « est », s’avère intimement d’une logique spéculative intégrale.

Si nous ne supportons pas notre être, ou d’être, et l’affectons d’un critère erroné, ça ne nous mènera nulle part, ou en tout cas nous poussera dans un repli de l’être, une erreur fondamentalement ontologique. Ce qui signifie que tel égarement se répercutera constamment dans l’à-venir.

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