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instants philosophie

le sujet et la réalité - l'unité centrale

7 Octobre 2007, 22:02pm

Publié par zward

Voici donc comme chacun est condamné à l’élaboration de son propre mythe.

En effet, il existe une telle quantité de non dit, d’inexprimé, un fourmillement de détails que l’on ne retient pas, que l’on entraperçoit peut-être, que l’on entraperçoit à peine, et même vraisemblablement notés dans un coin de notre esprit, s'ils ne sont pas repris en bonne et due forme, ces détails disparaissent. Mais aussi une circularité d’ensembles, non dégagés , non détachés, qui n’offrent, de n’être pas nommés, aucune prise, et n’adhèrent pas à notre réalité parce que notre réalité est avant tout une unité … Une unité est quelque chose de cohérent. Si ceci ou cela, bien qu’aperçu, ne participe pas de cette cohérence, ceci ou cela disparait tôt ou tard.

Le fait fondamental est donc ce que contient, ou pas, cette unité que l’on est.

Cela, c’est, littéralement, l’utilité, le sens, et la valeur de l’ontologie.

Ontologie du sujet.

Mais il n’y eut jamais d’ontologie que du sujet. Et si le sujet n’est pas le moi, cad n’est pas l’uniquement subjectif, c’est bien que cette unité est selon une logique de signes, et qu’elle autorise le plus, en quantité ou qualité, de déterminations susceptibles d’être admises dans la dite unité.

L’ontologie est donc d’inscrire, dans l’être, l’ampleur de la logique de ce que l’on retient (ou pas) de la réalité. Réalité qui est au-delà de notre conception par définition.

Le nihilisme voudrait que la réalité ne puisse pas être entreprise plus avant ; parce que la vérité serait connue, parce que la réalité serait au-delà de toute avancée , significative ou pas, parce que ce ne serait pas de la connaissance de la réalité dont dépendrait notre « salut » ou notre être , mais d’autres sortes d’évidences (que la philosophie ou la raison ne peuvent retenir, puisque ces évidences n’appartiennent pas à l’ici et maintenant du temps ontologique).

La philosophie est donc hors de tout nihilisme puisqu’elle suppose, explicitement, que le donné, la réalité n’est pas encore très définie, et que notre être dépend réellement de ce que l’on sait.

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