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instants philosophie

Le devenir histoire et le devenir monde

15 Septembre 2013, 12:57pm

Publié par pascal doyelle

D’une manière générale on peut donc retracer le devenir, l’historicité comme suit.
Nous partons de la parole et du langage dans un groupe qui ordonne immédiatement sa vérité comme monde particulier (dans les cultures diverses et les mythologies et les échanges, etc). ces groupes sont réflexifs (tout ce qui est humain est réflexif) mais use de la synthèse immédiate en prenant pour vrai ce qui apparait tel que cela apparait et est exprimé et essentiellement échangé.


Surviennent donc les deux réflexivités en propre (réflexivités puissance deux en quelque sorte) ; grecque et chrétienne. L’une axée sur l’universalisation (déjà contenue dans tout langage mais alors exposé distinctement, en conscience ; puisqu’il est certain que ce qui existe réflexivement « se-sait » comme réflexif, par fait expresse) et l’autre sur le devenir conscience en une seule laquelle est forcément indéfinie qui pardonne mais aussi libère indéfiniment toute conscience de ses consciences prises et les unes des autres hors des intérêts du monde.
Ceux-ci constituent une acculturation généralisée (pudique l’universel et le devenir conscience sont la Même réflexivité), qui réalisant l’universel et l’acculturation aboutisse à ce dépassement ; l’humanisation se concrétise comme personnalisation. Le moi.


Le monde des mois est effecteur et bien réel ; il valide que chacun peut ou doit pour réaliser son humanisation et l’humanisation en général se valider pour chacun et pour tous. Mais ayant découvert l’être-libre (réflexion du chrétien dans le grec ; Descartes et son dépassement absolu, indéfinie, instantané, et non pas immédiat, en l’infini de la conscience libre divine), le moi se prend les pieds dans le tapis et oublie son universalité mais aussi tend à négliger voir abominer son devenir conscience.
Le moi croit qu’il est (il est, de fait, mais comme sujet potentiel, non comme moi, en tant que « cette identité » qui n’est qu’un agrégat, un composite). Il valide de par son être-libre tout et n’importe quoi ; le libre étant le potentiel majeur, essentiel, fondamental, ce par quoi la réflexivité existe et « ce que elle est » (libre pur).


Le moi cache en lui-même le sujet ; le sujet étant de fait le gouffre abyssal, n’ayant rapport avec rien, sans satisfaction aucune, radicalement autre que tout (puisqu’il est une Forme qui ne se compose avec rien de particulier, non par défaut mais parce qu’ayant toute les particularisations possibles imaginables et inimaginables). Il ne peut être exposé, démontré, pensé ; aussi le moi se rabat sur des finalités qui puissent l’occuper, lui conférer une identité, un objet, une chose. Soit le moi s’abomine dans la folie et le grand n’importe quoi que son sujet interface en lui, soit il objective et ne peut plus saisir que l’objectalité (des objets) ou l’objectivisme (des choses).
Dans tous les cas il devient radicalement obtus et ne sait plus ni l’universel ni le devenir conscience (dont il est pourtant issu et sans lesquels il n’est qu’un fantôme désargenté errant au petit bonheur de malfaçons irréelles voir débiles.

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