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instants philosophie

Sang et terre

16 Avril 2010, 23:35pm

Publié par zwardoz

Notre être n’est pas de ce monde, ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas.

La vie, le vécu n’accorde jamais rien, quoi que ce soit, mais il n’est pas que la vie seulement ; il existe par ailleurs l’esprit ; et l’esprit est nôtre. (Mais qui sommes nous en ce cas ?)

On attend considérablement quelque chose dans les vécus, et ce que l’on trouve ne ressemble jamais à rien ; ce sont juste des bricolages. C’est qu’il s’agit de ne plus rien attendre, mais de faire exister.

Ce que l’on est n’existe pas, mais cela ne signifie qu’il soit sans effets. C’est de plus (puisqu’il s’agit d’un emprunt à Lacan) que notre être n’existe que du retour sur eux-mêmes de ces effets ; alors seulement quelque chose de nous, innommable, existe ; au travers.

Nous ne sommes pas limités par la réalité, les réalités diverses rencontrées ; elles sont seulement l’occasion de notre être. Et notre être est plus imposant que ce vécu, ce monde et plus éreintant que n’importe quel monde à vrai dire ; celui-ci ou un autre.

Le monde, le vécu, la réalité, tout cela n’a aucune importance ; seul l’esprit compte. Mais l’esprit en tant que via les systèmes de signes bien cohérents et rigoureux nous poussent-à-être.

Passer de l’essence de ce que l’on est, ce bricolage incessant qui se tire de la nature, de l’humain, du relationnel ou des hasards, bref de n’importe quoi, à notre être tel qu’il se plie et se déplie, respire et souffle de son altérité aussi loin qu’il le veut, en cesser avec le capharnaüm stupide, c’est en terminer d’avec le repli des mensonges qui envahit la cervelle et la cesse d’être.

Autrement dit il est un point (du discours) qui inverse la cervelle par quoi elle se sait elle-même ; le discours devient un texte (un système ; de sons, de couleurs, de lignes, de signes, de logique existentielle et de cohérence intellective).

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