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instants philosophie

Philosophie mangeable

11 Octobre 2007, 16:57pm

Publié par zward

Faire la distinction de ce qui est philosophique ou pas.

De fait on se réfère alors explicitement à tel philosophe et non pas à une sorte de savoir-corpus partagé de tous et univoque. 

Et quant à distinguer la philosophie de la « sagesse  des nations ou des gens », comme l’essentiel tient en une cohérence réelle ou pas, de même on va privilégier une pensée hyper cohérente issue d’un seul  (pourquoi la philo parle-t-elle d’un seul à chaque fois ?).

Il est  bien évident que l’on peut avoir des idées et même une pensée organisée (sur tel  ou tel sujet), mais ce qui est en cause philosophiquement c’est de trouver l’idée qui permettra d’expliciter la totalité (de ce qui est connu, pas connu, possible, réel , etc.).

Ou, pour nous, au 21 ème, l’idée concernant l’être de l’homme qui nous donnera l’être humain dans son concept. ( puisque l’idéal de savoir absolu et total est remis ailleurs et un jour, on ne sait pas quand, mais c’est ce qui de toute manière est au fondement des sciences, dans chaque domaine et peut-être un jour en une fois. Ce qui ne veut pas dire qu’alors on pourra dire ce qui doit ou ce qui peut être (« peut être » en termes nietzschéen par ex, au contraire de « doit être»).

Ou plus relativement encore ; non pas l’être de l’homme mais jusqu’où peut-il avancer ?

(Indépendamment de « ce que » il est, mais bien sur en accointance avec « ce que » il est)

Dans tous les cas, il s’agit d’un discours millimétré ; quoi qu’on en dise ici ou là, il est une unité fondamentale de la philosophie ; cad que prenant le chemin de savoir comment dire ce qui Est, il existe peut-être plus ou moins des pistes possibles, mais grosso modo (bien que millimétré ça n’est pas une « science », même si elle est exacte), il n’en existe qu’une qui soit praticable.

Cad qu’il existe une rationalité du langage. Qui est  créée philosophiquement. Mot après mot, concept après concept. Il ne s’agit pas tant de dire ce qui est absolument vrai, que de dire ce qu’il est possible de dire de l’Etre (tout ce qui est et ce que ça signifie d’être, en général, que ce soit dans cet univers ci ou un autre). Or en restant cohérent et en développant on ne peut pas dire n’importe quoi.

Et dans ce qu’il est possible de dire, il faut aussi expliquer qui est ceci qui se permet de vouloir tout dire en une fois. Pourquoi cela lui vient-il ?

Et si on trouve quelque vérité quant à cet être… ça va le convertir.

Ce qui c’est passé. Les grecs et l’animal raisonnable, les scholastiques d’avoir rationalisé le theos, Descartes d’inventer le statut du sujet, Kant et Hegel d’achever l’hyper réflexion du savoir (comme pensée possible), etc.

Nous sommes nés là dedans (notre statut de sujet par ex, comme citoyen ou comme moi personnel reconnu comme tel). Mais en fait rien de ce qui nous est commun et banal, n’est évident du tout …

C’est comme si on posait la question : la démocratie, oui, on y est, mais en quelle manière imaginer une plus grande  démocratie encore et plus réellement libre ?

On sent bien que l’on peut imaginer tout et n’importe quoi , mais ça n’est pas la question : il faut que l’imaginé soit viable … cad qu’il Consiste, qu’il ait de la consistance , qu’il tienne le choc. Qu’il ait une cohérence et une vérité interne suffisante. En cela « ça résiste » : cette construction (théorique) ne peut pas être « irréelle ».

Et bien la philosophie c’est une construction théorique réelle. Cad consistante.

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