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instants philosophie

méta organisation et imbécilité

15 Août 2007, 11:15am

Publié par zward

 

De ce que la complexité menace et emplit multiplement l’espace humain, nous en sommes à redistribuer le pouvoir ; déléguées à chacun, d’entreprendre, d’organiser, de décider, de prévoir.

Cette liberté est à l’exacte mesure de ce qu’on lui demande. Mais de fait on ne sait plus ce qu’on lui demande. Il apparaît que la redistribution de pouvoir (autrefois centralisé sur une royauté et une pseudo administration étatisée partiale) se ligue très vite jusqu’à former les plus effarants systèmes hiérarchiques, d’une part, et d’autre part des monopoles ; non seulement économiques, mais décisionnels. Qui littéralement décident pour tous selon leurs propres règles.

La « liberté » de tout un chacun vient essentiellement de l’ensemble des choix, ou de l’impression d’un ensemble de choix à disposition, apparente disposition, en tous cas a priori.

Cela orchestre des ensembles de parties de division qui multiplient les débouchés productifs.

Le monde des mois est un ensemble d’ensembles accessibles plus ou moins et plus ou moins inaccessibles. Parce que les libertés d’entreprendre se sont transmuées en décisions et en monopoles, en hiérarchies et en absence de règles pensables. au point que l'organisation humaine est un donné d eplus en plus impénatrable à l'intellect. 

Chaque moi est un domaine plus ou moins réservé, mais parcouru de toutes les nécessités de cette humanisation là. Rien n’y échappe. Le moi est l’enfant pauvre de méta organisations qui sont liées par la même, l’identique méta logique de ce fait-là unique ; on est libre.

C’est parce qu’il est possible que un ou quelques uns sont la ou les causes d’un développement organisé, d’une systématique de production (de tout ; d’objets, de machines, de signes, d’images, de moyens de communication, etc), que cette logique prend place et absorbe tout l’espace et le temps humain. Cad absorbe l’essence de l’homme.

La confluence des deux logiques ; l’acquisition (récente) d’un moi, (et un moi est pour lui-même, toujours d’acquisition récente …il nourrit la production et reproduction de tous les ensembles) d’une part et la possibilité organisationnelle à partir de quelques-uns qui s’auto-confère et l’espace et le temps et les quantités et qualités de ce monde en cours d’humanisation.

Mais il est bien évident, et tout le monde le sait, que cette humanisation est en soi bien plus vaste, en quantité et qualité, que les nodules de pouvoirs, les nœuds de production et reproduction qui s’imposent de par leur auto-méta-organisation.

Ce qui pourrait exister d’humanisation « en plus » de celle-ci , n’a pas , elle , de principe auto organisationnel.  La raison en est que, de même que la méta organisation technico-économico-financière dispose d’objets propres (cad de finalités tout à fait définissables et réalisables de fait), à l'opposé le surplus d’humanisation cherche encore ce qu’il en est de ses finalités ; lesquelles sont, à peine apparaissantes, récupérées par la systématique bien plus élaborée et effectivement réelle et effectivement organisée.

C’est une question de poids : de poids d’auto-organisation possible et réalisable. Et cela signifie surtout que si il nous est possible de définir telles ou telles finalités parce que réalisables, (technico-économico-productivistes), il nous est apparemment impossible de définir les finalités humanisantes supérieures, ou succédantes … Leur « objet », leur finalité nous échappe.
Ou : nous sommes dans l’incapacité de définir ce que notre être peut, en ces termes d’une humanisation supplémentaire.

Aussi tout ce que nous sommes est absorbé et se retrouve, volontairement, par effet de mise en organisation, (qui est aussi une mise en scène…. qui confond le moi comme identité ), dans la seule expression disponible qui soit organisée.

Le terme de méta organisation signifie réellement : ce qui peut être dans un ordre humain suffisamment complexe. Et donc ce qui ne peut pas se définir, sans finalité, sans débouché, ne peut pas être, devenir, s’imposer.

Que nous soyons limités, signifie que nous sommes dans l’incapacité de définir notre être tel qu’il puisse se réaliser en organisation expressive suffisante. Que par conséquent, dans l’aperception immédiate de nous-mêmes, nous rencontrons une limitation détournée. ce qui probablement relève de notre imbécilité. de notre incapacité à maitriser notre quantité et qualité d'être. de sorte que nous produisons du "moi", mais aucun sujet.

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